Un projet d'attentat contre les forces de l'ordre déjoué à Orléans la semaine dernière

 |   |  426  mots
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que deux Français avaient été interpellés et placés en garde à vue après la découverte d'un projet d'attentat à Orléans.
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que deux Français avaient été interpellés et placés en garde à vue après la découverte d'un projet d'attentat à Orléans. (Crédits : JACKY NAEGELEN)
Il s'agit du dixième projet d'attentat déjoué par la DGSI en deux ans. Celui-ci visait les forces de l'ordre à Orléans. Deux suspects, Français tous deux, ont été interpellés puis placés en garde à vue, indique le ministre de l'Intérieur.

Pas de répit sur le front du terrorisme... La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a déjoué un nouvel attentat dans la région d'Orléans (centre-ouest de la France) pas plus tard que la semaine dernière, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve mardi en fin d'après-midi. Ce projet terroriste visait les forces de l'ordre, a-t-il précisé.

Un des suspects déjà fiché

Deux personnes ont été interpellées et inculpées le 19 décembre dans cette affaire: deux Français âgés d'une vingtaine d'années qui sont pour l'un, originaire du Maroc, et pour l'autre, du Togo.  Les deux hommes étaient en contact avec un djihadiste français présent en Syrie, a ajouté Bernard Cazeneuve. La DGSI enquête depuis août dernier. Europe 1, qui cite une source policière, affirme ce mercredi sur son site que les deux hommes se seraient "félicités des attentats de Paris" et qu'au moins l'un des deux était fiché par la DGSI pour avoir participé à des prières de rue.

L'un au moins était connu des services de police pour des faits de délinquance. "L'enquête devra établir s'il était le commanditaire des attaques que l'un d'eux a reconnu avoir projetées contre des militaires, des gendarmes et des policiers", a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Pas de cible précise

Selon nos confrères d'Europe 1, le passage à l'acte était bien prévu à Orléans, et visait les forces de l'ordre mais sans cible prédéterminée: "Il n'y avait pas de cible apparaissant comme arrêtée. On était dans des hypothèses", a expliqué une source proche de l'enquête à Europe 1.

"Les suspects voulaient attaquer une caserne de l'armée, une gendarmerie, et le commissariat central d'Orléans", a précisé une source policière citée cette fois par Reuters. "Ils cherchaient à se procurer des armes et à étoffer le commando", a-t-elle ajouté.

Selon France Info, les deux jeunes Orléanais venaient de recevoir de l'argent, par mandats, depuis l'étranger, avec lequel ils auraient projeté d'acheter des kalachnikovs.

Lors de sa prise de parole, mardi, le ministre de l'Intérieur a ajouté que 3.414 personnes avaient été refoulées aux frontières pour des raisons de sécurité depuis les attentats de Paris mi-novembre.

> Vidéo: Les précisions du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve

(Avec AFP, Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/12/2015 à 9:38 :
Il faut maintenir la peur pour maintenir l'état d'urgence!
a écrit le 23/12/2015 à 23:16 :
Ils ont intérêt à faire attention à ne pas prendre les francais pour des imbéciles nos énarques ....
Une révolution est toujours possible et l'état d'urgence n'est pas la solution à l'incompétence des 2 présidents successifs !
a écrit le 23/12/2015 à 14:38 :
Curieux que cette information tombe au moment où le gouvernement veut manipuler la constitution.
C'est beau une démocratie qui vire à l'état policier.
Un état d'exception doit rester exceptionnel,et surtout être sous le contrôle de l'Assemblée et des Juges, sinon cela devient le fait du Prince.
Réponse de le 23/12/2015 à 15:59 :
Un prétexte en or pour nos néo-dictateurs.
a écrit le 23/12/2015 à 12:55 :
On ne peut que constater que les personnes mises en cause ont à priori le même "profil" que ceux des attentats précédents : jeunes hommes de -30 ans, souvent bi-nationaux, délinquants, avec des contacts liés au "djihadisme" et souvent fichés, une fois encore.
a écrit le 23/12/2015 à 11:33 :
Puisque les cibles étaient connues (et assez faciles à sécuriser) et que les intentions des supposés malfaiteurs était claires, pourquoi ne pas avoir suivi ces gens dans leurs tentatives pour se procurer des armes?
Au mieux on démantelait un réseau de trafic + un réseau terroriste, au pire on les intoxiquait avec un faux trafiquant, et on avait les terroristes avec des qualifications plus solides que des "hypothèses".

C'est une arrestation prématurée, il fallait bien donner à Mr Cazeneuve des raisons de justifier l'état d'urgence (qui n'a rien amené en fait puisque le duo était sous surveillance de la DGSI, et qu'en matière de terrorisme la loi permet déjà presque tout).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :