Une maladie mortelle fait son retour au Venezuela, en proie à une grave crise économique

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L'opposition vénézuélienne dénonce des pénuries de vaccins.
L'opposition vénézuélienne dénonce des pénuries de vaccins. (Crédits : Reuters)
Des médecins vénézuéliens s'inquiètent du retour de la diphtérie, une maladie infectieuse disparue depuis 1992 dans le pays, en proie aujourd'hui à une pénurie de médicaments et de matériel médical.

Avec la crise économique, les problèmes sanitaires se multiplient au Venezuela. Plusieurs médecins et la société vénézuélienne de santé publique s'inquiètent du retour de la diphtérie dans le pays, une maladie infectieuse bactérienne mortelle, alors qu'aucun cas n'avait été diagnostiqué depuis 1992. Jeudi 6 octobre, ils comptaient 17 morts. Même s'il assure qu'aucun cas de diphtérie n'est à déplorer, le gouverneur Francisco de l'Etat du Bolivar a annoncé une commande d'urgence de 400.000 vaccins.

Cette maladie rare dans des pays développés en raison du taux de couverture vaccinale. L'opposition vénézuélienne dénonce d'ailleurs des pénuries de vaccins contre la diphtérie et la présence de vaccins périmés. D'autant plus que cette calamité n'arrive pas seule. Le Venezuela fait également face à une crise de Malaria. Entre 2010 et 2015, la prévalence a crû de 359%, d'aggravé l'observatoire vénézuélien de la santé, aggravée récemment par la rareté des médicaments antipaludiques.

Mortalité radicalement accrue dans les hôpitaux

Cela met en exergue les graves difficultés du système de santé vénézuélien dues à la crise économique, résultats de la chute des cours de pétrole (le PIB vénézuélien s'est contracté de 7,1%). En janvier déjà, la fédération pharmaceutique vénézuélienne alertait sur la pénurie de 150 traitements de base contre l'hypertension ou encore le cancer. Et en août, l'observatoire vénézuélien de la santé estimait que huit médicaments et fournitures sur dix manquait à l'appel dans les hôpitaux vénézuéliens.

Et l'impact est terrifiant. Selon les statistiques du ministère de la Santé, la mortalité infantile est 100 fois plus élevée en 2015 qu'en 2014, et pour 100 personnes qui sortent des hôpitaux, 31 meurent, un taux six fois plus élevé qu'en 2014.

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Commentaires
a écrit le 08/10/2016 à 17:23 :
La dictature et la corruption, liées à l'incompétence et la bêtise produisent leurs effets : crimes vols pénurie dans tous les domaines y compris celui de la santé.
Il ne s'agit pas de la perfidie action des USA ou du résultat du communisme mais de la recherche avide du pouvoir et de l'argent sans limite, même pas celle du bon sens ou de la décence.
a écrit le 08/10/2016 à 16:48 :
Non, non et non, la crise vénézuelienne n'est pas due à la chute des cours du pétrole mais aux choix économiques désastreux du chavisme qui a dilapidé pendant 15 ans la rente pétrolière dans d'improbables programmes sociaux très clientélistes au lieu d'investir dans la diversification économique. Avec des conditions très voisines et beaucoup moins de pétrole, la Colombie, bien gérée depuis Uribe et malgré les tentatives permanentes de déstabilisation ourdies par les chavistes, s 'en sort incomparablement mieux.
a écrit le 08/10/2016 à 16:06 :
Heureusement que nous on a pas de pétrole . Hollande et Touraine peuvent faire leurs jobs tranquilles..A part la grippe et le surpoids on à rien à craindre.
a écrit le 08/10/2016 à 14:42 :
Les pays dont le gouvernement est opposé à l hégémonie mondiale des USA connait souvent bien des malheurs, dont des epidemies de maladie virales inattendues et foudroyante. Il est à se demande si il n était pas question de guerre bacteriologique à
partir de foyers visés deliberement....
a écrit le 07/10/2016 à 19:04 :
y a aucun pb, tout va bien
le venezuela est juste en train de vivre le bonheur socialiste ( deja connus par bcp dans les pays de l'est)
chavez a mis le pays a plat, a vire toutes les boites
les investissements sont a zero, les reserves de change aussi
tout va bien
souhaitons a la france de vite devenir un petit paradis socialiste comme ca, le petrole en moins

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