Salaires 2016 : vers des hausses... modérées

 |   |  350  mots
Depuis 2013, les budgets des entreprises consacrés aux augmentations salariales ne cessent de se rétracter.
Depuis 2013, les budgets des entreprises consacrés aux augmentations salariales ne cessent de se rétracter. (Crédits : reuters.com)
L'enquête annuelle sur les rémunérations, réalisée par le cabinet AON Hewitt, montre que les budgets "augmentations" progresseraient de 2,4% en 2016.

Il serait un peu osé de parler d'une réelle rigueur salariale, mais, force est de constater que le niveau des augmentations prévues pour 2015/2016 est orienté à la baisse. C'est du moins ce qui ressort de l'enquête annuelle sur les pratiques et les tendances salariales réalisée chaque année par Aon Hewitt, la division de conseil en ressources humaines du cabinet conseil Aon France.

Un budget "augmentations" en hausse de 2,4 % en 2016

Réalisée cet été auprès d'un panel de 390 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, l'enquête confirme que depuis 2013, les budgets consacrés aux augmentations de salaires sont en baisse constante. Alors qu'il avait progressé de 2,8% en 2013 puis de 2,6% en 2014, cette année, finalement, le budget « augmentations » ne progresserait que de 2,4% (pour une inflation estimée à 0,6%), au-lieu des 2,6% prévus il y a un an. Et pour 2016, ce taux d'augmentation moyen serait également de 2,4%.

Mais, attention, ce taux concerne toutes les entreprises. Dans le détail, l'enquête indique en effet que, pour les entreprises françaises, la progression serait limitée en 2016 à 1,8% alors que, pour les entreprises étrangères ayant des activités en France, elle atteindrait 2,5%.

Cependant, ce budget ne concerne pas, loin de là, les seules augmentations générales. L'enquête AON montre que, sur la progression globale de 2,4% prévue pour 2016, 2,2% seraient affectés aux seules augmentations individuelles et seulement 1%... aux augmentations générales. Le reste étant consacré à des primes ou autres modes de gratification.

Allemagne et Royaume-Uni un (petit) cran au-dessus de la France

Des sommes relativement modestes donc, qui conduisent les DRH consultés à se gratter la tête. Leur principale préoccupation est en effet de parvenir à recruter des salariés compétents ou à garder en leur sein des hauts potentiels alors que, dans le même temps, ils doivent maîtriser leur budget...

Et à l'étranger ? L'enquête AON révèle aussi que les budgets d'augmentations seront plus élevés en 2016 au Royaume-Uni (3%) et en Allemagne (2,9%) qu'en France, même si dans ces deux pays la tendance est également à la baisse.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/09/2015 à 15:13 :
@ Michel 04/09/2015 à 7:02 :
Vous ne pouvez pas écrire qu'en France, les actifs gagnent moins que les retraités; c'est le contraire et de loin. Voici les chiffres officiels.
France 2013
Moyenne retraites tous régimes confondus E 1306/mois
Moyenne retraites carrières complètes tous régimes confondus E 1730/mois
(Source Ministères affaires sociales (publiée dans La Tribune du 12 mai 2015))
France 2012
Salaire moyen nets (privé) E 2154/mois
Dans le public (2013), salaire moyens mensuels nets
Etat E 2400/mois
Territoriale E 1850/mois
Hôpital E 2240/mois
Cordialement
Réponse de le 06/09/2015 à 13:47 :
"Vous ne pouvez pas écrire qu'en France, les actifs gagnent moins que les retraités" : Faites le même calcul avec les revenus, en intégrant ceux de l'immobilier subventionné (sorte de retraite par capitalisation).
Réponse de le 06/09/2015 à 13:53 :
Pour les revenus, voir "INSEE - Composition du revenu annuel moyen selon l'âge de la personne de référence" pour observer les revenus des 65 à 74 ans (41k) dépassant ceux des 25 à 34 ans (35k) qui larguent le tiers de leurs revenus en loyer (souvent à des pauvres retraités qui n'ont rien à voir avec les 75 ans et plus).
a écrit le 04/09/2015 à 0:29 :
Je ne comprends pas pourquoi les députés n'ont pas encore voté une loi qui impose d'augmenter tous les salaires de 10% par an! Sinon on pourrait demander à la BCE de financer avec son QE. Au moins, son papier se retrouverait dans l'économie réelle.
a écrit le 03/09/2015 à 20:30 :
salaires qui stagnent et fiscalité et taxes diverses qui augmentent comment s'étonner du désamour des français pour le travail et leurs hommes politiques ; les prochaines élections nous réservent des surprises !
a écrit le 03/09/2015 à 19:23 :
on saucissonne l'information très bien pour les salariés avec des bémols sur la modération mais les retraités eux n'ont rien eu sauf un prelevement de 0.3 pour la dépendance NON DEDUCTIBLE DES IMPOTS; monsieur hollande a raison les impots baisserons pour les retraités.... du fait de la stagnation (a la baisse de leurs retraites)
Réponse de le 04/09/2015 à 7:02 :
Je rappelle que les retraites gagnent en moyenne 20% de plus que les actifs, alors qu ils gagnent 20% de moins en Allemagne.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :