Réunion des syndicats avec Elisabeth Borne : le risque du dialogue de sourds

Fanny Guinochet
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Alors que le climat social reste tendu en France, après les récentes violences urbaines, le gouvernement a à coeur de prouver qu'il y a des espaces de dialogue. Ainsi, n'est-il pas peu fier de montrer qu'avec les syndicats, les échanges reprennent après des mois de conflits autour de la réforme des retraite, et de recul de l'âge légal de 62 à 64 ans. Sur fond de rumeur de remaniement ministériel, Matignon souligne combien cette rencontre est importante. Elisabeth Borne avait, certes, reçu les partenaires sociaux mi-mai, les 16 et 17, mais séparément. Et les discussions avaient été pour le moins froides.
Cette fois, Elisabeth Borne espère que les échanges seront plus chaleureux. Elle a pour objectif de « bâtir ensemble un nouveau pacte de la vie au travail », comme le demande Emmanuel Macron. Un thème au coeur des préoccupations du patronat et des syndicats. Ces derniers ont en effet souvent reproché au gouvernement d'obliger les actifs à rester plus longtemps en emploi, sans prendre le soin d'évoquer, au préalable, les conditions de travail, les aspirations des salariés etc.
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Reste que cette rencontre risque d'être encore tendue entre les partenaires sociaux et le gouvernement. Même si tous les syndicats ont accepté l'invitation de la Première ministre, y compris Sophie Binet, de la CGT, tous entendent bien ne pas tourner la page de la réforme des retraites aussi facilement. « On a pas fait des manifestations tout l'hiver, pour que soit gommé d'un trait de crayon notre mobilisation », assure un cadre de la CFE-CGC.
Fanny Guinochet