Ivanka Trump va aider à trouver le président de la Banque mondiale

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(Crédits : Jonathan Ernst)
Ivanka, la fille et conseillère du président américain Donald Trump, va aider les États-Unis à choisir leur candidat à la présidence de la Banque mondiale, mais ce ne sera pas elle, a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et le secrétaire général de la Maison-Blanche par intérim Mick Mulvaney "ont demandé à Ivanka Trump d'aider au processus de nomination des États-Unis, parce qu'elle a travaillé étroitement avec la direction de la Banque mondiale ces deux dernières années, néanmoins les informations selon lesquelles elle pourrait elle-même être nommée sont fausses", souligne le communiqué.

Jim Yong Kim a abruptement quitté son poste la semaine dernière, plus de trois ans avant la fin de son second mandat, pour prendre un poste dans le privé.

Les États-Unis désignent traditionnellement le président de l'institution de financement des pays en voie de développement, laissant aux Européens le soin de choisir le patron de l'institution soeur, le Fonds monétaire international (FMI). Cette tradition respectée depuis la naissance des institutions de Bretton Woods en 1944, dont les Américains et les Européens sont les principaux actionnaires, rencontre de plus en plus de critiques des pays émergents et de nombreuses ONG. La Maison-Blanche a rappelé les initiatives d'Ivanka Trump dans le domaine du développement.

Ivanka, une candidate potentielle ?

Au G20 de Hambourg en 2017, la Banque mondiale et la fille du président américain ont lancé un fonds d'aide de 1,6 milliard de dollars pour aider les femmes des pays en voie de développement à créer des entreprises. Le Financial Times avait évoqué le nom d'Ivanka Trump pour la présidence de la Banque mondiale, mais sans citer de sources.

La candidature Ivanka Trump est entachée par plusieurs affaires. La fondation Trump dirigés par les trois enfants issus de son premier mariage de Trump - Donald Junior, Eric et Ivanka, avait fait l'objet d'une enquête du procureur général de New York, Eric Schneiderman. Ce dernier avait ordonné dès 2016 à la Foundation de cesser de recevoir des donations, l'accusant de déroger aux lois de l'Etat requérant un enregistrement auprès des autorités locales. Le Washington Post avait révélé plus tôt une série d'irrégularités dans la gestion de la fondation, notamment l'usage de fonds de bienfaisance pour régler des litiges juridiques visant les affaires Trump.

Lire aussi : Conflit d'intérêt : Donald Trump a "l'intention" d'abandonner sa fondation

Trump avait dû accepté la dissolution de la fondation à la suite des poursuites lancées en juin 2018 pour utilisation frauduleuse de fonds. La justice avait réclamé notamment toujours de la fondation qu'elle restitue quelque 2,8 millions de dollars qui auraient été indûment dépensés pour la campagne du candidat Trump. Elle avait demandé également que Donald Trump ainsi que ces enfants dont Ivanka, qui tous siégeaient à la fondation - soient bannis de la direction de toute organisation caritative.

D'autres candidats sur les rangs

Les noms de David Malpass, un des hauts responsables du Trésor, ainsi que de l'ancienne ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley sont aussi cités.

Les candidats à la présidence de la Banque mondiale devront soumettre leur dossier entre le 7 février et le 14 mars, avait indiqué l'institution, précisant que la nomination de son nouveau dirigeant ou de sa future dirigeante interviendrait avant les réunions de printemps, qui se tiennent la semaine du 8 avril.

La Banque a en outre affirmé qu'elle s'engageait à assurer "un processus de sélection transparent, ouvert et basé sur le mérite". Elle entend ainsi publier avant le vote la liste des trois candidats retenus, avec leur accord.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 16/01/2019 à 19:58 :
Le FMI est international :
Pourquoi il n’y a pas «  un vote international «  entre toutes les nations du monde pour déterminer le «  candidat le plus compétent «  pour ce poste ?
a écrit le 15/01/2019 à 10:01 :
"La Banque a en outre affirmé qu'elle s'engageait à assurer "un processus de sélection transparent, ouvert et basé sur le mérite"."

Oui oui on y croit à fond bien sûr !

Ils osent tout et c'est bien à cela qu'on les reconnait hein... Merci Audiard !

Franchement je préfère la fille à Trump, forcément conseillée par celui-ci, que Junker l'acolique et anéantisseur des citoyens européens par exemple. Mais bon même une chèvre ferait mieux que cette épave, pas forcément un bon exemple.

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