Pouvoir d'achat, inflation, Covid... Un 1er-Mai sous le signe de la colère dans le monde
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EN EUROPE
Des milliers de personnes ont manifesté à Athènes, réclamant davantage de mesures de soutien du pouvoir d'achat, face à l'inflation qui a atteint 9,4% en avril en Grèce.
Si le salaire minimum a été augmenté ce 1er mai de 50 euros, à 713 euros mensuel, cette mesure est jugée insuffisante par les syndicats, qui réclament 825 euros.
A Madrid, ils étaient environ 10.000 manifestants, selon un porte-parole du gouvernement, à défiler pour réclamer des hausses de salaires et des mesures face à l'inflation. Une grande bannière affirmait :
D'autres manifestations ont eu lieu à travers l'Espagne et en Andorre, où la hausse du coût de la vie, du prix des logements et la perte du pouvoir d'achat ont été là aussi au centre des revendications.
En Italie, les principales confédérations syndicales avaient appelé à un rassemblement à Assise (centre), ville de Saint-François, patron de l'Italie, sur le thème "Au travail pour la paix" dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. "Nous devons absolument œuvrer à mettre fin à cette guerre absurde, voulue par Poutine", a déclaré le leader du syndicat Cgil, Maurizio Landini, devant plusieurs centaines de militants.
La maire de Berlin, Franziska Giffey, prononçait un discours lors d'un rassemblement à Berlin, réunissant 7.500 personnes selon les médias, lorsqu'un manifestant lui a jeté un œuf. Son service de sécurité a pu la protéger avec un parapluie.
DANS LE RESTE DU MONDE
Des dizaines de personnes ont été arrêtées à Istanbul, six jours après les condamnations du mécène Osman Kavala et de sept membres de la société civile accusés d'avoir voulu renverser le régime.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Les services du gouverneur ont fait état de l'interpellation de 164 personnes qui voulaient rejoindre la célèbre place Taksim, épicentre des grandes protestations anti-gouvernementales de 2013, fermée au trafic et aux défilés.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a quitté précipitamment les célébrations du 1er mai après que des mineurs en colère ont envahi la scène sur laquelle il devait s'exprimer au stade Royal Bafokeng de Rustenberg (nord). Les protestaires, qui scandaient "Cyril doit partir", exigaient une augmentation des salaires.
Au Sri Lanka, touchée par une violente crise économique, l'opposition a demandé à l'unisson la démission du président Gotabaya Rajapaksa, lors de rassemblements massifs. "Go home Gota", ont scandé des dizaines de milliers de militants à Colombo.
Des mois de pannes d'électricité, une inflation galopante et de graves pénuries de nourriture, de carburant et de produits pharmaceutiques ont suscité de nombreuses manifestations anti-Rajapaksa depuis mi-mars.
Deux grands rassemblements sont prévus à Buenos Aires: l'un de groupes proches du pouvoir, pour exprimer leur soutien à la politique actuelle, tout en plaidant pour un accent social plus prononcé face à l'inflation, et l'autre, d'organisations à la gauche du pouvoir pour dire leur opposition au remboursement de la dette envers le FMI (Fonds monétaire international) et exiger un virage social radical.
Plusieurs milliers de personnes ont aussi défilé à Londres, à l'appel de syndicats et d'organisations environnementales ou sociétales, comme Black Lives Matter (Les vies noires comptent).
À lire également
A Cuba, à l'appel du gouvernement, des centaines de milliers de Cubains, portant des masques, ont défilé dans les principales villes, au moment où l'île est confrontée à de graves pénuries et une hausse des prix. Après deux ans de confinement lié à la pandémie de Covid-19, le gouvernement communiste avait appelé les travailleurs à participer à ces défilés, organisant des transports par autocar. Le rassemblement s'est déroulé à La Havane en présence du président Miguel Diaz-Canel et du leader révolutionnaire Raul Castro.
(avec l'AFP et Reuters)
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