OCDE : des créations d'entreprise soutenues dans les services

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Les taux d’emploi se sont également redressés dans de nombreux pays et, dans la
plupart, les petites et moyennes entreprises (PME), jeunes et anciennes, ont été le principal moteur de la croissance de l’emploi, souligne l'OCDE.
"Les taux d’emploi se sont également redressés dans de nombreux pays et, dans la plupart, les petites et moyennes entreprises (PME), jeunes et anciennes, ont été le principal moteur de la croissance de l’emploi", souligne l'OCDE. (Crédits : Reuters)
Les créations d'entreprise dans les pays développés se redressent dans le contexte d'une conjoncture économique favorable. Malgré ce dynamisme, les PME éprouvent souvent des difficultés pour acquérir des parts de marché face aux grands groupes. Un défi de taille pour le gouvernement français qui veut renforcer la présence des entreprises françaises dans le commerce mondial.

Les indicateurs de l'entrepreneuriat passent au vert dans les pays développés. Selon un rapport publié ce 22 février, le nombre de créations d'entreprise a retrouvé un niveau supérieur à celui d'avant crise dans la plupart des pays avancés. Les améliorations, sur le front des faillites, peuvent illustrer cette bonne dynamique. A la fin 2016, le nombre de défaillances était revenu à son niveau d'avant 2008, voire en deçà dans de nombreux pays de la zone économique. La publication de ces résultats intervient alors que le Premier ministre annonce ce vendredi plusieurs mesures pour favoriser la présence des PME françaises à l'international qui peinent toujours à s'imposer sur la scène du commerce mondial.

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Des créations dynamiques dans les services

Dans l'ensemble des pays développés, les taux de créations d'entreprise dans le tertiaire ont été plus élevés que dans l'industrie. Dans la plupart des économies, le poids de l'industrie ne cesse de se réduire. "Les nouvelles entreprises industrielles ont représenté moins de 15% des créations d'emplois" sur le total. Les experts de l'institution internationale notent qu'entre 2008 et 2014, l'emploi dans le secteur manufacturier a diminué dans tous les pays de l'OCDE sauf le Luxembourg et l'Allemagne. Ce phénomène est particulièrement visible en France où le poids de l'industrie dans l'économie ne cesse de s'éroder depuis le début des années 2000.

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Outre la désindustrialisation croissante des pays développés, les experts du château de la Muette expliquent également cet essor des créations dans les services par des coûts de démarrage élevés et un effort capitalistique important dans le secteur de la fabrication.

Le numérique ouvre de nouvelles perspectives

L'ouverture à l'international des petites et moyennes entreprises est un enjeu majeur pour les économies développées. Pendant longtemps, les outils du numérique ont été largement utilisés par les multinationales qui pouvaient ainsi accroître leur place à l'international. Dorénavant, les enquêtes récentes menées par Facebook, la Banque mondiale et l'OCDE (Future of Business Survey) ont montré que même les structures composées d'une seule personne, en dépit de leur petite taille, peuvent réaliser une grande partie de leurs exportations grâce aux outils du numérique.

"De nos jours, les petites entreprises ont à leur disposition toute une palette d'outils numériques qui leur permet de mobiliser les réseaux et de commercialiser directement leurs produits et services auprès de clients potentiels dans le monde entier, et de surmonter les obstacles aux échanges qui pèsent traditionnellement davantage sur les petites entreprises caractérisées par de plus faibles économies d'échelle."

Le numérique tient une place primordiale dans les exportations des PME. Selon les résultats relatés dans le rapport, les deux tiers des PME exportatrices signalent que plus de la moitié de leurs ventes à l'international se font en ligne, "les PME manufacturières étant celles qui exportent le plus, suivies des PME présentes dans le commerce de gros et de détail". D'après les résultats mis en avant dans le document, les entreprises présentes à l'international seraient également plus confiantes sur leur situation actuelle et sur leurs perspectives d'activité et d'emploi.

Des PME en difficulté

Cependant, environ la moitié des PME exportatrices interrogées jugent qu'il est complexe de réaliser des ventes à l'étranger. Les principales difficultés à l'exportation évoquées sont entre autres, la recherche de partenaires commerciaux, les limitations d'accès aux marchés et la réglementation. Et ce constat est largement partagé par les PME françaises qui éprouvent souvent des difficultés à s'imposer à l'international. En témoignent les résultats du déficit commercial tricolore qui reste un point noir de l'économie tricolore.

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Commentaires
a écrit le 23/02/2018 à 20:49 :
n’importe qui en « France « a remarqué le buzz des agences d’interim ( exploiter les autres)
Et le buzz des services à la personne
C’est un paradoxe qui vient de la désindustrialisation et du numérique

En tertiaire ce sont les plateformes numériques avec la fusion des applications qui ont permi une explosion dans ce domaine

Car c’est plus facile de contrôler la centralisation d’informations que des informations libres et éparpillées .

Les études et les langues en France sont «  des luxes »
Les bonnes universités sont payantes.
Les bons éléments vont à l’etranger Le reste devient fonctionnaires
Et les autres apprennent à survivre.

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