Un budget "augmentations" en hausse de 2,4 % en 2016
Réalisée cet été auprès d'un panel de 390 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, l'enquête confirme que depuis 2013, les budgets consacrés aux augmentations de salaires sont en baisse constante. Alors qu'il avait progressé de 2,8% en 2013 puis de 2,6% en 2014, cette année, finalement, le budget « augmentations » ne progresserait que de 2,4% (pour une inflation estimée à 0,6%), au-lieu des 2,6% prévus il y a un an. Et pour 2016, ce taux d'augmentation moyen serait également de 2,4%.
Mais, attention, ce taux concerne toutes les entreprises. Dans le détail, l'enquête indique en effet que, pour les entreprises françaises, la progression serait limitée en 2016 à 1,8% alors que, pour les entreprises étrangères ayant des activités en France, elle atteindrait 2,5%.
Cependant, ce budget ne concerne pas, loin de là, les seules augmentations générales. L'enquête AON montre que, sur la progression globale de 2,4% prévue pour 2016, 2,2% seraient affectés aux seules augmentations individuelles et seulement 1%... aux augmentations générales. Le reste étant consacré à des primes ou autres modes de gratification.
Allemagne et Royaume-Uni un (petit) cran au-dessus de la France
Des sommes relativement modestes donc, qui conduisent les DRH consultés à se gratter la tête. Leur principale préoccupation est en effet de parvenir à recruter des salariés compétents ou à garder en leur sein des hauts potentiels alors que, dans le même temps, ils doivent maîtriser leur budget...
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Et à l'étranger ? L'enquête AON révèle aussi que les budgets d'augmentations seront plus élevés en 2016 au Royaume-Uni (3%) et en Allemagne (2,9%) qu'en France, même si dans ces deux pays la tendance est également à la baisse.