Édouard Philippe présente son plan pour relancer les exportations

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Édouard Philippe devrait insister sur l'accompagnement et le financement à l'export, ainsi que la formation, en particulier l'apprentissage de l'anglais, ont indiqué des sources gouvernementales.
Édouard Philippe devrait insister sur l'accompagnement et le financement à l'export, ainsi que la formation, en particulier l'apprentissage de l'anglais, ont indiqué des sources gouvernementales. (Crédits : Gonzalo Fuentes)
Édouard Philippe a confirmé la mise en place d'un guichet unique regroupant Business France et les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) pour tenter d'enrayer le déficit commercial de la France.

Le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ont fait un déplacement, ce vendredi, dans la région des Hauts de France où ils ont annoncé des mesures pour relancer les exportations françaises. Le commerce extérieur demeure un gros point noir de l'économie tricolore depuis le début des années 2000. Pour tenter de muscler la présence de la France dans le commerce international, le gouvernement veut engager des réformes. Le plan a été dévoilé à la suite d'une conférence intitulée "Team France Exports" sur le campus de l'EDHEC Business School à Roubaix. Alors que le commerce extérieur constitue le principal moteur de la croissance allemande, les annonces du gouvernement devraient être très attendues par les chefs d'entreprise français qui veulent se développer à l'international.

Lire aussi : Allemagne : le commerce extérieur soutient la croissance, le PIB à 2,3%

Regroupement des acteurs

Pour renforcer les ventes de biens et de services à l'étranger, M. Philippe a confirmé une mesure déjà connue : le regroupement des acteurs de l'exportation, l'agence publique Business France et les Chambres de commerce et d'industrie, au sein de guichets uniques placés sous l'autorité des régions en France. Lors de la consultation publique organisée dans le cadre de la loi Pacte, cette proposition avait été mise en avant par le ministère :

"Actuellement, les acteurs du dispositif public d'appui à l'export (Business France, Chambre de commerce et d'industrie en France et à l'étranger, Conseillers du commerce extérieur, banques, assureurs-crédits privés, Bpifrance, etc.) interviennent souvent individuellement et de manière dispersée auprès des entreprises. Pour améliorer la lisibilité du dispositif d'accompagnement à l'export, tout particulièrement pour les plus petites entreprises, il est proposé de créer un guichet unique, en partenariat avec les régions".

Cette logique doit également prévaloir à l'étranger: dans huit pays-test (Singapour, Japon, Philippines, Hong-Kong, Russie, Norvège, Belgique, et Espagne), "Business France concèdera son activité à des structures privées capables de fournir des services de même qualité".

Quant au financement à l'export, il sera plus orienté vers les PME. Le dispositif sera simplifié "pour se mettre au niveau des principaux concurrent à l'exportation", ont précisé plusieurs sources à l'Agence France Presse. Le rôle de la banque publique Bpifrance comme point d'entrée unique en matière de financement public sera notamment renforcé. Dans le cadre de la future loi Pacte, la conquête de marchés à l'international pour les PME fait partie des chantiers prioritaires exprimés par Bruno Le Maire. Lors d'une conférence de presse devant les acteurs du monde économique, le locataire de Bercy avait évoqué la possibilité d'accroître la formation en commerce international des patrons de PME.

Lire aussi : Loi sur les entreprises : Le Maire lance sa grande consultation

 Dans un communiqué, les chambres de commerce et d'industrie ont salué "les annonces du gouvernement sur le commerce extérieur, particulièrement la création de guichets uniques en régions, CCI-Business France, et la mise en place de concessions de service public à l'étranger auxquelles les CCI Françaises à l'International (CCI FI) pourront candidater."

Apprentissage de l'anglais

Le faible niveau d'anglais des Français est régulièrement évoqué dans les études réalisées par les institutions internationales. Pour tenter de remédier à cela, l'exécutif  a annoncé la mise en place d'un financement pour obtenir une certification internationale pour le Toefl, par exemple. Il devrait pouvoir profiter aux élèves de terminale jusqu'en troisième année de licence. Cette mesure devrait monter en puissance dans les trois années à venir. En outre, la formation au commerce international devrait être renforcée dans quelques BTS.

> Lire aussi : Qui sont les plus mauvais élèves d'Europe en anglais ? French people of course !

Pertes de marché à l'export

Ces annonces interviennent alors que la part des exportations françaises dans le commerce mondial diminue régulièrement. Dans une étude publiée en janvier dernier, l'institut COE-Rexecode soulignait très bien que "aucun rattrapage des pertes des parts de marché accumulées par la France depuis le début des années 2000 n'est amorcé et le recul de la position française s'est même légèrement accentué." Le poids des exportations françaises de biens et services dans le total des exportations de la zone euro a légèrement reculé en 2017. Elle est passée de 13,2% en 2016 à 12,9% l'année dernière, contre 17% en 2000. La baisse des exportations françaises par rapport à celles de la zone euro constitue "une tendance majeure de l'économie française depuis le début des années 2000" rappellent les auteurs de l'étude. Les économistes expliquent que la désindustrialisation de la France, sa perte de compétitivité hors-prix et la montée des économies émergentes ont contribué à accélérer la perte de vitesse de la France dans le commerce mondial.

"La première cause du recul des positions françaises est la part croissante des économies émergentes, notamment de la Chine, dans les exportations mondiales. L'essor des économies émergentes dans le commerce mondial a affecté tous les pays avancés, mais la France a perdu plus de parts de marché que ses principaux partenaires de la zone euro."

Lire aussi : Compétitivité : la France perd encore des parts de marché

Par ailleurs, le solde commercial de la France s'est encore alourdi en 2017 passant de -48,3 milliards en 2016 à -62,3 milliards d'euros. Selon les douanes, cette dégradation s'explique "majoritairement par celle de la facture énergétique : après quatre années consécutives de baisse, elle repart à la hausse. De plus, le déficit manufacturier se creuse de nouveau, en raison d'une nette reprise des achats de biens intermédiaires, sous l'effet de l'accélération de l'activité économique".

Lire aussi : France : pourquoi le déficit commercial s'amplifie à nouveau

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Commentaires
a écrit le 26/02/2018 à 8:53 :
Un exemple de la mediocrite de l'export "a la francaise" Ici en Coree le fromage francais est tres apprecie. Presque tous ces produits sont etiquettes a l'export en allemand et vendu par des allemands. Les exemples sont legion. On pretend avoir la creme des ecoles de commerce. Alors a quoi servent-elles ? Une enigme francaise, une de plus.
a écrit le 25/02/2018 à 21:36 :
Le CAC 40 est soutenu par les capitaux américains et une très (très) large partie de ses profits sont créées et produites à l'étranger... pour créer du travail... où ? à l'étranger !

Le CAC 40 ce n'est pas le miroir de la santé économique de la France... loin s'en faut.
a écrit le 25/02/2018 à 19:17 :
Edouard Philippe inventa ainsi l'administration digne de l'hydre de Lerne : Cette créature est décrite comme un monstre possédant plusieurs têtes qui se régénèrent doublement lorsqu'elles sont tranchées.
C'est idem pour cette énième équipe de France de l'export, avec le mille feuilles français historique et incompétent dans toute sa splendeur : couche sclérosée et molle des CCI, couche soporifique et arrogante de Business France puis une couche pimentée sans effet à long terme, ca c'est BPI, et sans commentaire pour les Régions qui vont réinventer l'eau chaude pour se payer des voyages dans le monde entier avec leurs délégations inutiles, financées avec l'argent publique. Comment un homme comme Edouard Philippe ose espérer avoir un résultat différent en reprenant les mêmes ingrédients rassis.
a écrit le 25/02/2018 à 14:16 :
Je suis à la tête (pourrie) d'un Etat en faillite !
J'en profite pour faire l'inventaire en comptant les pièces d'or que j'entrepose au château avec peneloppe solete.
a écrit le 25/02/2018 à 13:36 :
A force de lire des articles sur le manque de compétitivité hors coût des entreprises française, je pense de plus en plus que ce genre d'initiative est à coté du sujet et ne sert à rien.

- pour exporter, il faut avoir des produits innovants et de qualité. Hors les produits français sont souvent moyenne gamme et non-innovants

- pour produire, couvrir nos besoins, et exporter il faut avoir une main d'œuvre qualifiée, hors, il semble que depuis 20 ans, notre niveau de formation n'a jamais arrêté de baisser. Et le chômage structurel serais de 9%.

Les entreprises ont d'ailleurs leur responsabilité car lors des ruptures technologiques, en France on ne forme pas les salariés en place aux nouvelles techniques. on les licencies et on embauche des jeunes, forcément pas pas assez nombreux car les nouvelles techniques sont émergente : cf le problème de l'usine Bosh spécialisée sur le diesel.
=> Les employés vont rester inemployable car avec des compétences Diesel, et on ne pourra pas produire suffisamment dans la filière électrique car comme elle est nouvelle, on ne formera pas tout le personnel nécessaire en 1 ou 2 ans de cursus

conséquence : chomage structurel, et impossibilité de pleinement satisfaire la demande.

Alors des plans pour exporter, dans ces conditions ça me fait bien rire .... (ou pleurer)

Quand aux entreprises innovante, avec des bons produits, elles n'ont jamais eu de problème pour la conquête des marchés (Essilor, Legrand, Airbus, Michelin, Moulinex, Air liquide , etc...)
Même notre industrie automobile s'en est sortis comme ça.
Réponse de le 25/02/2018 à 20:29 :
Je suis à peu d'accord avec à peu près tout ce que vous dites sauf quelques précisions.

1) Renault s'en sauve grâce à Nissan et l'aide de l'État Français;
2) PSA s'en sort parce qu'il vend essentiellement dans les pays émergents des produits bas ou moyen de gamme, comme Renault d'ailleurs, et toujours avec l'aide de l'État Français;
3) Sans KLM, Air France est une entreprise agonisante, mais avec l'aide de l'État (encore)... elle s'en sort pas trop trop mal;
4) Alstom... même topo;
5) Airbus s'en sort plutôt bien... mais faut-il rappeler (encore et encore) que Airbus est européen et que les Allemands détiennent à peu près la même propriété dans Airbus que la France.

Conclusion : les produits Français sont non seulement 20-25% trop chers pour leur qualité mais sans l'aide (providentiel) de l'État la France aurait encore beaucoup moins d'usines et de manufactures sur son territoire. L'exportation Française est une lubie... parce que les entreprises qui sont capables de tirer profit de l'étranger c'est qu'elles y produisent le gros de leur production, et de leurs bénéfices.
a écrit le 25/02/2018 à 12:41 :
Des reglements, des dossiers , des administratifs, des gens polis mais innefficaces , ils sont bien dans leur fromage .pas d'objectifs, pas d'obligation de resultats , des braves gens quoi!!! comme la BPI ils sont bien logés au frais des contribuables , ils touchent leur paie organisent des salons des show de la com et voila....
Et je sais de quoi je parle si vous comptez sur eux pour faire avancer les choses alors jetez vous du haut de la tour eiffel ce sera le meme resultat.
Nous n'avons jamais pu traiter une affaire avec eux et pourtant c'etait à l'international entre la france et le canada. Finalement avec le canada on est allé en chine et ça marche.
La differenc est que si un fonctionnnaire au canada plante un projet à l'export il est viré alors ça change tout. VOILA LA VERITE le reste du pipeau au service des grandes entreprises sans risque ...
a écrit le 24/02/2018 à 19:41 :
Les francs maçons à la truelle !
a écrit le 24/02/2018 à 19:40 :
Moi j'ai un plan pour exporter nos élites qui ont planté le pays !
a écrit le 24/02/2018 à 15:34 :
Des plans, on n’en manque pas. Par contre des passages à l’action, sont d’une extrême rareté !!
a écrit le 24/02/2018 à 11:30 :
EN REALITE 40 %A 50% DES ENTREPRISSES FRANCAISE PRODUISENT A L ETRANGE CAR S EST MOINS CHER ? ON CROIE ACHETE CHINOIS OU ALLEMAND MAIS SE SONT SOUVENT DES PRODUIT FRANCAIS ? LES PRODUTEURS NON PAS DETAT D AME IL VEULENT SEULEMENT LA RENTABILITE???
Réponse de le 25/02/2018 à 11:36 :
ouich vou avair bien réson, encor une foie un potste briiant.
a écrit le 24/02/2018 à 11:09 :
@P52 Effectivement, comme on ne peut dévaluer l' euro monnaie commune et non pas unique, il faut dévaluer tous les salaires et tous les acquis sociaux des français pour laisser à croire aux français que l' imbécile compétition que nous surjoue la clique européiste face aux salaires à 400 euros mensuels des pays HZE à l' est est tenable à terme, en omettant délibérément que la cause de nos problèmes en est notre appartenance à l' Ue.
Trois liens donc qui expriment bien cette causalité mortifère, monnaie commune, surcotation tout à fait admise à présent de l' euro trop fort pour la France reprise par le Figaro et la solution, un Frexit à penser, à venir, inévitable pour prétendre à rester en vie économiquement ...
https://www.upr.fr/vos-questions-nos-reponses/l_euro/euro-monnaie-commune-ou-unique
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00249-l-euro-est-trop-fort-de-68-pour-la-france-et-trop-faible-de-18-pour-l-allemagne-selon-le-fmi.php
https://www.upr.fr/conferences/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne
Réponse de le 24/02/2018 à 14:54 :
La série de mesures envisagées par le gouvernement pour traiter la question du déficit commercial de la France ne comporte encore pas une dévaluation interne (même si la France a déjà fait quelques pas timides en ce sens) dans le genre de celles qu’on fait les espagnols et les grecs car il faut d’abord qu’un pays de la zone euro arrive d’abord en situation de crise flagrante pour que les autorités européennes lui impose ainsi qu’à sa population une dévaluation interne en bonne et due forme avec baisses drastiques des retraites, des salaires, des prestations sociales, etc.

La logique est que dans un futur plus ou moins proche ou lointain, la France connaîtra cette situation de crise qui permettra que la dévaluation interne lui soit imposée, à moins que l’action du gouvernement ait été efficace et suffisante d’ici là, c’est peu probable même si c’est souhaitable. Je ne suis pas du tout certain qu’à l’occasion de cette situation de crise il y aura sortie de la France de l’Euro et de l’UE, il n’y en pas eu pour pour les grecs, les espagnols, les portugais, mais peut-être que sur le long il y a effectivement un petit risque de sortie de l’Italie de la zone euro. On verra, en particulier, si prochainement le Centro-destro qui inclut la ligue de Matteo Salvini se verra confier les responsabilités du gouvernement à l’issue des élections législatives du mois de mars. Pour être clair il n’y a pas de sortie de l’Euro à l’ordre du jour du programme de cette coalition mais ça pourrait quand même inquiéter les marchés du fait notamment que dans le programme commun de la coalition du Centro-Destra est prévue la mise en place des Minibots proposés par l’économiste Claudio Borghi Aquilini (qui s’apparentent à une monnaie parallèle).
Réponse de le 24/02/2018 à 18:00 :
Une (1) seul % augmentation de interet sur les marches financiers mondiales et les pays du sud de l'UE se naufragents, vos epargnes et retraites inclus. Voila le pression du Macron pour reformer le gestion financier de l'UE, donc mutualser les dettes francaises vers les pays qu'ont deja reformer et epargnees.
Réponse de le 25/02/2018 à 6:11 :
si la dévaluation de notre monnaie était la solution, nous serions premiers exportateurs mondiaux : dois je vous rappeler que De Gaulle a maintes fois dévalué le franc sans aucun résultat que celui d 'appauvrir les gens !!!! nous allons bientôt toucher le fonds et il faudra remonter et pour cela il faudra supprimer les ponctionnaires et autres inutiles. Ceux-ci n'apportent rien mais sont une charge insupportable pour nos entreprises empêchant d'ailleurs de payer correctement nos salariés : je suis un ancien chef d'entreprise et quand on recevait des taxes supplementaires cela nous empêchait d'investir ou de payer correctement nos salariés !!!! rien que la gestion des papiers exigés par ces inutiles comme la douane ou autres incapables a mis nos entreprises en faillites !!! aujourd'hui si il n'y a pas une suppression de ces ponctionnaires inutile et trop gavés, la France n'exportera plus : on attend toujours le choc de simplification prévu par Macron : quand je suis obligé de remplir des paperasses totalement inutiles je ne vais pas voir mes clients et je les perds au profit des entreprises étrangères bien moins emmerdées !!!!! mais ne vous leurrez pas : Macron ne nous sauvera pas et nous couleront dans des conditions bien pire que la Grèce et là, tous ces ponctionnaires inutiles devront savoir cultiver leur patates s'il ils veulent survivre !!!! si cette crise n'est pas encore arrivée c'est exclusivement grâce à la BCE et ses taux bas, mais dès qu'ils remonteront .....
Réponse de le 25/02/2018 à 7:57 :
La France depends d'importation de ses materiaux primaires. Comment a les payes si les caisses sont vides? Aujourdhui il y plus d'argent qui sort du pays, que l'argent qu'entre, donc la balance commercial negative. Intenable si on voudrais limiter l'accumulation du deficit du pays.
Voila la route inevitable a la faillite.
Réponse de le 25/02/2018 à 8:46 :
Ce que vous dites est faux Bertrand. Les dévaluations du Franc avaient pour but non seulement d’améliorer la compétitivité mais aussi de mieux traiter la question de l’endettement public du fait que les taxes basées sur les prix profitaient d’une hausse de l’inflation liée aux dévaluations pendant que l’État se faisait prêter de l’argent à taux plus bas, en particulier par la Banque France jusque-là 1973 . De toute façon dans les années 90 la France avait un excédent de balance commerciale  y compris après les dévaluations importantes de certains pays voisins liées à l’explosion du SME en 1992 . Quelques liens pour rappel :

Excédent historique du commerce extérieur français en 1993 : 87 milliards de francs

https://www.lesechos.fr/23/02/1994/LesEchos/16589-006-ECH_excedent-historique-du-commerce-exterieur-francais-en-1993---87-milliardsde-francs.htm

Les échanges extérieurs de la France sont restés largement excédentaires en 1994.

https://www.epsilon.insee.fr/jspui/bitstream/1/9960/1/ip381.pdf

Les chiffres 1996 de la balance commerciale :

https://www.la-croix.com/Archives/1997-02-26/Les-chiffres-1996-de-la-balance-commerciale-_NP_-1997-02-26-423034

Jusqu'où montera-t-il ? Mardi, Yves Galland, le ministre du commerce extérieur, a annoncé l'excédent commercial enregistré par la France : 122,3 milliards de francs. Un nouveau record historique, après celui établi en 1995 (97,8 milliards).

Pour la France le solde de la balance commerciale devient négatif à partir de 2002 – 2003 et jamais en positif depuis. Et le déficit est maintenant d'un niveau dramatiquement important année après année.
Réponse de le 25/02/2018 à 17:13 :
@ P52, Rassurez-moi, 2002, ça ne serait pas l'introduction de l'euro ? Non aucun lien, c'est le hasard sans doute...
a écrit le 24/02/2018 à 10:17 :
Bref! "Grâce" au délocalisation nous importons ce que l'on pourrait exporter! Merci l'UE de Bruxelles!
a écrit le 23/02/2018 à 20:29 :
Business France....l'ancienne dirigeante n'était elle pas Mme Pénicaud ? 😁 Elle n'a donc pas fait des miracles eu égard au niveau de notre déficit extérieur.....et maintenant elle se pose en redresseur de torts risible! 😂😎
Réponse de le 25/02/2018 à 6:13 :
ce n'est pas la banque qui ne prête pas, c'est qu'il n'y a pas d'emprunteurs !!!
a écrit le 23/02/2018 à 20:14 :
Réunir 2 administrations dont l'une est dirigée par des interêts de loges ? Ca sera plus simple d'envoyer des hommes et femmes sur la planete Mars ou de transformer le plomb en or. Business France et CCI ensemble, ca va être au mieux drôle, au pire improductif et cela détournera définitivement les entreprises de ces deux organismes publiques.
a écrit le 23/02/2018 à 19:59 :
Du réchauffé toujours et encore, un restyling de l'équipe de France de l'Export d'il y a 10 ans, créée par Christine Lagarde, avec au premier rang, les chambres de commerce et leurs conseillers généralistes. L'export est une affaire de spécialistes affutés, pratiquant et se déplacant régulièrement à l'étranger, pas des fonctionnaires sclérosés, déconnectés du réel de l'entreprise et de leur environnement. Et bonne chance pour faire une "joint venture" avec 2 administrations publiques (Business France + Cci) avec leurs doublons dorés et planqués (surtout dans les Cci) qui vont brasser encore plus d'air pour conserver leurs postes très bien rémunérés.
Réponse de le 23/02/2018 à 20:33 :
Oui, puisque vous le mentionnez ça me revient maintenant... je me souviens très bien de cela (du coup)... et après réflexion on se demande pourquoi il faut toujours revenir au ''jour de la marmotte'' pour sembler faire croire qu'il est possible de changer le passé en se concentrant très fort sur le présent... même à y développer des maux de tête chroniques... et qui sont difficiles à médicaliser correctement... même de façon légale.
Réponse de le 24/02/2018 à 12:16 :
L'export est depuis la nuit des temps la martingale dorée d'administrations publiques ayant fait preuve de leur incompétence année après année, surtout celles avec des grilles de salaires très généreuses. Qu'importe le déficit du commerce extérieur pour ces fonctionnaires, ce qui prime ce sont les voyages aux frais de la princesse + salaires nets bien touffus. Et le jour de la marmotte va continuer à se répéter inlassablement tout comme le déficit du commerce extérieur.
a écrit le 23/02/2018 à 18:40 :
Le CICE était clairement une erreur:l'état doit arreter de toujours subventionner les entreprises qui s'enrichissent sur le dos des citoyens honnetes.Il faut réorienter les subventions vers des secteurs plus créateurs d'emplois:l'associatif,le culturel,le cultuel et les collectivités
Réponse de le 24/02/2018 à 8:15 :
J'apprécie toujours votre humour du second degré. Bien évidemment il faut au contraire l'amplifier, le transformer en baisse définitive et inconditionnelle des charges, et au besoin baisser les salaires et les revenus de transfert. Vu les gammes de production française, l'objectif n'est pas d'avoir des coûts salariaux inférieurs à ceux de l'Allemagne mais à ceux de l'Espagne. Trop de terrain économique a été perdu pour se contenter de demi-mesures.
Réponse de le 25/02/2018 à 6:16 :
vous avez lu l'article ou vous venez de vous réveiller ???? il n'est pas question de créer des emplois mais d'exporter et je vois mal exporter de l'associatif !!!
a écrit le 23/02/2018 à 18:17 :
pour relancer les exportations, rien ne vaut des gens motives......... bon avec la loi florange la taxe a 75%, et tout le package hollande montebourg, bizarrement, personne ne va parler anglais, et passer 11 mois a l'etranger pour gagner la meme chose que celui qui rentre chez lui a 16.00...... ca reduit les inegalites, plus personne ne travaille.....
pour le reste la france a mis l'industrie dehors, et pour les services, elle est tres forte dans... les services a la personne......
les diplomes qui travaillent dans les services ne vont pas faire d'export pour se faire vomir dessus par ceux qui n'en foutent pas une, autant faire sa vie des le debut a l'etranger
Réponse de le 23/02/2018 à 20:38 :
la «  crise «  est mondiale sauf qu’en France c’est «  pire » que ailleurs

Pourquoi ?
Réponse de le 25/02/2018 à 10:18 :
@Citoyen ordinaire : un état omniprésent et impotent ? Une dépense publique à 57% du PIB, un triste record mondial ?
a écrit le 23/02/2018 à 17:59 :
Voilà le résultat des brillantes "innovations" de la gauche avec la retraite à 60 ans, les 35 heures de Jospin intervenues au début des années 2 000 (ce n'est pas une coïncidence) les prélèvements obligatoires de 57 % du PIB: tout faux à l'inverse des pays qui ont réussi à s'en sortir. Pour nous, je crains fort que la messe soit dite.
Réponse de le 25/02/2018 à 10:25 :
Il est effectivement difficile d'exonérer les 35 heures de leur responsabilité dans la rechute du commerce extérieur au début des années 2000. La production de tous les biens dont la hausse de productivité n'a pas permis d'annuler les effets des 35h a été délocalisée, annulant accessoirement les effets escomptés sur l'emploi de cette mesure. On a donc brillamment réussi à créer du chômage... tout en dépensant 10 à 15 milliards d'€ par an d'argent public de mesures d'accompagnement des 35h. Brillant...
a écrit le 23/02/2018 à 17:58 :
Voilà le résultat des brillantes "innovations" de la gauche avec la retraite à 60 ans, les 35 heures de Jospin intervenues au début des années 2 000 (ce n'est pas une coïncidence) les prélèvements obligatoires de 57 % du PIB: tout faux à l'inverse des pays qui ont réussi à s'en sortir. Pour nous, je crains fort que la messe soit dite.
a écrit le 23/02/2018 à 17:04 :
Quand l'etat consomme 57 %du PIB (donc pays totalitaire) les entreprises ne peuvent etre en forme !!!!ce n'est pas en payant 350 000 € pour un simple voyage en avion + un qui revient à vide que,malgre les belles paroles de MR PHILIPPE, que nous allons resoudre nos problêêmes
a écrit le 23/02/2018 à 16:46 :
Face à un problème grave il vaut mieux toujours essayer de faire quelque chose que de ne rien faire car les problèmes de désindustrialisation et de déficit commercial risquent de conduire la France à une crise économique grave de balance des paiements (néanmoins pas avant plusieurs années à mon avis). La principale mesure pour s’attaquer au déficit commercial et au déficit extérieur plus globalement, c’est la dévaluation interne inévitable si la France reste dans la zone euro. Je cite un économiste (lien ci-dessous en date du 26 août 2017) à propos d’un rapport du FMI paru fin juillet.« Selon ce rapport, l'euro est en réalité surévalué de 6,8% pour la France, tandis qu'il est sous-évalué d'environ 18% pour l'Allemagne. "Comme on ne peut pas dévaluer la monnaie, on va entrer en France dans une politique appelée ouvertement de dévaluation interne", avance-t-il. "Le déficit commercial de la France ne cesse de croître. L'énorme problème d'Emmanuel Macron va consister à mettre en œuvre la politique qui a été imposée à la Grèce, à l'Espagne, au Portugal. Comme on ne peut pas dévaluer la monnaie, on va entrer dans une politique appelée ouvertement de dévaluation interne.En clair, on va baisser tous les prix en France, les retraites, les salaires aussi, pour faire en sorte que ce soit aussi peu cher de travailler en France qu'ailleurs".

http://french.xinhuanet.com/2017-08/26/c_136557483.htm

Dans des temps anciens la France utilisait fréquemment la dévaluation de la monnaie, c'était douloureux pour la population, la dévaluation interne dans la zone euro l'est encore plus.
Réponse de le 25/02/2018 à 6:20 :
dans les temps anciens la France utilisait la dévaluation de la monnaie : cela a -t-il créé des exportateurs ???? non, alors merci pour vos commentaires!!!
Réponse de le 25/02/2018 à 10:31 :
La dévaluation externe est simplement un peu plus hypocrite. En monnaie nationale dévaluée les revenus restent apparemment au même niveau mais le pouvoir d'achat réel de ces revenus baisse. De toutes façons pour les pays qui ont utilisé massivement la dévaluation en d'autres temps (Italie, France...) une dévaluation... ne faisait qu'annoncer la suivante.
a écrit le 23/02/2018 à 15:22 :
C’est vraiment un «  plan » digne d’un ex- LR...

L’enjeu est donc dans le «  camp de l’education Nationale et la réforme des universités ? »

Certains en France Adorent les «  quotas «  et la maîtrise par blocage » de certains qu’ils jugent » pas à la place où il devrait être selon »eux »

L’evolution social N’est pas pour «  tous et toutes en France »

En bloquant depuis 40 ans ils ont mi l’avenir commercial de la France en difficulté dans l’echiquier Du monde

Ceci est la «  réalité «
Réponse de le 23/02/2018 à 21:23 :
Pas top ta démonstration. Tu m as habitué a mieux. Recommences stp.
a écrit le 23/02/2018 à 15:06 :
Faisons comme les Allemands ne dépensons plus notre argent pour la défense nous pourrons baiser les charges des entreprises pour qu'elle puissent exporter .
Notre armée doit défendre notre territoire mais pas ceux des autres ,les Allemands restent chez eux .
Réponse de le 25/02/2018 à 10:39 :
En 2017 la France a dépensé 1,77% de son PIB pour la défense contre 1.22% pour l'Allemagne. Autrement dit un écart de 0,55% de PIB. L'Allemagne a un excédent budgétaire de 1,2% de son PIB contre 3% de déficit pour la France. L'explication est donc ailleurs... Et je ne suis pas du tout convaincu que ce soit sur la défense qu'il faille faire des économies.
a écrit le 23/02/2018 à 14:53 :
au lieu de se battre sur des marchés extérieurs contre des pays qui ont des pratiques déloyales (dumping social et fiscal, salaires de misère, marchés fermés, bureaucratie plus ue tatillonne), on essayait simplement de reconquérir notre marché intérieur avec des produits de qualité?

Il n'y a pas de fatalité à ce qu'on doive acheter 1/3 de notre consommation de produits bio à l'étranger (1.5 milliards €),
Quitte à devoir acheter notre coton à l'étranger, pourquoi ne pourrait t'on pas refaire nos tee shirts en France (et cette fois des produits qui tiennent plus de deux lavages)?

En France Peugeot devrait être leader sur le marché de l'outillage electro-portatif. Je possède des blocs moteurs de cette marque des années 70 et qui fonctionnent encore parfaitement, preuve qu'on a su faire.

Etc etc... la liste est énorme des choses qu'on n'a plus faites pour nous et qu'on devrait parce que c'est à notre portée.
Réponse de le 25/02/2018 à 6:27 :
Peugeot a été leader mais il ne l'est plus !!!
Renault a construit des tracteurs mais il ne le fait plus..
dois je continuer la liste
ils ont été remplacés par Felder, Fendt......plus performant : plus chers mais plus efficaces et plus durables !!!
mais pendant ce temps, il y a eu 7 000 000 ponctionnaires inutiles de plus !!!!
on ne peut pas tout avoir
on ne peut pas être champion mondial de créateur de pauvreté et exportateur
on ne peut pas avoir des flics qui se gavent en créant des pauvres et des chomeurs et avoir des entreprise performantes : rien que la limitation à 80km/h va faire disparaitre des PME car quand vous êtes obligés d'aller moins vite sur la route et bien vous perdrez un rendez-vous par semaine , et ce rendez vous perdu pourra vous imposer de déposer le bilan !!!
Réponse de le 25/02/2018 à 10:40 :
Qui accepterait de payer 30 ou 50€ pour un tee-shirt made in France ?
Réponse de le 25/02/2018 à 12:00 :
à 30€ vous payez la marque plus que le tee shirt qui revient à 5 d'euros à la fabrication en France par des adultes payés correctement.

Il y a des gens pour acheter des baskets à plus de 100€, alors qu'elles reviennent à quelques € à la production en Asie. Il y a de la marge pour un fabriquant français a condition qu'il soit moins gourmand sur ses marges que les actionnaires de Nike, adiddas et autres.

Le problème c'est plus la goinfrerie des actionnaires et la bêtise des acheteurs que le coût de fabrication.
a écrit le 23/02/2018 à 14:44 :
Je travaille depuis trente ans à l 'étranger pour des compagnies de services pétroliers et j ' ai toujours été mort de rire en écoutant parler Anglais bon nombre de compatriotes cadres supérieurs et ingénieurs des grandes écoles. J ' ai demandé à plusieurs collègues hollandais et scandinaves comment se faisait-il que dans leur pays pratiquement tout le monde parle couramment Anglais. On m ' a alors expliqué que dès leur plus jeune age ils regardaient les dessins animés , films etc en VO anglaise à la télévision. La fameuse exception culturelle française de monsieur Toubon nous a bien mis dans le pétrin!
Réponse de le 23/02/2018 à 19:12 :
Vous pouvez me citer un seul cinéaste norvégien? Un auteur de roman néerlandais? Vous avez vu combien de films serbes ces 5 dernières années?

Que reste t'il du cinéma Italien? Allemand? Anglais?

La fameuse exception culturelle c'est grâce à elle qu'il y a encore un cinéma français internationalement reconnu et des libraires qui vendent autre chose que les 20 romans primés.

Pour ce qui est des films doublés ou sous-titrés, c'est assez simple à comprendre. Doubler un film revient entre 5 et 20% du coût de production.

Qui veut doubler un film pour 4 millions de norvégiens? pour 11 millions de tchèques? voire même pour 28 millions de néerlandophones?
Tout ces gens là voient des films en anglais parce que ça couterait trop cher de les doubler et non pas pour des raisons d'apprentissage de la langue.
Le norvégien est une langue ultra-minoritaire (mais il y a pire),
donc ils sont obligés d'en sortir.

Ceci écrit, je vous rejoins sur un point. Je n'ai jamais vu un cadre de Total terminer une seule réunion de chantier sans être retombé dans le franco-français.. et tant pis pour les compagnies de service.
Réponse de le 23/02/2018 à 20:48 :
@Ah ouais... Que vous ne sachiez pas citer le nom d'un seul écrivain norvégien, d'une seule chanteuse Néérlandaise, ou d'un seul réalisateur serbe, c'est autre chose. C'est tout simplement que les européens ne s'intéressent ABSOLUMENT à la culture des autres peuples européens. Par contre des chanteurs, acteurs ou réalisateurs anglo-saxons, no problemo. L'Union Européenne, cette vaste blague.
a écrit le 23/02/2018 à 14:42 :
Je travaille de puis trente ans à l 'étranger pour des compagnies de services pétroliers et j ' ai toujours été mort de rire en écoutant parler Anglais bon nombre de compatriotes cadres supérieurs et ingénieurs des grandes écoles. J ' ai demandé à plusieurs collègues hollandais et scandinave comment se faisait-il que dans leur pays pratiquement tout le monde parle couramment Anglais. On m ' a alors expliqué que dès leur plus jeune age ils regardaient les dessins animés , films etc en VO anglaise à la télévision. La fameuse exception culturelle française de monsieur Toubon nous a bien mis dans le pétrin!
a écrit le 23/02/2018 à 13:51 :
Il faut appliquer la note n°6 du CAE. Les Français sont incapables de le comprendre. Les Allemands l'appliquent et s'en portent très bien. Pauvre France!
Réponse de le 25/02/2018 à 6:29 :
en quoi les allemands l'appliquent ils ????? soyez précis !!!!
Réponse de le 25/02/2018 à 10:52 :
C'est sans doute pour ça que les carburants sont 10 à 20 ct moins chers en Allemagne qu'en France... Pour le gazole seules l'Italie, la Suède et le Royaume-Uni arrivent à faire encore un peu plus taxé que la France.
a écrit le 23/02/2018 à 13:49 :
Ensuite, on pourrra discuter des problèmes à l’exportation.
Je préconise plutôt une hausse de TVA de 5 points, plus 2 points de CSG supplémentaires, un peu de CRDS, une contribution pour financer les pistes cyclables, un malus pour les automobilistes, une vignette pour les vélos, les poussettes, les trottinettes et les skate board....

Il faut chercher à exporter la créativité fiscale de ce pays car c’est une question de justice sociale comme disait François Hollande.
a écrit le 23/02/2018 à 13:18 :
trop de ponctionnaires rentiers à gaver et donc taxes trop élevées !!!
sans compter formation commerce international totalement nulle
sans compter un effondrement de l'agriculture, de l'artisanat et de l'industrie dû à nos ponctionnaires inutiles et rentiers et donc le ras le bol des patrons qui auraient voulu exporter et on a le compte !!!!
Réponse de le 25/02/2018 à 10:58 :
Pour exporter il faut avoir quelque chose à exporter. Même en agriculture on recule, seule la viticulture nous sauve momentanément du naufrage. Le bio est largement déficitaire.

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