Prélèvement à la source : le Medef demande un moratoire d'un an
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Il s'agissait de l'une des mesures phares de la fin du quinquennat Hollande. Celle de la collecte de l'impôt au versement du salaire, et non plus un an après comme actuellement. Devant le Grand jury RTL/Figaro/LCI, le président du Medef Pierre Gattaz a demandé au gouvernement un "moratoire d'un an" pour sa mise en place, afin de mieux préparer cette réforme.
Il estime qu'un travail de pédagogie est encore nécessaire pour l'application de cette mesure, qui ne doit pas être imposée "brutalement". Initialement prévu pour 2018, le prélèvement de l'impôt à la source a été repoussé par le gouvernement d'Edouard Philippe au 1er janvier 2019.
Selon Pierre Gattaz, si la feuille de paie devait baisser à compter du 1er janvier 2019 ce serait "quelque chose de psychologiquement terrible".
Or, selon le patron des patrons, "nous sommes en convalescence économique aujourd'hui", c'est pourquoi "il faut garder la confiance des chefs d'entreprises et la confiance de nos collaborateurs".
Pierre Gattaz a également indiqué qu'il avait abordé le problème avec le président de la République, Emmanuel Macron, mais que ce dernier n'avait pour l'heure rien répondu.
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A neuf mois de sa mise en application, le ministre de l'Action des Comptes publics Gérald Darmanin organise, ce lundi 26 mars à Beauvais (Oise), le premier comité de pilotage consacré au prélèvement de l'impôt à la source. Dans un entretien accordé au journal Le Parisien, il certifie avoir déjà pris en compte les inquiétudes des entreprises.
(Avec AFP)
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