Inflation : le retour à la normale aux Etats-Unis est prévu au second semestre 2022

Après avoir atteint un record depuis 2008 en septembre, avec +5,4% sur un an, l'inflation devrait se stabiliser autour de 2% d'ici quelques mois, a estimé dimanche la secrétaire américaine au Trésor. Les hausses des prix d'un mois à l'autre "sont déjà beaucoup retombées par rapport aux taux très importants observés au printemps et au début de l'été", a ajouté Janet Yellen.

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Le taux d'inflation sur un an va continuer à être élevé jusque l'année prochaine (...) mais je m'attends à ce qu'il s'améliore d'ici la moitié ou la fin de l'année prochaine, a déclaré dimanche Janet Yellen.
"Le taux d'inflation sur un an va continuer à être élevé jusque l'année prochaine (...) mais je m'attends à ce qu'il s'améliore d'ici la moitié ou la fin de l'année prochaine", a déclaré dimanche Janet Yellen. (Crédits : POOL)

Alors que les prix à la consommation flambent aux États-Unis depuis plusieurs mois, l'inflation devrait redescendre autour de 2% au second semestre 2022, a indiqué la secrétaire au Trésor des États-Unis, Janet Yellen dimanche sur CNN.

Déjà, mi-octobre, le FMI se voulait rassurant en indiquant qu'il ne craignait pas que l'inflation puisse se transformer en "train hors de contrôle" dans les pays avancés, selon les mots de la directrice générale de l'institution, Kristalina Georgieva. La prévision de Janet Yellen rejoint ainsi celle du FMI selon lequel les prix devraient se stabiliser mi-2022.

De son côté, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, ne cesse de répéter qu'il faut éviter de "surréagir" à la poussée des prix en zone euro, surtout au moment où la reprise post-Covid reste fragile et bridée par la crise mondiale des chaînes logistiques. La Banque centrale européenne devrait ainsi jeudi jouer l'attentisme et conserver son cap expansif. La Réserve fédérale américaine devrait, elle, bientôt commencer à réduire ses achats d'actifs mais ne devrait pas relever ses taux d'intérêt, le marché de l'emploi restant fragile, a déclaré le 22 octobre Jerome Powell, son président.

En effet, pour l'instant, les nuages sont loin d'être tous dissipés. La réouverture de l'économie mondiale a entraîné des frictions importantes entre l'offre et la demande partout sur la planète, limitant la disponibilité des matières premières. De plus, le manque de main d'œuvre est encore présent.

Une envolée qui commence à retomber

Ainsi, aux Etats-Unis, les prix à la consommation observés en septembre étaient en hausse de 5,4% par rapport à la même période en 2020. Ils ont aussi de nouveau accéléré en septembre par rapport au mois précédent, de 0,4% contre 0,3% en août. Néanmoins, les hausses des prix d'un mois à l'autre "sont déjà beaucoup retombées par rapport aux taux très importants observés au printemps et au début de l'été", a indiqué dimanche Janet Yellen.

"Le taux d'inflation sur un an va continuer à être élevé jusqu'à l'année prochaine (...) mais je m'attends à ce qu'il s'améliore d'ici la moitié ou la fin de l'année prochaine", a-t-elle ajouté. La banque centrale américaine vise un taux d'inflation d'environ 2%. Certes, les Américains "n'ont plus vu de hausses de prix aussi élevées depuis longtemps", a-t-elle reconnu, mais "au fur et à mesure, je m'attends à ce que les goulots d'étranglement se résorbent et à ce que les Américains retournent au travail", estime-t-elle.

D'autre part, les dépenses prévues dans les plans massifs d'investissements en cours de négociations au Congrès n'alimenteront pas outre-mesure cette inflation car "elles sont étalées sur dix ans, pas sur une seule année", a aussi affirmé la responsable.

Sur son projet de réformes sociales et son plan sur les infrastructures, Joe Biden a notamment mené la semaine dernière des négociations intensives au cours desquelles il a consenti à diminuer drastiquement les dépenses consacrées aux mesures sociales et au climat. Le président américain voulait au départ faire voter un programme de 3.500 milliards de dollars sur dix ans pour améliorer la prise en charge de la santé, de l'éducation et de la petite enfance. Au cours des discussions au sein de son parti, ce montant a été ramené à environ 2.000 milliards. L'autre programme de 1.200 milliards de dollars porte sur des investissements pour moderniser les infrastructures. Sur le contenu de ces vastes réformes, la cheffe démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a affirmé dimanche que les élus de son parti pourraient parvenir à un compromis dans la semaine. Comme Janet Yellen, elle a évoqué dimanche sur la chaîne CNN la possibilité que ces réformes soient en partie financées par une taxe sur les actifs détenus par les personnes les plus riches aux Etats-Unis. Elle permettrait au mieux de financer 10% du projet, a aussi indiqué Nancy Pelosi.

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Commentaires 2
à écrit le 25/10/2021 à 12:13
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L'inflation ne sera pas calmee, bien au contraire. Ce scenario sera a l'identique en europe. les consequences de la planche a billets vont etre perennes.

à écrit le 25/10/2021 à 11:21
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Après les prix vont redescendre !? Au moins on se marre

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