Wall Street a rebondi avec la remontée du yuan, mais Pékin fait replonger sa monnaie
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Wall Street a terminé dans le vert mardi, après un geste de la banque centrale chinoise pour enrayer la chute de sa devise, au lendemain de la pire journée de l'année pour les principaux indices new-yorkais.
Lundi, les principaux indices new-yorkais avaient connu leur pire séance de l'année après une soudaine escalade du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Pékin, qui contrôle étroitement le cours de sa monnaie, l'avait laissée filer face au dollar, le yuan tombant à son niveau le plus bas depuis 2008.
Mais, dans la nuit de lundi à mardi, la banque centrale chinoise est intervenue pour faire remonter le cours sa devise, le gouverneur de l'institution bancaire affirmant que la Chine ne comptait pas se lancer dans une politique de dévaluation compétitive.
Elle poursuivait :
La semaine dernière, Donald Trump avait déjà ravivé les tensions en annonçant son intention d'étendre des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations en provenance de Pékin à compter du 1er septembre.
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Après cette annonce, la possibilité d'un accord commercial entre les deux géants économiques avant la présidentielle américaine de 2020 a semblé s'éloigner.
Mais si les tensions sino-américaines restent vives, la Chine ne semble pas prête à s'engager dans une guerre monétaire au long cours avec Washington.
Sur le marché obligataire, le taux de la dette américaine à 10 ans remontait à 1,704% aux alentours de 21H00 GMT, après avoir atteint son plus bas depuis 2016 lundi.
Parmi les valeurs du jour, l'action de Caterpillar, considérée comme une jauge du commerce mondial, a gagné 1,62% après avoir chuté lundi. Celle du fabricant de semi-conducteurs Micron Technology, également en baisse la veille, est montée de 1,62%. Le sous-indice représentant les valeurs technologiques au sein du S&P 500 a rebondi (+1,61%) au lendemain d'une journée dans le rouge. Le géant informatique Apple, qui s'approvisionne largement en Chine, a notamment pris 1,89%, tandis que Facebook est monté de 1,53%.
En revanche, les valeurs énergétiques cotées au S&P 500 ont, dans leur ensemble, légèrement reculé (-0,06%).
La Chine, qui contrôle étroitement le cours de sa monnaie, l'a de nouveau laissée chuter mercredi pour le troisième jour consécutif face au dollar, en dépit de propos plus conciliants de Washington sur la guerre commerciale.
La banque centrale chinoise a fixé pour la journée de mercredi le taux pivot du yuan à 6,9996 pour 1 dollar, en repli de 0,44% par rapport à mardi. Il s'agit de son niveau le plus bas depuis mai 2008. La Banque centrale autorise quotidiennement sa devise à fluctuer de plus ou moins 2% par rapport à ce taux pivot.
Sur le marché des changes onshore, le taux du yuan était en repli de 0,37% à 7,0455 face au dollar à 10H40 locales (02H40 GMT). La devise a franchi lundi le seuil symbolique des 7 yuans pour 1 dollar, son niveau le plus bas depuis 11 ans.
La nouvelle a été vue comme une escalade dans la guerre commerciale entre Pékin et Washington, après la menace du président américain Donald Trump d'étendre des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations en provenance de Chine à compter du 1er septembre.
Une baisse du yuan favorise les exportations chinoises et pourrait atténuer l'impact de ces surtaxes.
Après avoir officiellement accusé Pékin de manipuler sa monnaie, l'administration Trump a semblé tenir mardi des propos plus conciliants envers la Chine.
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Le principal conseiller économique du président américain, Larry Kudlow, a indiqué que Donald Trump voulait toujours un accord commercial avec la Chine "mais seulement à condition que ce soit un bon accord".
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