Etats-Unis : la Fed pourrait abaisser ses taux dès l'été, avance un responsable
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(Photo d'illustration).
Reuters Photographer
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La banque centrale américaine, la Fed, pourrait commencer à abaisser ses taux au cours de l'été, a indiqué jeudi le président de la Fed d'Atlanta Raphael Bostic. « Si les choses se passent comme prévu, je m'attends à ce que nous commencions à réduire les taux cet été », a déclaré Raphael Bostic, qui dispose cette année du droit de vote tournant au sein du comité de politique monétaire de la Fed, le FOMC.
La Fed, après avoir relevé ses taux depuis mars 2022 jusqu'à 5,25%-5,50%, envisage désormais de les abaisser, au vu de la courbe décroissante de l'inflation. Mais plusieurs responsables ont prévenu qu'ils préféraient attendre plusieurs mois pour être certains que l'inflation ne risque pas de rebondir.
La semaine passée, trois gouverneurs de la Fed ont en effet continué à plaider pour la patience avant de commencer à baisser les taux, l'un d'eux avertissant même qu'il veut observer encore « au moins quelques mois supplémentaires » de chiffres de l'inflation.
Ces propos successifs avaient fait déchanter les marchés. Et pour cause les investisseurs rêvaient à une première baisse dès la prochaine réunion de la Fed, les 19 et 20 mars. Désormais, ils tablent majoritairement sur la réunion de mi-juin, selon l'estimation de CME Group. La réunion suivante se tiendra fin juillet.
Les données de janvier sur la mesure d'inflation que privilégie la Fed et qu'elle veut ramener à 2%, l'indice PCE, ont été publiées jeudi. Or, elles ont montré un recul sur un an, à 2,4% contre 2,6% en décembre, comme attendu. Mais sur un mois, elle s'est accélérée, à 0,3% contre 0,1%. Hors prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, l'inflation dite sous-jacente ralentit légèrement sur un an, à 2,8% contre 2,9% en décembre, mais accélère plus fortement sur un mois, à 0,4% contre 0,1%.
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Une autre mesure de l'inflation, l'indice CPI du département du Travail, publié deux semaines plus tôt, avait déçu, sa hausse ralentissant bien moins que prévu, et restant supérieure à 3% (3,1%).
La publication de l'indice PCE jeudi a toutefois été perçue comme un signe encourageant par plusieurs économistes. L'inflation « se rapproche de l'objectif », a ainsi souligné Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour High Frequency Economics, peu inquiète de ce rebond sur un mois.
L'avenir de la politique monétaire américaine est particulièrement observé, dans le cadre de la campagne présidentielle américaine, l'élection ayant lieu en novembre prochain. La course à la Maison Blanche devrait opposer l'actuel président des Etats-Unis, le démocrate Joe Biden, et l'ex-chef de l'Etat républicain, Donald Trump.
Outre-Atlantique également, l'inflation est en baisse. En France, par exemple, elle est tombée sous les 3% sur un an en février, pour la première fois depuis deux ans, selon les données publiées jeudi également par l'Insee. Et la Banque centrale européenne (BCE) devrait elle aussi abaisser ses taux dans les prochains mois.
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Le Congrès américain a adopté jeudi, par un ultime vote du Sénat, un texte qui repousse d'une semaine la menace d'une paralysie budgétaire partielle de l'Etat fédéral en pleine campagne électorale, après un accord trouvé la veille entre élus démocrates et républicains. Le texte, qui doit encore être promulgué par le président Joe Biden, prévoit de prolonger jusqu'au 8 mars le budget de l'Etat fédéral, et ainsi éviter cette paralysie, qui aurait conduit à une fermeture temporaire de nombreuses administrations et services publics.
(Avec AFP)
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