« Redonner au bac ses lettres de noblesse » (Jacques Grosperrin, sénateur LR)
Propos recueillis par Nicolas Prissette
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jacques Grosperrin.
© BADIAS/ANDIA.FR
Propos recueillis par Nicolas Prissette
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jacques Grosperrin.
© BADIAS/ANDIA.FR
LA TRIBUNE DIMANCHE - Vous êtes, au Sénat, l'un des meilleurs connaisseurs des sujets d'éducation. Dans votre dernier rapport sur Parcoursup, vous pointez l'extraordinaire angoisse suscitée par ce système en dépit de ses progrès...
Je vois déjà cette anxiété chez ma fille dont le fils va entrer en seconde. Le mot
«
Parcoursup » fait peur. Le dispositif a été mis en place dans la précipitation, les difficultés sont gravées dans la mémoire collective. Par exemple, le cas de bons élèves qui se sont retrouvés sans affectation. La loi ORE, en 2018, a été votée dans l'urgence. Édouard Philippe m'avait dit qu'il ne pouvait pas faire autrement. On le paie encore. Plus généra- lement, le stress de Parcoursup s'installe parfois dès l'entrée au lycée, il s'est substitué au stress et à la joie du bac qui survenaient au bout de la terminale.
Une meilleure information des élèves et des parents pourrait-elle apaiser les craintes? Les heures d'orientation promises par l'exécutif sont-elles au rendez-vous ?
À lire également
Non, cela ne fonctionne pas. Le personnel de l'Éducation nationale est souvent de
bonne volonté, mais on constate une recrudescence des salons d'orientation payants et du recours aux coachs individuels. Ces phénomènes signifient que le service public de l'accompagnement n'est pas adapté. Même la formation des accompagnateurs est insuffisante. Je propose la création d'une équipe spécialisée au niveau de chaque rectorat, qui couvrirait plusieurs établissements et qui pourrait enfin répondre aux élèves et à leurs parents.Propos recueillis par Nicolas Prissette