Discours offensif de la Réserve fédérale américaine. La Fed a annoncé ce mercredi un maintien de ses taux d'intérêt directeurs dans la fourchette de 5,25% à 5,5%, à leur plus haut niveau depuis 22 ans. Mais elle anticipe une hausse supplémentaire de 25 points de base cette année. Or, si un maintien des taux aujourd'hui n'est pas une surprise puisque le marché l'avait largement anticipé par le marché, la tendance de poursuivre une politique monétaire restrictive et une approche de taux élevés pour longtemps le sont davantage.
Dans la foulée de ces annonces, les taux obligataires se sont encore tendus. Le rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans a grimpé à 4,39%, un sommet depuis novembre 2007. Quant à son équivalent à 2 ans, plus réactif aux anticipations de politique monétaire, il a décollé jusqu'à 5,17%, au plus haut depuis 17 ans. Cette communication offensive a pesé sur les marchés.
La place new-yorkaise a été sonnée.
Le Dow Jones a baissé de 0,22%, l'indice Nasdaq a reculé de 1,53% et l'indice S&P 500 a abandonné 0,94%. Ce jeudi, les Bourses chinoises ont ouvert dans le rouge. A Hong Kong, l'indice Hang Seng cédait 0,50%, soit 89,80 points, à 17.785,80 points. A Shanghai, l'indice composite reculait de 0,17%, ou 5,39 points, à 3.103, 18 points, tandis que la place de Shenzhen enregistrait aussi un recul de 0,22% à dans le rouge, soit 4,09 points, à 1.889,31 points. Même chose au Japon, où, à la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei cédait 0,54% à 32.846,99 points vers 00H40 GMT et l'indice élargi Topix abandonnait 0,18% à 2.401,77 points.
Au regard de la bonne tenue de l'activité économique américaine, la Fed n'a pas eu de scrupules à continuer son combat contre l'inflation. La banque centrale a, en effet, doublé sa prévision de croissance des Etats-Unis en 2023 à 2,1%, contre 1% prévu en juin. « L'économie progresse à un rythme solide », a souligné l'institution à l'issue de sa réunion de son comité fédéral de l'open market (FMOC), qui a pris sa décision de statu quo « à l'unanimité ».