Etats-Unis: le marché du travail, l'autre préoccupation de la Fed
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Panneaux proposant des embauches immédiates à Londonderry, dans l'Etat du New Hampshire.
Reuters
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Panneaux proposant des embauches immédiates à Londonderry, dans l'Etat du New Hampshire.
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En cette période de sortie de pandémie, il est difficile d'appréhender l'évolution du marché du travail aux Etats-Unis. Vendredi dernier, le département du Travail américain indiquait que 467.000 emplois avaient été créés durant le mois de janvier, alors que les prévisions tablaient au mieux sur 200.000. Un tel écart reflète une situation paradoxale. Alors que les Etats-Unis affichent un taux de chômage de 4% en janvier (sur un an), revenant à son niveau d'avant-crise de mars 2020, le taux d'emploi de la population active aux Etats-Unis s'établissait à 62,2 % en janvier après 61,9% en décembre, mais encore sous les 63,5% du début 2020. Soit en deçà des niveaux atteint au Royaume-Uni (75,5%) et en zone euro (74,5%) (France, 73,5% et Allemagne 79,3%) pour les derniers chiffres connus.
Même si ces données montrent que la situation du marché du travail aux Etats-Unis s'améliore, il demeure des tensions dans de nombreux secteurs en raison d'un manque de main-d'œuvre. La cause de ce paradoxe découle du chamboulement produit par la pandémie du Covid-19. Ainsi, entre février 2020 et février 2022, le taux de participation au marché du travail des personnes âgées de plus de 55 ans est passé de 40,3% à 38,3%, ce qui correspond à une baisse de 1,45 million de personnes. Autrement dit, il y a eu une accélération des départs à la retraite en 2 ans.
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Par ailleurs, le chamboulement du marché du travail américain est lié aux dispositifs mis en place par les gouvernements outre Atlantique lors des confinements. Dans leur ensemble, les gouvernements européens ont préféré s'endetter pour aider financièrement les entreprises et leurs employés - "le quoi qu'il en coûte", selon la désormais célèbre expression d'Emmanuel Macron - pour préserver l'appareil productif en l'état, en maintenant les postes de travail. Au contraire, les États-Unis et le Canada ont préféré laisser les entreprises licencier et aider directement les millions de travailleurs bénéficiant de l'assurance-chômage, en facilitant la transition vers de nouveaux emplois et de nouveaux secteurs industriels.