La Banque mondiale revoit nettement à la baisse la croissance mondiale

Ce regain de pessimisme est dû en grande partie à la chute des cours des matières premières (pétrole, minerais...) qui amputent les revenus de nombreux pays en développement, indique la Banque.

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Du côté des pays riches, les Etats-Unis voient leur prévision de croissance sabrée de 0,8 point, à 1,9%, en raison de l'appréciation du dollar qui pèse sur les exportations et de la crise de l'industrie extractive, frappée de plein fouet par le pétrole bon marché.
Du côté des pays riches, les Etats-Unis voient leur prévision de croissance sabrée de 0,8 point, à 1,9%, en raison de l'appréciation du dollar qui pèse sur les exportations et de la crise de l'industrie extractive, frappée de plein fouet par le pétrole bon marché. (Crédits : © Wong Campion / Reuters)

Bas prix des matières premières, ralentissement de la demande dans les économies développées, commerce mondial faible et diminution des flux de capitaux : pour la Banque mondiale, les causes justifiant un abaissement de ses prévisions de croissance mondiale sont nombreuses. L'institution ne table désormais plus que sur une hausse de 2,4% du produit intérieur brut (PIB) mondial, en baisse de 0,5 point par rapport à ses projections de janvier.

"L'économie mondiale est exposée à des risques majeurs", souligne la Banque mondiale dans son rapport semestriel, évoquant notamment les menaces "géopolitiques" et la volatilité financière.

Pour 2017, l'institution de lutte contre la pauvreté se montre guère plus optimiste et abaisse sa prévision de 0,3 point de pourcentage, à 2,8%.

La chute des matières premières comme boulet

Ce regain de pessimisme est dû en large partie à la chute des cours des matières premières (pétrole, minerais...) qui amputent les revenus de nombreux pays en développement, indique la Banque.

"Les marchés émergents et les pays en développement exportateurs de produits de base ont du mal à s'adapter à la faiblesse des cours du pétrole et d'autres produits essentiels", écrit l'institution.

La croissance de ces pays devrait dès lors rester modeste cette année (3,5%), selon la Banque qui met par ailleurs en garde contre l'explosion des crédits au secteur privé. Malgré un léger coup de mou, la Chine devrait continuer à croître solidement cette année (6,7%) tandis que le géant indien a, lui, le vent dans le dos (7,6%). Brésil et Russie devraient en revanche être frappés par des récessions "plus marquées" que prévu.

Du côté des pays riches, les Etats-Unis voient leur prévision de croissance sabrée de 0,8 point, à 1,9%, en raison de l'appréciation du dollar qui pèse sur les exportations et de la crise de l'industrie extractive, frappée de plein fouet par le pétrole bon marché.

La zone euro devrait, elle, bénéficier d'un "élan modeste" qui maintiendra sa croissance cette année à 1,6%.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires 4
à écrit le 08/06/2016 à 11:11
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Excellentes nouvelles...en l'urgence pour expédier Normal 1er ...à la Banque Mondiale ...et expliquer sa technique d' inversion des courbes de croissance...

le 08/06/2016 à 14:39
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Se réjouir des millions de chômeurs que cette baisse de la croissance mondiale va entraîner est vraiment le signe de la médiocrité. On peut voir ainsi le niveau du seul parti politique français qui soit en faillite financière (même le PCF n'y est...

à écrit le 08/06/2016 à 10:15
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Je suis persuadé qu'il existe un lien entre la croissance de la Chine et celle des pays riches.Il faudrait maintenant que la croissance en Chine s'essoufflé ce qui permettrait un redémarrage dans les pays riches.L'idéal serait 3% dans les pays riches...

à écrit le 08/06/2016 à 9:11
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Le pétrole remonte doucement, les matières premières vont suivre comme toujours !

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