Etats-Unis : le procès de destitution de Trump commencera le 8 février

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Donald Trump est accusé d'avoir encouragé ses partisans à se lancer à l'assaut du Capitole le 6 janvier au moment où les élus du Congrès certifiaient la victoire de son rival démocrate à la présidentielle.
Donald Trump est accusé d'avoir encouragé ses partisans à se lancer à l'assaut du Capitole le 6 janvier au moment où les élus du Congrès certifiaient la victoire de son rival démocrate à la présidentielle. (Crédits : CHERISS MAY)
Les débats ne commenceront que la deuxième semaine de février, afin de permettre aux sénateurs de confirmer d'abord les membres du gouvernement de Joe Biden.

Le procès en destitution de Donald Trump commencera la deuxième semaine de février au Sénat, après la transmission à la chambre haute de l'acte de mise en accusation de l'ancien président en début de semaine prochaine, ont annoncé vendredi les leaders démocrates au Congrès. Ce délai de deux semaines entre la remise de l'acte d'accusation et le début des débats permettra que le procès ne monopolise pas les sessions à la chambre haute pour le début du mandat de Joe Biden. Le Sénat pourra ainsi notamment confirmer les membres de son gouvernement.

L'acte d'accusation transmis dès lundi

"Une fois les dossiers rédigés, l'exposé par les parties commencera la semaine du 8 février", a déclaré vendredi soir Chuck Schumer, le chef démocrate du Sénat, où Donald Trump doit être jugé pour "incitation à l'insurrection". Chuck Schumer avait auparavant précisé devant ses collègues que l'acte d'accusation "serait transmis au Sénat lundi".

"Nos procureurs sont prêts à défendre leur dossier devant les 100 sénateurs qui serviront de juges pendant le procès", avait ensuite confirmé Mme Pelosi dans un communiqué.

Concrètement, ces "procureurs" - des élus démocrates de la Chambre menés par Jamie Raskin - traverseront lundi les couloirs du Congrès pour apporter l'acte d'accusation dans l'hémicycle du Sénat, où ils le liront aux sénateurs. Cette étape marque l'ouverture formelle du procès, mais les débats sur le fond ne commenceront donc que deux semaines plus tard.

Une majorité qualifiée encore incertaine

Donald Trump est accusé d'avoir encouragé ses partisans à se lancer à l'assaut du Capitole le 6 janvier au moment où les élus du Congrès certifiaient la victoire de son rival démocrate à la présidentielle. "Vous ne reprendrez jamais notre pays en étant faibles. Vous devez montrer de la force et vous devez être forts", avait-il lancé à ses supporteurs peu avant qu'ils envahissent le Capitole, semant le chaos et la violence. Cinq personnes sont mortes pendant cette attaque.

Une semaine plus tard, Donald Trump est devenu le premier président de l'Histoire des Etats-Unis à être mis en accusation deux fois par la Chambre, contrôlée par les démocrates. Cette fois, certains élus républicains se sont montrés très critiques. Même le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, qui fut l'un de ses plus solides alliés pendant sa présidence, a fait savoir qu'il n'excluait pas de le juger coupable.

Mais la Constitution impose un seuil des deux tiers pour condamner un président, et il faudrait que 17 sénateurs républicains se rallient aux 50 démocrates pour atteindre cette majorité qualifiée, ce qui est à ce stade très incertain. Si Donald Trump était déclaré coupable, il ne serait pas destitué puisqu'il a déjà quitté la Maison Blanche, mais il deviendrait inéligible, alors qu'il a caressé l'idée d'une nouvelle candidature à la présidentielle de 2024.

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Commentaires
a écrit le 25/01/2021 à 12:04 :
Une condamnation symbolique suffira, afin de dissuader un autre élu de reproduire le même cheminement et les mêmes dérives. Parce qu'il me semble que les Etats-Unis doivent surtout soigner les plaies ouvertes ou élargies par Trump. Parce que le gendarme du monde a vraiment une sale tronche ! Est-ce que cela ira jusqu'à repenser la période de transition, bien trop longue, qui permet au perdant d'en rajouter plusieurs couches avant l'investiture, comme la tentative du blocage du budget de la défense? Ou alors légiférer pour limiter les pouvoirs du sortant pendant cette période ?
Toute cette zizanie organisée par Trump n’aura profité qu’aux propagandes da la Chine et de la Russie, anti démocratiques et anti occidentales.
a écrit le 23/01/2021 à 18:27 :
Le plus grand des présidents des US a été viré. He has been fired comme il aurait dit.Vous vous demandez si je suis tombé sur la tête et si je suis devenu un thuriféraire du grand homme. Voyez par vous même: Trump fait 1m90, Biden fait 1m80, Obama fait 1m85, Bush fait 1m82 et Clinton fait 1m 88. Trump est vraiement le plus grand président mais hélas que par la taille. Haha haha....
Réponse de le 24/01/2021 à 11:14 :
@Tototiti.
Effectivement en lisant votre post, je me suis dit, ca y est, Toto est devenu fou. Et pis non, juste de l'humour. Continuez.....
a écrit le 23/01/2021 à 11:04 :
Le meilleur présidents des états unis de ces trente dernières années partira comme il est arrivé, avec pertes et fracas.

La grande classe.

Diffusez pas mon commentaire si c'est pour que le neuneu le troll, merci.

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