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JO 2024 de Paris : les mascottes « Phryges » fabriquées en Chine, « au bout du monde », s'émeut le ministre de la Transition écologique

latribune.fr

Publié le 15 novembre 2022 à 14:37 - Mis à jour le 15 novembre 2022 à 16:55

Phryges JO Paris 2024

Les mascottes « Phryges », inspirées du bonnet révolutionnaire phrygien, pour les JO de Paris 2024.

Abaca Press / Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Les peluches tricolores qui seront les emblèmes de l'événement sportif de l'année ne pourront pas se vanter d'être « made in France ». Alors que l'évènement a promis « l'excellence environnementale », le gouvernement n'a pas manqué de réagir : « on ne va pas se retrouver, au moment où on explique qu'il faut des circuits courts et relocaliser, avec une production de mascottes qui se fait au bout du monde ». Le comité olympique français s'attend, lui, à en écouler deux millions d'exemplaires en boutiques et magasins.

Du symbole de la liberté, utilisé par les révolutionnaires de l'après-1789, aux jeux olympiques de Paris 2024. Les « Phryges », surnom donné aux mascottes des JO d'été prévus au coeur de la capitale sont aujourd'hui à la source d'une polémique. Les petites figurines rouges qui reprennent les codes du célèbre bonnet républicain, porté par la Marianne, vont être produites et fabriquées en Chine, avant de revenir sur le Vieux continent à l'occasion de l'événement sportif, ont confirmé les organisateurs.

Des JO d'été, qui lors de l'édition précédente à Tokyo en 2020, ont attiré plus de 3 milliards de téléspectateurs, selon le comité olympique. Pour ses jeux, Paris s'est aussi positionnée sur le volet de « l'excellence environnementale ».

Alors que la faiblesse du tissu industriel français s'était révélée au grand jour lors de la crise du Covid avec la pénurie de masques, finalement importés de Chine, ces mascottes « made in China » ont fait réagir le gouvernement mardi.

Les géants industriels des peluches ne sont plus en France

Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a ainsi estimé que la fabrication en Chine de la quasi-totalité des peluches servant de mascottes aux JO de Paris 2024 était « un problème », au micro de FranceInfo. Interrogé sur cette production chinoise, le ministre a aussi répondu à la journaliste : « Vous me l'apprenez ». Et d'envoyer un message au comité d'organisation dont fait partie la Ville de Paris : « je veux croire qu'on a encore quelques mois avant que les JO ne se tiennent pour être capables de corriger le sujet », a-t-il ajouté.

Or, ces peluches seront fabriquées en Chine pour la quasi-totalité, « comme la très grande majorité des peluches vendues en France », avaient souligné les organisateurs des JO de Paris.

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Sur Internet, on trouve à la revente les produits dérivés en coton des JO d'été de Tokyo 2020, dont la mascotte Miraitowa, également labellisés « made in China ».

Alors que les Phryges arriveront cette semaine dans la boutique officielle des produits dérivés située, dans le quartier des Halles au cœur de Paris, le comité compte bien sur les recettes de ventes pour combler un budget que certains parlementaires prévoient déjà comme déficitaire.

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Le marché de ces peluches a été confié aux entreprises françaises Gipsy et Doudou et Compagnie qui se le partagent.

Contrairement à Gipsy, qui fabrique en Chine, Doudou et Compagnie prévoit de produire 15% de son quota dans son usine à Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) qui s'agrandira pour l'occasion. Dans cette usine seront réalisés le rembourrage, l'assemblage et la couture. Mais les matières premières et les préparations des pièces détachées viendront de Chine.

Au total, 8% des peluches devraient être fabriquées en France, avait précisé le comité d'organisation (Cojo) au cours de la conférence de presse lundi.

Vers une relocalisation des Phryges ?

Questionné sur une éventuelle « relocalisation d'urgence de la production en France » de ces peluches, Christophe Béchu a répondu:  « réagir à chaud sur une information que vous me donnez je le fais avec plaisir, vous dire dans le détail ce qu'il faut être capable de faire... vous me posez la question est-ce qu'il y a un problème, je vous réponds il y a un problème ».

« On ne va pas se retrouver, au moment où on explique qu'il faut des circuits courts et relocaliser, avec une production de mascottes qui se fait au bout du monde y compris quand on défend la perspective de lutter contre le réchauffement climatique, ce qui suppose de favoriser ce qui se fabrique à proximité », a encore commenté le ministre.

La toute première mascotte olympique est d'ailleurs apparue en France en 1968, à l'occasion des jeux olympiques d'hiver de Grenoble. Baptisée « Shuss » et faite en tissu, elle était, avant la mondialisation, fabriquée dans des ateliers en France.

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Le Cojo table sur deux millions d'exemplaires de peluches vendus. Outre la boutique en ligne officielle et celle des Halles, les mascottes seront vendues chez Carrefour qui est un des sponsors des JO, mais aussi dans les magasins de jouets spécialisés.

(Avec AFP)

latribune.fr

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