Transition énergétique : le débat (re) démarre dans le flou

 |   |  1190  mots
La trajectoire nucléaire française n'apparaît pas clairement
La trajectoire nucléaire française n'apparaît pas clairement (Crédits : Reuters/Morris MacMatzen)
Une consultation publique sur la programmation pluriannuelle de l'énergie s'ouvre ce 19 mars, jusqu'au 30 juin prochain. Elle doit permettre aux Français de s'approprier un débat dont les tenants et les aboutissants ne sont pas très clairement fixés par le gouvernement.

"Ce n'est pas simplement un modèle énergétique, c'est un modèle de société, c'est un modèle économique", a souligné Nicolas Hulot ce 19 mars sur France 2, à propos du débat sur la trajectoire énergétique française qui s'ouvre aujourd'hui jusqu'au 30 juin.

Il s'agit d'élaborer la programmation annuelle de l'énergie (PPE), c'est-à-dire la feuille de route énergétique pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028.

À cette occasion, le ministre de la Transition écologique et solidaire a notamment déclaré :

"Tout le monde est d'accord pour réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50%. La date de réalisation de cet objectif "sortira comme une évidence à la fin de cette consultation".

C'est faire montre de beaucoup de confiance dans cette consultation qui va s'appuyer sur une plateforme contributive et donner lieu à des réunions d'information en région, des "ateliers de controverses" avec des experts et des auditions publiques filmées. Un panel de 400 citoyens tirés au sort sera appelé à se prononcer le 9 juin sur quelques sujets clés.

Multiplicité des scénarios

Pas de document rédigé sur lequel réagir, mais un "dossier du maître d'ouvrage", soit 170 pages mises en ligne par l'État, complétées de scénarios de transition énergétique élaborés par RTE (mais sans doute seulement une partie d'entre eux, qui prévoient la fermeture de 9 à 16 réacteurs d'ici 2035, nettement plus tard que la période concernée par la PPE en cours de discussion....), du scénario 100% renouvelables de Négawatt, de celui, très différent, d'EDF...

La part du nucléaire dans le mix énergétique est le principal sujet d'achoppement de cette PPE. L'objectif de 50% du mix (contre 72% aujourd'hui), initialement prévu pour 2025 dans la loi de transition énergétique votée sous le précédent quinquennat, a été officiellement repoussé début novembre dernier par Nicolas Hulot lui-même. Cette décision faisait suite à la publication par le gestionnaire de réseau RTE de scénarios mettant en évidence la nécessité de recourir à des sources d'énergies fossiles pour pallier la baisse de production nucléaire, ce qui entraînerait une hausse des émissions de gaz à effet de serre.

Les sujets qui fâchent passés sous silence

Depuis, aucune nouvelle date n'a été avancée. Le Centre économique, social et environnemental (CESE) a rendu il y a quelques semaines un avis très sévère sur la transition énergétique française. Non seulement nous ne remplissons pas les objectifs intermédiaires que nous nous sommes fixés, notamment en matière d'énergies renouvelables, mais nous ne serions pas même sur la trajectoire pour y parvenir. Avec seulement 15,2% du mix énergétique en 2015 au lieu des 17% prévus, difficile d'atteindre les 23% fixés pour 2020 et 32% en 2030. Même les émissions de CO2 sont reparties à la hausse en 2015 et 2016, démontrant que la baisse observée les années précédentes était surtout le fait de la crise économique.

En cause, d'après le CESE, un pilotage national peu lisible et peu efficace, des territoires qui peinent à prendre leur place, et, justement, une première PPE ayant négligé les sujets qui fâchent, dont les agrocarburants de première génération (fabriqués à partir de denrées agricoles) et, surtout, le nucléaire.

On ne peut pas dire que les récents événements donnent l'impression d'une trajectoire plus claire. Sur le nucléaire, à part une mission «déminage» confiée à Sébastien Lecornu concernant la fermeture de la centrale de Fessenheim, rien de nouveau n'a filtré.

Le nombre et l'âge des réacteurs

EDF, qui a déjà commencé à intégrer une prolongation de ses réacteurs de 900 MW jusqu'à leurs 50 ans, évoque régulièrement la possibilité d'aller jusqu'à 60 ans, comme c'est le cas aux États unis pour des réacteurs similaires. L'entreprise commence également à communiquer sur de plus petits modèles baptisés SMR (small modular reactors), d'une puissance d'environ 160 MW (au lieu des 1.650 MW de l'EPR), pour renouveler le parc.

Guère plus de précisions côté gouvernement, où l'on souffle le chaud et le froid, assurant un jour ne pas vouloir brutaliser EDF, pour rappeler le lendemain que ce n'est pas à l'opérateur historique de décider de la trajectoire énergétique nationale.

En novembre, suite à son annonce concernant l'impossibilité de respecter la date de 2025, Nicolas Hulot avait précisé

«Dans un an, je donne rendez-vous et nous aurons une visibilité très claire du nombre de réacteurs que nous allons avoir à fermer [...]. Ce sera probablement entre 17 et 25 et ce sera fait dans une échelle de temps qui socialement rendra cela acceptable.»

Mais depuis, aucune fourchette de date ni nombre de réacteurs à fermer n'ont plus été évoqués par son entourage.

Or, sur un marché où la demande stagne, le développement des autres sources d'énergie, à commencer par les renouvelables, dépend en grande partie de la place laissée par le nucléaire. Dans ce domaine, si certaines mesures sont saluées par les professionnels, telles que les appels d'offres solaires programmés sur plusieurs années ou les mesures de simplification dans l'éolien, d'autres laissent perplexe. C'est le cas notamment de l'amendement déposé au Sénat par l'exécutif il y a dix jours, visant à créer un cadre légal pour renégocier les tarifs accordés pour les premiers projets de parcs éoliens offshore, voire à les remettre en jeu en cas de blocage.

Les ONG du Réseau action climat (RAC), dénonçant "un débat tronqué" et un "manque d'ambition politique", appellent mettre tous les sujets sur la table, y compris ceux qui fâchent, tels que l'évolution de la consommation, les coûts et risques afférents à un nucléaire vieillissant ou encore la situation financière d'EDF.

"Le gouvernement ne met pas les vrais débats autour de la table, on va le faire", assure Anne Bringault, du CLER.

Quel scénario pour EDF ?

Dans une récente interview accordée au Figaro, le ministre évoquait un scénario qui fait figure de serpent de mer depuis un moment : la scission d'EDF, qu'il qualifie de "questionnement légitime que l'entreprise doit avoir, pour prendre acte de sa diversification", et qui "va dans le sens de l'histoire".

Il y a quelques mois, UBS avait imaginé un scénario séparant le réseau, les services clients et les renouvelables des actifs nucléaires et thermiques. Précisément le chemin suivi par les deux géants allemagnds RWE et E.On, qui viennent de faire machine arrière. À la faveur d'un échange d'actifs de près de 20 milliards d'euros, les moyens de productions d'électricité seront désormais logés chez RWE, tandis que toutes les infrastructures de transports et distribution seront entre les mains de E.on.

C'est donc dans ce cadre plutôt flou que les Français vont plancher jusqu'au 29 juin prochain, date à laquelle sera présentée une première mouture de la PPE.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 25/03/2018 à 3:11 :
Pour Steph, Aka et autres.
L’Espagne en 2012 avaient 20.000 MW d’éolien et 15.000 MW de thermique pour compenser l’intermittence, au coût de 6 milliards d’euros de gaz. La France produit environ 400 TWh avec le nucléaire qui coute moins d’un milliard en importation d’uranium. Dans 1 litre de pétrole vous avez 10 kWh, pour remplacer vous consommerez donc 251M/b soit 17 Milliards d’euros, mais comme le rendement n’ est que 40 % c’est donc € 40 milliards qu’il vous faudra par an au prix de US$ 70 le baril, puisqu’en Europe le prix du kWh fossile est presque identique (gaz, charbon, pétrole). Donc le grand carénage, Bure et le reste ne sont pas cher pour 10 ou 20 ans supplémentaire. Dans le nucléaire la seul chose qui n’est pas possible de changer est la cuve du réacteur et une partie du circuit primaire, tout le reste est amélioré ou refait à neuf environ tous les 10, 20 et 30 ans.
http://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/nucleaire-qu-est-ce-que-le-grand-carenage-_a-32-8015.html
a écrit le 21/03/2018 à 10:03 :
Très bonne idée, on privatise EDF Enr. Avec l'argent récolté on finance un programme de réacteurs au Thorium (cf la face gâchée du nucléaire). Voir article de la Tribune et vidéo sur Youtube
a écrit le 21/03/2018 à 9:38 :
Compte-tenu de la vox populi qui va même jusqu'à refuser les évidences (confer Trump and co), de l'épuisement inéluctable des ressources d'énergies fossiles (et arrêtez de dire le contraire sans regarder les données, cela ne se fait d'ailleurs pas en deux clics),compte-tenu de l'augmentation inéluctable du prix des combustibles fossiles résultant de l'épuisement des ressources,compte-tenu de l'appauvrissement continu de la France(certes relatif), vouloir passer à 50% de nucléaire signifie qu'il faudra faire face à des interruptions d'énergie, est-ce l'acceptation de ce fait que l'état cherche à faire valider?
Réponse de le 21/03/2018 à 13:30 :
Compte-tenu de la baisse drastique passée et à venir du cout du kWh Enr, compte-tenu du travail de sappe et d'entrave des précédents gouvernements, pas encore corrigé par le présent, il serait temps de passer la seconde et de laisser le territoire s'équiper afin que passer à 100% d'EnR soit une évidence.

Et compte-tenu de l'évolution du prix et de la capacité de stockage proposée sur le marché, ne pas toujours ressortir le meme argument fallacieux.
Réponse de le 23/03/2018 à 8:13 :
@ steph :

"En baisse" ne veut pas dire que le stockage va atteindre le seuil de rentabilité un jour. Il est fort possible qu'il se stabilise au-dessus.

Par ailleurs, on lui cherche encore un modèle économique...
a écrit le 21/03/2018 à 8:38 :
"Tout le monde est d'accord pour réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50%. La date de réalisation de cet objectif "sortira comme une évidence à la fin de cette consultation" Mr Hulot ne m'a jamais demandé mon avis et s'il me le demande je lui dirais d'aller se faire...Et puis qu'il arrête avec "le réchauffement climatique", comme d'autres d'ailleurs. Qu'il se renseigne auprès de vrais scientifiques autres que ceux du GIEC ça lui éviterait d'avoir des peaux de saucisson en guise de lunettes.
a écrit le 20/03/2018 à 17:00 :
La France à torpillée la sortie du nucléaire programmée après Fukushima au niveau de l'UE. Le débat? Quel débat? Un monologue plutôt...

Pourtant se serait déjà fini si l'Etat n'avait pas remis au pot 5 Milliards chez EDF et 7 chez l'ex-AREVA... On est en train de carboniser le cash nécessaire a la transition énergétique à essayer vainement de sauver des "sabots" radioactifs.

EDF va faire faillite : 50 milliards pour le grand carénage, 20 en GB, 35 pour bure, 18,5
dont déjà 2 de perdu aux USA (sans doute le reste bientôt). Pour une boite encore valorisée 20 milliards et qui cumule 50 milliards de dettes nettes.
Réponse de le 20/03/2018 à 22:04 :
L’UE n’a pas la possibilité de faire des choix en matière de mix énergétique car c’est une compétence exclusive des État-membres. L’UE n’a donc jamais décidé de sortie du nucléaire, avant comme après Fukushima, et la France n’a rien torpillé du tout. Tout cela est de la pure fiction.

Ensuite EDF a un chiffre d’affaires de 75 milliards d’euros par an. Tous les investissements dont vous parlez sont donc parfaitement à sa portée (surtout étalés dans le temps comme ils le sont, et partagés entre différents acteurs dans le cas de Bure).
Réponse de le 21/03/2018 à 9:11 :
EDF est déjà en cash flow négatif. Son résultat positif n'est dû qu'a un artifice comptable et un avoir fiscal. Comme je le dis EDF n'aurait même pas passé l'été sans les 5 milliards de recapitalisation. NB vous confondez chiffre d'affaire et bénéfice net. De plus l'UE avait bien sous l'impulsion de l'Autriche notamment tenté de proposer une sortie totale du nucléaire civil. Facilement torpillé par la France (et le UK) du fait effectivement que c'est une "compétence" exclusive des Etat-membres. Et c'est bien dommage d'ailleurs. Car il va falloir compter sur les autres pour faire entendre raison a un système hors de tout contrôle.
Réponse de le 21/03/2018 à 13:34 :
En faisant marcher 60 ans de vieilles centrale construites avec la technologie des années 70, tous en faisant peser le risque sur le contribuable (car la couverture RC des centrale nucéaire est ridicule), en reportant à 2100 le demantelement des centrales graphite-gaz arretées il ya pres de 30 ans (ce qui augure mal du demantelement des plus récentes), dans ces conditions on peut rester profitable.
C'est juste que si je devais prendre des decisions aussi unilaterales et a mon profit dans mon secteur j'irais au taule.
Réponse de le 23/03/2018 à 9:51 :
@ aka :

Vous confondez cash flow et bénéfice.

Le cash flow est bien négatif (cad qu’il y a plus d’argent qui sort, notamment pour les investissements, que d’argent qui rentre), mais le bénéfice est resté positif tout au long de ces dernières années, contrairement à ses concurrents. Ce qui explique qu’EDF a toujours versé un dividende conséquent à ses (voraces) actionnaires, même s’il a pour l’essentiel été versé en actions ces dernières années.
Réponse de le 23/03/2018 à 9:54 :
@ aka :

Ensuite, qu’une entreprise soit recapitalisée n’a rien d’anormal, surtout avant de gros investissements. Et surtout quand l’actionnaire a vidé les caisses de la boite pour se payer des dividendes.
Réponse de le 23/03/2018 à 10:05 :
@ aka :

Enfin non, la boite aurait « passé l’été » sans ces quelques milliards. Et d’ailleurs vous affirmez le contraire alors qu’au fond vous n’en savez rien.

Il se trouve que 5 milliards d’euros, c’est en gros le seul budget annuel d’investissement de l’entreprise. 5 milliards d’euros, c’est 7% du CA annuel, c’est aussi un peu plus de 2 ans des dividendes versés à l’Etat.

Donc EDF ne crache pas dessus, mais c’est du délire complet de penser que la survie de la boite tient à ça.

Et le plus drôle, c’est qu’en réalité EDF est un des électriciens les plus profitables et les plus solides d’Europe, grâce au nucléaire.

Mais depuis très longtemps, les antinucléaires sont dans une démarche de travestir totalement la réalité pour arriver à leurs fins.
Réponse de le 23/03/2018 à 10:18 :
@ aka :

Donc ce que vous dites, c’est que certains membres des institutions européennes ont parlé de nucléaire après que les autrichiens aient fait leur cirque habituel.

Mais vu que l’UE n’a pas la main dessus et qu’il n’y aucun consensus parmi les Etat-membres, ce sont des paroles en l’air de gens isolés qui n’ont aucune valeur officielle.

Aux dernières nouvelles, ça n’est pas l’Autriche qui fait la loi en Europe.

Donc non : « L’Europe » n’a rien décidé, et la France est dans son bon droit de mener sa politique énergétique comme elle l’entend.

Et ce genre de sketch n’est au final que politique. Car si l’Europe actait vraiment une sortie du nucléaire, cela aurait un impact en termes d’approvisionnement énergétique que notre continent est incapable d’assumer (typiquement de trouver des centaines de TWh chaque année en gaz pour lesquels les gisements n’existent pas).

Entre les discours pour brosser les électeurs dans le sens du poil, et la réalité, il y a un monde.
Réponse de le 23/03/2018 à 10:36 :
@ « @bachou »

La date de démantèlement de telles ou telles tranches n’est pas un truc qu’EDF décide seule dans son coin. C’est validé par l’ASN et par l’Etat.

Enfin rappelons que presser des démantèlements pour lesquels il n’y a absolument aucune urgence a tendance à faire augmenter les coûts.

Alors je sais bien que les antinucléaires aiment faire exploser les coûts du nucléaire, mais à un moment donné c’est l’argent des français qu’ils jettent par les fenêtres. Quand ils obtiennent la fermeture prématurée de Fessenheim par exemple, ils prennent 4 milliards d’euros de la poche des français, et les mettent à la poubelle.

Quant au risque RC, les risques ultimes sont tous portés par l’Etat. L’Etat est l’assureur ultime pour tout dans ce monde.

Le réchauffement climatique que provoquent les émissions de votre voiture par exemple, qui les assure à votre avis ? C’est vous ?

Les déchets mercurés liés à la fabrication ou le démantèlement de votre ordinateur par exemple, c’est vous qui allez payer si jamais ils fuitent dans l’environnement ? C’est la fabriquant de votre ordi ? Non, c’est toujours l’Etat.

Et la Cours des Comptes a montré dans son rapport de 2012 que cette assurance nucléaire ne représente pas grand chose dans le coût du MWh nucléaire, compte tenu de l’énergie gigantesque que produit le nucléaire.
a écrit le 20/03/2018 à 16:27 :
Débat totalement biaisé tant les exigences des producteurs d'énergie, des lobbies et des politiques sont contradictoires. Entre études innombrables arrivant à des résultats contradictoires, affirmations pseudo scientifiques provenant de soi-disant experts plus ou moins autoproclamés sur le climat, la dangerosité, les morts, ...tout est fait pour embrouiller un maximum les choses Chacun y va de sa solution-miracle et veut imposer un comportement "vertueux" à l'autre, y compris Hulot avec ses nombreux vieux diesel En tant que consommateur lambda, j'ai le sentiment que quelles que soient les solutions retenues, je ferai partie des payeurs en dernier recours.
a écrit le 20/03/2018 à 13:14 :
Le débat doit prendre en compte nos besoins en énergie. Ces besoins sont déterminés par notre économie: démographie, progrès technique, ressources...Le choix du nucléaire dépendra de ces besoins.
a écrit le 20/03/2018 à 11:59 :
"Tout le monde est d'accord pour réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50%." Comment peut-il le savoir AVANT la consultation ? Dans ses rêves !
a écrit le 20/03/2018 à 10:03 :
Quelques rappels:
La combustion des énergies fossiles c'est quelques milliers de morts en France tous les ans, un peu plus de souffrance pour les six, je dis bien six, millions d'asthmatiques français, une dépense annuelle estimée à 100, oui 100, milliards d'euros(chiffres sérieux et sans doute sous-estimés).Et pourtant si vous saviez combien c'est simple et pas cher de résoudre ce problème de réchauffement climatique. Par contre cela n'intéresse pas les lobies , y compris pseudos écologiques qui se gavent d'argent public sur le sujet.La lutte contre le réchauffement climatique est un problème scientifique et technique, il ne pourra etre résolu ni par le monde médiatique ,ni par le monde politique.Voila pourquoi nous sommes partis pour un accroissement de quatre à six degré pour la fin du siècle. Il faut aussi arrêter de tout mélanger, il n'y a pas un problème nucléaire ou pas mais une question quelle énergie et pourquoi. Quelles catastrophes devra-t-on voir pour que le sérieux et la compétence prennent le pas sur le bavardage?
a écrit le 20/03/2018 à 9:15 :
A t'on réellement le choix ? Oui bien sur, sauf à vouloir priver les Français des évolutions en cours dans le secteur énergétique, ce qui serait irresponsable.
Le débat parait en effet tronqué, tout comme le pouvoir des citoyens et vu les enjeux, même des ministres ne semblent pas de taille à contrarier une politique qui a pendant des décennies tout misé sur une seule technologie. Au nom d’une pseudo expertise qui, on le constate avec le manque de solutions pour gérer les déchets, pourrait s’avérer être imparfaite, voire illusoire. Même si la situation évolue, ce ne sera que très lentement et au prix d‘efforts importants. L’opérateur est il prêt à les faire ? probablement pas, vu qu’il a du mal à quitter sa zone compétence et de confort. Les prétextes ne manquent pas et si on les analyse ils sont souvent contradictoires. Comportement qui n’incite pas à la responsabilité et à la bonne prise de décision.
Reste que vu le vieillissement du parc, le risque de défaillance augmente tout autant que les incertitudes et les coûts devraient augmenter de manière exponentielle obligeant l’Etat à couvrir, les opérateurs à augmenter les tarifs, etc… une sorte de boucle infernale.

La situation ne s’améliorera pas d’elle-même et la solution passera par la mise en concurrence, avec d’autres pays, d’autres méthodes et d’autres technologies. D’ailleurs EDF EN semble avoir d’excellentes capacités d’adaptation aux nouveaux enjeux.

Le secteur énergétique n’en a pas fini avec ses réorganisation et même avec ses contradictions :
Avec des prix de l’énergie qui augmentent, malgré l’accès démocratisé aux énergies renouvelables, avec parfois des prix de revient proches de la gratuité et des tarifs négatifs.
Des plans de réduction de la consommation, tout en ayant des activités et des technologies de plus en plus consommatrices d’électricité.
La décentralisation du réseau, tout en augmentant les interconnexions et les échanges.
Dans un monde globalisé, orienté réseaux d’échanges et communication il serait paradoxal d’avoir une électricité qui ne circule pas ou ne se stocke pas.
Sans compter le particularisme Français qui consiste à prôner l'ouverture du marché à la concurrence tout en imposant des tarifs régulés.
Finalement, dans un contexte concurrentiel et dans « l ‘âge de la multitude », la solution sera peut être dans le collaboratif, dans le « penser global, agir local », ou autres systèmes convergents encore à inventer.
a écrit le 20/03/2018 à 8:14 :
A l'Elysee une bande de pieds nickeles qui avance, puisqu'il faut marcher. La direction ? On s'en fout. De toute maniere ils sont tous a l'ouest. La seule chose a retenir, est que les francais vont s'appuyer les depenses.
a écrit le 20/03/2018 à 7:54 :
Suite. Mais que dit cette note n°6. Tout simplement de répartir les prélèvements sociaux sur le travail et sur la consommation d'énergie des ménages et des entreprises.
a écrit le 20/03/2018 à 7:29 :
Notre situation économique continuera à se dégrader tant que nous n'appliquerons pas la note n°6 du conseil d'analyse économique. Qui le comprendra? C'est URGENT.
a écrit le 20/03/2018 à 2:24 :
« Parmi ces objectifs figurent la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990 et une part de 32% d'énergies renouvelables dans la consommation (40% de la production) en 2030 »
Vouloir une chose et son contraire est la grande politque Française énergétique!! L’electricité en France ne produit que 11 % du CO₂ et sa transition a déjà été faite avec le nucléaire qui fait peu de CO₂ et évite l’importation de 30 milliards de produits fossiles/an, par contre l’éolien et le PV ont besoin d’énergies fossiles pour gérer l’intermitence. Nous allons donc augmenter nos importations et le CO₂. Trois mesures importantes s’imposent :
isolation thermique des batiments, voitures plus légères 80 Km/h à 1ou 2 litres /100 Kms, diminution de la conso de viande, responsable de 20 % du CO₂ de la France
a écrit le 19/03/2018 à 23:30 :
le canular est de retour !
a écrit le 19/03/2018 à 21:30 :
Les résultats en termes de coûts et d’émissions de CO2 sont mauvais et en dégradation parce qu’améliorer ces deux paramètres n’est en réalité pas l’objectif du gouvernement.

En effet, si on veut baisser les coûts, le mieux est de conserver au maximum les outils de production existants les moins chers et les plus amortis (nucléaire et hydraulique de lac).

Au lieu de ça, le gouvernement veut fermer prématurément des centrales nucléaires en parfait état de marche, et donner à des opérateurs étrangers des concessions hydrauliques surnommées « machines à cash » dans le milieu. Et subventionner à coups de dizaines de milliards d’euros des panneaux solaires et des éoliennes qui produisent peu au moment où on n’en a pas besoin, détériorant d’autant la rentabilité économique des centrales existantes qui tournent moins mais qu’on ne peut pas fermer parce qu’elles assurent une sécurité d’approvisionnement dont les ENR intermittentes sont incapables.

Et pour les émissions de CO2, c’est pareil :

Si on veut vraiment les baisser, on s’attaque à leurs principales sources : le pétrole et le gaz (et en plus comme ça on réduit le déficit commercial de la France).

Mais au lieu de ça, le gouvernement subventionne à peine le véhicule électrique (2-300M€/an), favorise le gaz et le fuel comme énergie de chauffage dans les logements neufs au détriment de l’électricité (pourtant 2 à 10 fois moins carbonée) avec la RT2012, et dépense 4-5G€/an pour décarboner une électricité qui l’est déjà (~8% des émissions de CO2 de la France) par une méthode qui ne pourra que faire augmenter les émissions du secteur électrique (les ENR intermittentes).

Non, le vrai objectif du gouvernement, c’est de ménager politiquement la chèvre et le choux au sein de sa majorité :

Donner des gages à ses écolos et leurs lubies, tout en maintenant le système vaguement à flot côté EDF et en donnant des gages à ses élus pro-climat.
a écrit le 19/03/2018 à 19:52 :
Merci bien, j'ai déjà donné, avec les assises de la mobilité. Questions orientées... en gros : "on a déjà tout décidé sans vous, on vous demande juste de nous aider à vous convaincre d'aller dans le sens que nous voulons"... et évidemment, bilan reprenant exclusivement les contributions allant dans le sens du vent.
Rebelotte donc, ici, avec la transition énergétique, où tout est déjà acté. Le résultat sera le même : "confirmation" des orientations prises.
La démocratie directe à la française, c'est du pipeau !
Réponse de le 20/03/2018 à 16:51 :
La démocratie directe sur des sujets d’experts, je ne vois pas comment ça peut être autre chose que du pipeau.
a écrit le 19/03/2018 à 19:52 :
Commissions, consultations....études. .....en attendant les années passent....les lobbies pétroliers, gaziers, nucléaire sont puissants....et on nous colle des taxes parce que l'on pollue....😎
Réponse de le 19/03/2018 à 21:38 :
Faudrait savoir : Si on taxe leurs produits, c’est que ces lobbies ne sont pas si puissants.

A l’inverse, on peut dire que le lobby du photovoltaïque est puissant alors qu’il récolte 2 à 3 milliards d’euros de subventions par an pour des produits objectivement totalement contreproductifs (qui coûtent de l’argent à produire une électricité plus polluante et de moins bonne qualité).
Réponse de le 20/03/2018 à 4:51 :
Ce n'est pas eux que l'on raxe c'est nous!...les lobbies ils s'en fichent....c'est bien le consommateur final qui règle la note...😎 Quant au photovoltaïque et autres ce sont les mêmes à la manoeuvre qui prennent les subventions publiques au passage avec la bénédiction de nos gouvernants.....😎
a écrit le 19/03/2018 à 19:37 :
Hulot refuse le nucléaire et Macron signe des EPR en Inde, faut suivre ...
a écrit le 19/03/2018 à 19:36 :
Déjà que le nucléaire est dangereux et vieillissant il ne manque plus qu'une bonne couche d'incompétence technocrate néolibérale européenne la dedans pour tout faire sauter, mais vraiment tout faire sauter par contre...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :