Depuis un an, le gouvernement a déployé tout un arsenal de soutien à l'économie : chômage partiel, fonds de solidarité, exonération de cotisations sociales... Au total, la France a consacré 42 milliards d'euros aux mesures d'urgence l'année dernière, selon les données communiquées par le ministère des Comptes publics mercredi 17 mars. Chaque jour, cela a représenté en moyenne près de 115 millions d'euros de dépenses entre le 1er janvier et le 31 décembre. Dans le même temps, la dette publique a bondi à un rythme historique : entre fin mars et fin juin 2020, elle s'est creusée de 12,7 points, pour s'établir à 116,4% du PIB au troisième trimestre, selon la Banque de France. Et même si le troisième trimestre a enregistré un pic d'activité et des recettes plus importants que prévu, 2020 aura coûté cher à la France: 160 milliards d'euros, a précisé le ministère des Comptes publics, en y ajoutant les pertes de recettes et les manques à gagner pour l'État.
Il faut aussi ajouter les 100 milliards d'euros mobilisés dans le cadre du plan « France Relance », qui vise à « transformer l'économie et créer de nouveaux emplois ».
Sur la facture de la crise sanitaire, un premier coût revient au dispositif de l'activité partielle. L'année dernière, ce sont 27 milliards d'euros qui ont servi à le financer, d'après des estimations du ministère du Travail. Et il a été prolongé en 2021 : au total, en cumulé à partir de mars 2020, « 2,728 milliards d'heures auraient été indemnisées pour 28,7 milliards d'allocations versées », souligne un rapport publié début mars par l'Inspection générale des finances et France Stratégie.
Autre dépense engagée face à la crise : le fonds de solidarité. Toujours selon ce même rapport de France Stratégie, 15,9 milliards d'euros ont déjà servi à alimenter cette mesure jusqu'à la mi-février 2021.