Trump nie toute allégation de chantage par le Kremlin

 |  | 686 mots
Lecture 5 min.
Le futur président, qui prêtera serment le 20 janvier, aura l'occasion de revenir sur ce dossier compromettant - mais non corroboré par les services de renseignement américain- ce mercredi lors de la conférence de presse qu'il donnera à sa Trump Tower de New York, la première depuis près de six mois.
Le futur président, qui prêtera serment le 20 janvier, aura l'occasion de revenir sur ce dossier compromettant - mais non corroboré par les services de renseignement américain- ce mercredi lors de la conférence de presse qu'il donnera à sa Trump Tower de New York, la première depuis près de six mois. (Crédits : Reuters)
Juste avant sa conférence de presse très attendue, Trump exprime sa colère dans une rafale d'invectives sur Twitter à propos du dossier très compromettant pour lui-même -mais non corroboré par le renseignement américain- qui circule en ce moment à Washington dans les plus hautes sphères politiques. Ce matin, la Russie a déclaré complètement fausses toutes les allégations contenues dans ce dossier désormais accessible sur le Net.

Article écrit le mercredi 11 janvier à 14h10, mis à jour à 17h

Des documents confidentiels non corroborés par le renseignement américain indiquent que des agents russes détiendraient des informations personnelles et financières compromettantes au sujet du président-élu Donald Trump, a-t-on appris mardi soir auprès de deux responsables américains, confirmant des informations d'abord révélées par CNN.

Ces informations non accréditées par les agents américains figurent dans un résumé de deux pages annexé au rapport sur les ingérences russes présumées dans la campagne présidentielle américaine que les services de renseignement ont remis la semaine dernière au futur président des Etats-Unis et au président sortant, Barack Obama, précisent ces responsables américains.

"Fausse information, chasse aux sorcières politique !", a répliqué Trump dans un tweet rédigé en lettres capitales et publié dans la soirée.

Reuters explique avoir contacté son équipe de transition mais que celle-ci n'a pas répondu. Pour autant, le futur président, qui prêtera serment le 20 janvier, aura l'occasion de revenir sur ce sujet ce mercredi lors de la conférence de presse qu'il donnera à sa Trump Tower de New York, la première depuis près de six mois.

Mais ce matin aux Etats-Unis, au vu de l'ampleur prise dans les médias par cette affaire, le président-élu se déchaînait sur Twitter dans un flot d'invectives (souvent écrites en majuscules, ce qui exprime le cri, la colère). Cela alors que sa deuxième conférence de presse (en direct sur Youtube) très attendue doit débuter à 11h (17h heure de Paris), et qu'il entrera en fonction dans seulement 9 jours.

Trump, Twitter, dossier compromettant, renseignement, Russie, chantage, allégations non vérifiées,

"Hystérie anti-russe" et "chasse aux sorcières", selon le Kremlin

Pourtant, plus tôt ce mercredi matin, le Kremlin démentait détenir des dossiers compromettants sur Donald Trump ou sur son ex-adversaire démocrate à l'élection du 8 novembre dernier, Hillary Clinton. Réagissant aux révélations de plusieurs médias américains, dont CNN, BuzzFeed et le New York Times (voir liens en pied d'article), la présidence russe affirme que les documents qui ont fuité sont des faux fabriqués pour nuire aux relations russo-américaines. C'est une "absurdité totale", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov.

Le Kremlin y voit une nouvelle manifestation de "l'hystérie anti-russe" entretenue dans un esprit de "chasse aux sorcières".

"Le Kremlin n'a pas l'habitude de monter des dossiers compromettants"

"C'est une tentative visant à nuire à nos relations bilatérales. C'est un roman de gare", a déclaré Peskov.

"Il faut réagir à cela avec une dose d'humour, mais il y a aussi un aspect triste dans tout ceci. On entretient une hystérie pour déclencher une chasse aux sorcières politique", a poursuivi le porte-parole du Kremlin, dont le nom apparaît dans le document mis en ligne par le site BuzzFeed.

Le Kremlin, a-t-il ajouté, n'a pas pour habitude de monter des dossiers compromettants sur ce qui que ce soit mais préfère se focaliser sur l'édification de relations avec les partenaires extérieurs de la Russie.

Interrogé sur la perspective de nouvelles sanctions américaines contre le secteur russe des hydrocarbures, il a répondu que de telles mesures nuiraient à la Russie mais aussi aux relations bilatérales avec les Etats-Unis et à l'économie mondiale.

(Avec Reuters)

___

LIRE AUSSI :

  • CNN (mis à jour le 11.01.2016)

Intel chiefs presented Trump with claims of Russian efforts to compromise him

  • BuzzFeed (11.01.2016, en anglais, avec le rapport complet de 35 pages)

Le rapport qui accréditerait les liens de Trump avec la Russie

  • New York Times

Compromising Dossier on Donald Trump Is 'Pulp Fiction,' Russia Says (11.01.2016)

Trump Received Unsubstantiated Report That Russia Had Damaging Information About Him (10.01.2016)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/01/2017 à 6:03 :
Il serait intéressant d'en savoir un peu plus sur cet ex espion du MI6 britannique qui serait à l'origine des révélations. Selon le Point le retraité du MI6 serait actuellement directeur de l'entreprise de conseil londonienne Orbis Business Intelligence. On imagine mal qu'il ai divulgué ce genre d'information sans l'aval de son ancien hiérarchie, pour autant il jette un sacré froid entre entre le MI6 et la nouvelle équipe dirigeante de la CIA nommé par D.Trump. Il est surprenant qu'un espion britannique à Moscou ai eu a travailler sur les visites d'un entrepreneur américain du bâtiment, avec les risques de mettre en danger sa propre identité. Reste à savoir pourquoi le MI6 n'a pas transmis ces informations au gouvernement américain alors que D.Trump était devenu la bête noir de de B.Obama et que normalement H.Clinton devait gagner. Pour mémoire ce sont les mensonges présentés par le MI6 de Tony Blair et le BND de Gerhard Schröder (Curveball) qui ont "manipulé" Colin Powell à l'origine du déclenchement de la guerre en Irak. Donc restons prudent quand il s'agit de révélations extraordinaires de service secret.
a écrit le 12/01/2017 à 5:05 :
Trump qui annonce que le rapport incriminant la russie est faux sur la base des déclarations russes.
C'est vraiment le président de la première puissance économique mondiale ça ?
a écrit le 11/01/2017 à 23:10 :
Donc les footballeurs qui feraient maintenant une sextape ne pourraient plus devenir Présidents des Etats-Unis, c'est bien ça ?
Réponse de le 12/01/2017 à 12:11 :
Il faut remettre ça dans le context US.

Il est marié et se tape des prostituée en russie ... et il est cense être le candidat républicain. Donc oui c'est inconcevable politiquement aux USA.

Et pour répondre à votre question un footballeur américain se réclamant républicain qui ferait une sextape avec des prostituées étant marié ne pourrait pas devenir president US. C'est evident.
a écrit le 11/01/2017 à 20:01 :
Franchement pas besoin d'être un électeur de Trump pour trouver ces informations plus que suspectes et cela pour au moins une raison fondamentale. Comment imaginer que les agences de renseignement americaines avec leurs budgets respectifs de plusieurs dizaines de milliards de dollars certainement dépensés en partie en recherches de renseignements en Russie, vue comme une menace "existentielle" pour l'Amérique, puissent être passées à côté d'une information aussi importante qui par contre aurait été complaisamment dévoilée par les russes eux-mêmes à un ex-agent britannique "bien introduit au Kremlin" embauché de son propre aveu par les rivaux républicains de Trump pour le discréditer. Rien qu'à l'écrire cela paraît absurde et c'est encore plus étonnant que des journalistes aient décidé de faire semblant de croire à cette histoire.
a écrit le 11/01/2017 à 19:24 :
Depuis, plus d'un an , il y a lynchage médiatique de Trump .
Il a été élu, pourtant le lynchage continue .
Espérons que, pour la survie de la démocratie, il n'y aura pas un nouveau président américain assassiné .
Réponse de le 11/01/2017 à 23:46 :
La mobilisation anti-Trump va continuer jusqu'à la cérémonie de l'investiture où de grandes manifestations sont prévues. C'est la honte cette campagne présidentielle avec coups bas et complots à tous les étages .
Victimes collatérales de ce lynchage, les 35 diplomates russes renvoyés sur la base d'accusations non prouvées, mais il y a surtout le fonctionnement de la démocratie d'un grand pays qui se veut modèle, et ses médias .
Réponse de le 12/01/2017 à 15:48 :
"Il a été élu"

Surtout par les grands électeurs, car Clinton a 3 millions de voix de plus que Trump.
a écrit le 11/01/2017 à 17:47 :
Alors ça c'est du grand spectacle. Distrayant, ça change des minables représentations de nos dirigeants européens.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :