Économie mondiale : la reprise est-elle durable ?

 |   |  1875  mots
(Crédits : Reuters)
Les dernières projections des institutions financières confirment un véritable regain de l'économie mondiale à prévoir pour 2018. La croissance s'étend à l'ensemble des régions du monde, les indices boursiers battent des records et la confiance des entrepreneurs et des consommateurs est au beau fixe. Pour autant, la fragilité de cette reprise est régulièrement soulignée par les économistes qui redoutent que la croissance soit plombée dès 2019 par une économie mondiale très endettée et une finance internationale trop vulnérable.

Les indicateurs économiques mondiaux passent tous au vert les uns après les autres. D'après les dernières prévisions de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la croissance mondiale devrait s'élever à 3,6% en 2017 et à 3,7% en 2018, avant de revenir à 3,6% un an plus tard dans ses premières estimations pour 2019. Les experts soulignent que les moteurs de la reprise ont pour la plupart redémarré, qu'il s'agisse du commerce mondial, de l'investissement des entreprises ou des créations d'emplois. De son côté, l'inflation devrait rester modérée d'après les prévisionnistes, même si elle s'oriente à la hausse en raison notamment des récentes augmentations du prix du pétrole.

L'autre bonne nouvelle est que « le redressement est de plus en plus synchronisé entre les pays ». L'amélioration de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) concernerait aussi bien les économies avancées que les pays émergents.

« L'accélération de la croissance a concerné près des trois quarts des pays du monde et n'avait jamais été aussi généralisée depuis 2010 », ajoute le Fonds monétaire international (FMI).

Dans les pays développés, les économistes de l'organisation internationale notent que plusieurs facteurs devraient favoriser cette croissance. Des politiques macroéconomiques accompagnant l'activité, des améliorations régulières sur le marché du travail et des conditions financières favorables au crédit devraient aider à soutenir la demande.

Sur l'ensemble des pays développés, la zone euro est le symbole de cette reprise. Elle devrait afficher une croissance de 2,4% en 2017, supérieure à celle des États-Unis, prévue à 2,1% et au même niveau en 2018. L'activité pourrait légèrement ralentir au cours du second semestre 2018 (2,2% attendus), même si elle doit rester « bien orientée » - selon les prévisions de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) - pour tomber à 1,9% en 2019. L'Allemagne resterait le moteur de la croissance en Europe. L'économie de nos voisins devrait croître au rythme de 2,5% en 2017, 2,3% en 2018 et 1,9% en 2019. Par ailleurs, le taux de chômage en Allemagne a atteint son plus bas niveau depuis la réunification (5,7% de la population active) selon de récents chiffres de l'Agence fédérale pour l'emploi.

Au Royaume-Uni, les perspectives économiques sont beaucoup plus incertaines. Le ralentissement de la croissance devrait se poursuivre en 2018, en raison du flou relatif à l'issue des négociations entre l'UE et le Royaume-Uni et de l'impact de l'inflation sur le pouvoir d'achat des Britanniques. Dans ce contexte, l'OCDE prévoit que la croissance du PIB devrait s'établir à 1,5% cette année, 1,2% en 2018 et 1,1 % en 2019. Outre-Atlantique, les incertitudes règnent également sur la politique économique de Donald Trump. Malgré tout, l'organisation internationale anticipe une croissance à 2,2% en 2017, qui atteindrait 2,5% en 2018 avant de redescendre à 2,1% en 2019. Enfin, au Japon la croissance devrait s'élever à 1,5% en 2017, soutenue par le raffermissement des échanges commerciaux et par la relance budgétaire. Elle devrait rester proche de 1% en 2018 et en 2019 « sous l'effet de la reprise de l'assainissement budgétaire et de l'accélération du déclin de la population en âge de travailler ».

Dans les économies émergentes, le redressement des investissements devrait alimenter la croissance en Inde et dans les économies dynamiques d'Asie en 2018-2019. La reprise devrait se poursuivre au Brésil et en Russie, grâce notamment à une hausse du cours de matières premières et à une politique monétaire plus accommodante. Du côté de la Chine, les prévisionnistes demeurent prudents. Si la croissance s'est accélérée en 2017, les économistes du château de la Muette [siège de l'OCDE à Paris, ndlr] précisent qu'elle devrait mollir en raison d'une baisse des exportations. Pour cette année, les investissements dans les infrastructures, qui ont dopé la reprise, devraient rester élevés.

Quand les banques centrales jouent les équilibristes

Cette reprise de la croissance mondiale s'accompagne d'une reprise de l'emploi dans les économies avancées. Le chômage est au plus bas depuis 2000 aux États-Unis (4,1%) et a sérieusement emprunté la voie de la décrue en zone euro (8,8%). De quoi inciter les banques centrales à mettre un terme aux mesures exceptionnelles de soutien à l'économie, qu'elles avaient mises en place après la crise financière. À ce titre, l'année 2017 a été marquée par trois hausses des taux et l'amorce de la réduction de son bilan du côté de la Réserve fédérale américaine (Fed), quand la BCE a annoncé la baisse de moitié de ses rachats de dette, passant dès le 1er janvier 2018 à 30 milliards d'euros par mois jusqu'en septembre au plus tôt.

La voie vers la normalisation des politiques monétaires est sérieusement ouverte, mais la prudence est de rigueur chez les gouverneurs. Car malgré une économie qui se redresse enfin, les prix demeurent à des niveaux insatisfaisants par rapport à l'objectif des banques centrales : une inflation inférieure à, mais proche de 2%. Ubérisation, vieillissement de la population et développement de l'emploi précaire freinent la croissance des salaires et empêchent les prix de remonter aussi vite qu'attendu. Il est donc trop tôt pour cesser de soutenir l'économie, mais poursuivre serait risquer la surchauffe.

Dans ce contexte, les institutions monétaires jouent un numéro d'équilibriste. Le retour à la normale se fait pas à pas. La Fed augmente ses taux par tranches de 25 points de base, et la BCE ne remontera pas les siens avant 2019. Même la Banque d'Angleterre a choisi la parcimonie dans sa remontée des taux, alors que l'effondrement de la livre sterling aurait pu inciter à un effort plus conséquent.

Pour sa part, Francfort maintient un horizon flou, afin de garder la main en cas de turbulences. Pour mémoire, la poussée de l'euro à la fin de l'été avait mis sous pression le président Draghi et les membres du Conseil des gouverneurs, reportant au mois d'octobre l'annonce de la prolongation des rachats de dettes, sans impliquer de grands mouvements sur les marchés.

Les mésaventures de la Réserve fédérale en 2013 ont vacciné les responsables des banques centrales, qui depuis ont fait le choix de la pédagogie à travers la forward guidance (ou « communication avancée », en français) pour préparer les investisseurs aux changements de politique monétaire. Cette stratégie devrait perdurer en 2018. Mario Draghi, dont le mandat court jusqu'en octobre 2019, a martelé qu'il fallait faire preuve de « persévérance » dans la politique menée. Outre-Atlantique, Jerome Powell, qui succédera à Janet Yellen en février à la tête de la Fed, devrait continuer l'oeuvre de son prédécesseur.

Un choix qui ne fait pas l'unanimité dans le monde de la finance. Ces politiques de soutien à l'économie ont fait chuter les taux, en particulier sur le marché des dettes souveraines, ce qui, certes, rend l'endettement moins coûteux pour les États, mais incite les investisseurs à se reporter sur d'autres marchés, avec des rendements plus élevés, mais surtout bien plus risqués... De plus en plus d'acteurs de la finance crient aux bulles et appellent les banques centrales à accélérer la marche.

L'endettement des émergents

Malgré tous ces signes encourageants de reprise généralisée, plusieurs facteurs d'incertitude pourraient plomber la croissance dans les années à venir. Catherine Mann, responsable des études économiques de l'OCDE, reste pour le moins mesurée :

« L'économie mondiale est en petite forme, et un risque de turbulences financières existe. [...] Nous devons nous garder de tout excès d'optimisme et nous ne pouvons pas nous permettre de penser que l'économie va aujourd'hui aussi bien qu'il lui est possible d'aller : les générations futures ont le droit d'exiger mieux. »

L'un des points régulièrement soulevé par les institutions internationales est l'existence de vulnérabilités dues à l'endettement très élevé des pays émergents. La dette des ménages et des entreprises en Chine est régulièrement pointée par la Banque des règlements internationaux (BRI), qui s'inquiète des risques bancaires relatifs à ces niveaux d'endettement. Plusieurs experts ont notamment mis en garde contre le risque d'une multiplication de défauts de paiement en cascade sur des prêts bancaires ou des obligations d'entreprises non honorées. Le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, a notamment mis l'accent sur les entreprises « zombies », qui survivent en se finançant avec de l'argent pas cher, mais qui pourraient se retrouver en grande difficulté si les taux remontent. Au niveau mondial, la BRI a signalé que la dette était passée de 225% du PIB avant la crise des subprimes aux États-Unis à environ 330% du PIB aujourd'hui. Dix ans après, le spectre d'une bulle financière fait de nouveau son apparition en ce début d'année 2018.

Les risques géopolitiques

Outre le poids de l'endettement du secteur privé dans la reprise, de nombreuses inquiétudes relatives aux tensions sur la scène internationale pourraient avoir des conséquences sur l'économie mondiale et les marchés financiers. Du côté de l'Asie, le développement des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord est particulièrement surveillé par la communauté internationale. Même si le régime fait régulièrement l'objet de sanctions, il poursuit ses essais avec des missiles à la portée toujours plus importante. Face à la montée des menaces, la communauté internationale se retrouve dans une impasse qui risque de durer encore plusieurs années si les grandes puissances internationales ne s'entendent pas sur une position commune pour répondre aux provocations du régime de Pyongyang. D'autres pays, comme l'Iran ou le Venezuela, où l'instabilité grandit au fil des mois, pourraient également contribuer à éroder la confiance des investisseurs et des marchés financiers au niveau mondial.

En Europe, beaucoup d'incertitudes subsistent sur l'impact que pourrait avoir le Brexit sur l'économie de l'UE à 27. Le processus de négociations, qui doit être finalisé avant mars 2019, promet encore des pourparlers tendus en 2018 entre le négociateur en chef de l'Union européenne, le Français Michel Barnier, et le ministre britannique du Brexit David Davis. Après avoir signé un premier accord au début du mois de décembre dernier sur les modalités du divorce, les prochaines discussions doivent porter sur le dossier explosif de leurs futures relations commerciales.

En Allemagne, les doutes subsistent également sur la possibilité d'une coalition entre les conservateurs (CDU) d'Angela Merkel et les sociaux-démocrates (SPD) de Martin Schulz. En cas d'échec, de nouvelles élections devront être organisées et l'avenir politique de l'actuelle chancelière pourrait être compromis. En Italie, la confusion règne aussi à l'approche des élections législatives de mars. Le nouveau mode de scrutin, intégrant une forte dose de proportionnelle, devrait empêcher l'installation d'une majorité claire au Parlement et favoriser l'émergence du Mouvement 5 étoiles, organisation populiste fondée par Beppe Grillo, ou la montée de la Ligue du Nord et de Fratelli d'Italia. Cette possibilité inquiète déjà les milieux économiques et financiers européens. Bien que la conjoncture économique mondiale semble dans un cycle favorable, les risques d'instabilité demeurent présents à l'échelle d'une planète bien vulnérable.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/01/2018 à 18:03 :
Si la reprise est là, c'est quand même bien imité ! Les riches, grands gagnants des premières mesures de Macron, selon l’OFCE.

D’après l’Observatoire français des conjonctures économiques, « les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux réformes d'Emmanuel Macron.

Jeudi 28 septembre 2017 :

Le Secours populaire face à « un raz-de-marée de la misère ».

« Un raz-de-marée de la misère » : le président du Secours populaire particulièrement touché par les retraités qui demandent à manger.

En marge de la manifestation des retraités contre la hausse de la CSG, Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, a témoigné jeudi 28 septembre sur franceinfo du « drame » des personnes âgées touchées par la pauvreté. Celui qui le touche « le plus ».

« Le nombre de personnes âgées qui viennent demander de l’aide au Secours populaire français est en augmentation croissante, a-t-il détaillé. L’année dernière, nous avons aidé trois millions de personnes en France et il y avait parmi elles de nombreux retraités. C’est un raz-de-marée de la misère. »

« C’est le drame qui me touche le plus, voir des retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui viennent demander à manger au Secours populaire, c’est vraiment douloureux. »

https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/un-raz-de-maree-de-la-misere-le-president-du-secours-populaire-particulierement-touche-par-les-retraites-qui-demandent-a-manger_2393236.html
a écrit le 15/01/2018 à 17:40 :
Bémols à ce bilan économique idyllique. Les indices boursiers battent des records : certainement pas au profit de l'économie réelle, ce qui se vérifie dans les chiffres du chômage ou la balance commerciale. Confiance des entrepreneurs et des consommateurs au beau fixe : Profitant des taux bas, l'endettement des entreprises en Europe est élevé, mais pas en faveur des investissements. Aux USA, 1000 milliards de dette pour obtenir 700 milliards de croissance (2018 Myret Zaki). Balance commerciale en France : plus de 60 milliards de déficit mais silence des gouvernants. Consommateurs : tassement des salaires, échec de la politique de l'offre : 40 milliards de baisse des charges n'ont pas inversé la tendance .
a écrit le 15/01/2018 à 15:14 :
L'économie mondiale se porte mieux, mais est-ce le cas de la planète ? Combien de planète nous faudra-t-il pour survivre ?
a écrit le 15/01/2018 à 13:39 :
Croissance, quelle croissance , celle des QE UE vs US, de l' évasion fiscale intra et extra UE ...?

Ainsi, alors qu’il recevait le Premier ministre « social-démocrate » suédois, Stefan Löfven, ce lundi 31 juillet 2017 à l’Élysée, Macron s’est ainsi lancé dans l’une de ses envolées théâtrales, à décors politico-mystiques, qui a pour principal effet de mettre mal à l’aise les participants.

Devant le chef du gouvernement de Stockholm quelque peu ébaubi et un parterre de journalistes, Macron s’est fait le chantre du « modèle suédois » en lançant : « J’ai toujours considéré qu’il y avait, dans ce que certains ont pu appeler le modèle suédois, une véritable source d’inspiration à plusieurs égards ».

Et de poursuivre avec lyrisme : « La Suède a su faire évoluer son modèle social sans jamais le trahir et en conciliant un modèle de compétitivité (…) et une vraie exigence de justice sociale ».

C’est peu dire que ces paroles sucrées sont odieusement cyniques, venant d’un homme qui s’est fixé pour tâche de profiter de la torpeur estivale pour s’attaquer aux plus modestes, afin d’appliquer scrupuleusement les consignes imposées par une oligarchie de milliardaires les plus riches, via ce faux-nez qu’est la Commission européenne.

Au moment même où Macron vante la « vraie exigence de justice sociale », il s’attaque à l’Aide personnalisée au logement (APL) qui bénéficie aux étudiants et il prépare le démantèlement par ordonnances de notre droit du travail.
Mais il y a encore plus fort.
C’est que si le locataire de l’Élysée a raison de s’extasier devant les très bons résultats économiques de la Suède, il prend bien soin de garder le silence sur l’une des raisons essentielles de cette santé insolente : à savoir que le peuple suédois a rejeté l’adoption de l’euro voici 14 ans, par le référendum du 14 septembre 2003.
Source UPR.fr
Le tout confirmé par le catéchisme du FMI, une fois n' est pas coutume, louons ce bref instant de lucidité !

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00249-l-euro-est-trop-fort-de-68-pour-la-france-et-trop-faible-de-18-pour-l-allemagne-selon-le-fmi.php
a écrit le 15/01/2018 à 12:20 :
a lire dans le mare de café ! c est non
a écrit le 15/01/2018 à 9:47 :
Excellent article, qui soulève de justes interrogations sur les nuages toujours existants. Et pour ce qui est de la dette des émergents, la France fait-elle maintenant partie des Pays émergents. Nous sommes en fin de cycle, et très malheureusement, tout Pays n'ayant pas réglé ses problèmes en fin de cycle, en cas de retournement de la conjoncture, va terriblement souffrir. la France est typiquement dans ce cas de figure, et on peut se mettre d'accord pour constater que le nombre d'années devant nous avant ce retournement est compté: an an, deux ans, trois ans maxi? Pour nos dirigeants, le message devrait être clair: par pitié, il faut rentrer dans le Dur tant qu'il en est encore temps. La fin du mandat de M.Macron verra les difficultés s'accumuler sur notre Pays, et il Faut être prêts pour passer l'orage!
Réponse de le 15/01/2018 à 12:07 :
Tout à fait en ligne avec votre analyse

A l'excellence de l'article, ajoutons également le premier prix pour le choix de la photo !
Réponse de le 15/01/2018 à 16:17 :
En fIn de cycle lunaire ascendant, celui où le vrai jardinier choisit de planter les salades ?

L'influence de la lune est patente qui se porte à cette période sur les tiges et les feuilles des plantes, c'est donc une période idéale pour tailler, tondre, quoique l' instant fort où cuisiner le pigeon que vous nous tendez à gober ...!!
Mais sur vos foucades mon pauvre ami, il est un peu tôt pour les consigner dans le Rustica !
Réponse de le 15/01/2018 à 19:49 :
Vous avez tout à fait raison, mais nous avons hélas élu un président imbu de lui-même, dépensier et moralisateur. Je pense que le retour de balancier sera terrible pour notre pays dans un, deux ou trois ans.
a écrit le 15/01/2018 à 9:12 :
Question complémentaire croissance mondiale sans fin et développement durable est-ce durable?!
a écrit le 15/01/2018 à 9:09 :
Disons que jamais une croissance économique n'a aussi peu apporté de création de richesse et de dynamisme économique. Alors que pourtant c'est le rôle de la croissance normalement mais là plus rien.

Le problème des états c'est qu'ils subventionnent massivement les actionnaires milliardaires et leurs multinationales et que ceux-ci se servent de cet argent non pas pour réinvestir dans l'économie mais pour aller le planquer dans des paradis fiscaux qui ne profitent à personne.

La valeur de cet argent ne vaut du coup absolument rien et les milliers de milliards qui s'accumulent chaque année dans ces paradis fiscaux pèsent un peu plus dans la décrépitude de notre économie mondiale.

Mais bon comme nous n'évoluons pas en démocratie et comme nous ne sommes plus en monarchie qui de temps en temps décapitée quelques spéculateurs quand les caisses de l'état étaient en danger à cause d'eux, nous continuons d'engraisser des entités déjà bien trop grosses, possédant bien trop qui du coup à l'image de canal plus par exemple, SFR et-c... sont en train de détruire l'économie mondiale.

Sans parler d'exemples aussi comme BAYER endettée de 65 milliards d'euros, que les actionnaires continuent malgré tout d'alimenter pour on ne sait quelle énième sale mauvaise raison.

Au secours.

"Crise de la dette ou dette due à la crise ?" https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/crisedette
Réponse de le 15/01/2018 à 10:05 :
J' en conclus par un FREXIT rapide pour le bonheur des peuples et la nécessaire relégation de ces dépouilleurs soumis à la question de la justice cad les banquiers tricheurs, la BCE, le FMI enfin mis à la question et confiés si besoin au bon soin de bracelets électroniques.

Peine confirmée par l' évasion fiscale parfaitement légalisée par l' UE qui confisque puis vole les travailleurs.

https://www.youtube.com/watch?v=IqwO9k4pyyE
Réponse de le 15/01/2018 à 10:16 :
L'UE est en train d'anéantir ses citoyens via son dumping fiscale et social et s'étonne que les européens la détestent de plus en plus allant se ruer à voter pour des personnages encore plus dangereux du coup.

Au secours vraiment hein...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :