La jeunesse mobilisée en masse pour la "grève mondiale pour le climat"
Andrew Beatty et Stéphane Orjollet, AFP

Photo d'illustration
Stringer .
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Rejoignant le mouvement initié à l'été 2018 par la jeune Suédoise Greta Thunberg, ils boycottent les salles de classe pour cette très symbolique "grève mondiale pour le climat", qui doit culminer par une manifestation monstre à New York, où se tiendra lundi un sommet international sur le climat.
De Sydney à Séoul, en passant par Manille, Bali, Tokyo ou Bombay, l'Asie-Pacifique a donné le coup d'envoi de ce "Friday for Future" planétaire destiné à faire monter la pression sur les décideurs politiques et les entreprises, pour qu'ils prennent des mesures drastiques pour enrayer l'envol des températures provoqué par les activités humaines.
Au total, plus de 5.000 événements sont prévus sur toute la planète et Greta Thunberg, qui défilera à New York, a appelé jeudi dans une vidéo la jeunesse à s'approprier le combat. "Tout compte. Ce que vous faites compte", a déclaré celle qui est devenue le symbole d'une jeune génération convaincue que ses aînés n'en font pas suffisamment pour lutter contre le réchauffement.
Alors que le soleil se levait sur le Pacifique, des élèves ont lancé la journée au Vanuatu, aux Salomon ou aux Kiribati. "Nous ne coulons pas, nous nous battons," scandaient des jeunes de ces atolls, menacés notamment par l'élévation du niveau des eaux.
En Australie, plus de 300.000 personnes - jeunes, parents et autres - se sont rassemblées dans plusieurs villes. Plus du double qu'au mois de mars, lors d'un premier mouvement similaire. "Nous sommes ici pour envoyer un message aux personnes au pouvoir, pour leur montrer que nous sommes sensibilisés et que cette question est importante pour nous", a déclaré à Sydney Will Connor, 16 ans. "C'est notre avenir qui est en jeu."
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Des milliers de personnes ont défilé aux Philippines, un archipel également gravement menacé par l'élévation des océans. "Beaucoup de gens ressentent déjà ici les effets du réchauffement climatique, et notamment des typhons", a déclaré à Manille Yanna Palo, 23 ans.
En Afrique du Sud, environ un demi-millier de personnes ont défilé dans la matinée à Johannesburg. "Notre école nous a autorisés à partir pour la manifestation. Si on ne fait pas quelque chose rapidement, ça sera le début de l'extinction humaine", s'inquiétait Jonathan Lithgow, collégien de 15 ans.
De premiers rassemblements ont eu lieu à travers l'Europe. En Allemagne, où les écologistes ont le vent en poupe électoralement, des manifestants ont déjà bloqué la circulation dans le centre de Francfort, provoquant un embouteillage monstre. A Berlin, la principale manifestation devait partir de l'emblématique Porte de Brandebourg.
Des entreprises se mobilisaient aussi, certaines donnant congé à leurs salariés voire fermant des magasins. "On se voit dans la rue", a ainsi lancé le fonds de pension australien Future Super, qui a rallié 2.000 entreprises à une initiative favorable à cette journée de grève.
Cette journée doit donner à New York le coup d'envoi de deux semaines d'actions, avec notamment samedi le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l'ONU. Outre Greta Thunberg, 500 jeunes sud-américains, européens, asiatiques et africains y sont attendus.
Et vendredi 27 septembre, pendant l'Assemblée générale de l'ONU, aura lieu une autre grève mondiale coordonnée. Le sommet spécial climat lundi à l'ONU doit réunir une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel.
A quelques exceptions notables, comme le président américain Donald Trump ou son homologue brésilien Jair Bolsonaro, nombre de dirigeants internationaux souscrivent à l'idée d'une urgence climatique. Mais ils sont attendus sur les détails concrets de leurs plans climatiques.
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