Merkel : l'Allemagne ne peut pas tirer un trait sur son passé

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On le voit avec le débat sur la Grèce et dans d'autres pays européens. Nous, Allemands, avons le devoir de rester en état d'alerte, sensibles et conscients de ce que nous avons fait sous le régime nazi , a déclaré Angela Merkel samedi.
"On le voit avec le débat sur la Grèce et dans d'autres pays européens. Nous, Allemands, avons le devoir de rester en état d'alerte, sensibles et conscients de ce que nous avons fait sous le régime nazi ", a déclaré Angela Merkel samedi. (Crédits : FRANCOIS LENOIR)
La chancelière est attendue le 10 mai à Moscou, afin de célébrer le 70ème anniversaire de l'armistice.

L'Allemagne ne peut pas se contenter de tirer un trait sur son passé nazi et doit rester consciente des dommages qu'elle a causés à l'étranger, a estimé samedi Angela Merkel, évoquant le cas de la Grèce, à quelques jours du 70e anniversaire de l'armistice.

La chancelière, qui s'exprimait dans le cadre de son intervention hebdomadaire à la radio, s'est dite impatiente de gagner Moscou, où elle est attendue le 10 mai pour célébrer cet anniversaire. En raison des tensions liées au conflit ukrainien, elle a décidé, comme d'autres, de ne pas assister au défilé militaire prévu la veille de son arrivée.

"Il n'est pas question de tirer un trait sur l'histoire", a déclaré Angela Merkel, dont l'intervention coïncidait avec l'anniversaire de la fin de la bataille de Berlin.

"On le voit avec le débat sur la Grèce et dans d'autres pays européens. Nous, Allemands, avons le devoir de rester en état d'alerte, sensibles et conscients de ce que nous avons fait sous le régime nazi et des dommages durables causés dans d'autres pays. J'ai une grande sympathie pour cela", a-t-elle ajouté.

Le président Joachim Gauck, dont les pouvoirs sont essentiellement honorifiques, avait exprimé vendredi son soutien aux demandes de réparations d'Athènes au titre de l'occupation nazie.

"Pour un pays conscient de son histoire comme le nôtre, il est juste d'envisager qu'il puisse y avoir des réparations", répète-t-il dans un entretien publié samedi par le Süddeutsche Zeitung.

La Grèce réclame 278,7 milliards d'euros à Berlin et certains juristes estiment que cette demande n'est pas dénuée de fondement. Le mois dernier, le ministre de l'Economie et vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel l'a néanmoins jugée "stupide". (Reuters)

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Commentaires
a écrit le 11/05/2015 à 16:28 :
1870 Bismarck, 1914 L'empereur Guillaume II, 1939 Hitler, maintenant ils essayent de remettre cela et cette fois ils croient pouvoir parler au nom de l'Europe.
Merkel dans un discours a qualifié le rattachement par référendum de la Crimée à la Russie de „verbrecherisch“, mot employé en général pour qualifier le comportement inhumain et les crimes de l'Allemagne Nazie pendant la dernière guerre. Elle n'a pas peur de fausser l'histoire celle-là.
Maintenant "L'Allemagne est sceptique" en ce qui concerne la Grèce. Alors que l'Allemagne par sa politique d'exportation à outrance à l'aide de pots de vin (prouvé), surtout armement (40% de l'armrment grec vient d'Allemagne) et produit de luxe pour les dirigeants grecs corrompus, est en bonne partie responsable de l'endettement de la Grèce (cinquième importateur d'armement au monde avant la crise)
Si on les laisse faire ils (les Allemands) vont nous conduire à une quatrième guerre en Europe, alors arrêtons les tant qu'il est temps. On ne change pas le caractère d'un peuple en quelques dizaines d'années.
a écrit le 05/05/2015 à 14:16 :
La gauche allemande (Die Linke) a exigé du comité parlementaire chargé d'enquêter sur l'activité de la NSA américaine en Allemagne et que Frau Merkel soit auditionnée sous serment ! le torchon brûle entre nos voisins….
a écrit le 03/05/2015 à 21:53 :
Cette femme m'a profondément déçue en tant que politicienne et en tant qu'être humain. C'est dommage car je l'admirais beaucoup une époque, avant qu'elle ne devienne publiquement un poodle de plus pour le département d'État US. Aujourd'hui quelques-uns se doutent même si elle n'est pas liée à la CIA.
Comment peuvent-ils les Allemands accepter d'être dirigés par une personne qui s'est fait même espionner dans son téléphone le plus personnel, le plus privé, le plus intime, et qu'après l'avoir su n'a rien fait d'autre que tirer la gueule pour les paparazzi ? j'imaginais le peuple allemand fait d'une autre trempe, qu'on peut se tromper …
Réponse de le 04/05/2015 à 18:11 :
Ah la politique étrangère allemande: pas tout à fait nulle mais presque.
Réponse de le 04/05/2015 à 19:01 :
A propos, quelq'un a entendu dans un des couloirs d'une instance européenne à Bruxelles, jeudi passé : "Everyone knows that Germany controls the European Union, and that the United States controls Germany…but it appears that even EU member states have red lines that must not be crossed." Vous avez compris, n'est-ce pas ? un sale temps s'annonce pour l'Allemagne ? affaire à suivre.
a écrit le 03/05/2015 à 14:34 :
iLfaut arrete l isterie collectives entre russes et americain, nous avons tous besoin des uns et des autres dans ce monde de grand marche economique,; LE VRAIS DANGER AUJOURDHUI ET LE RADICALISME ISLAMIQUE DES FOUs DE DIEU QUI SI ONT NI PREND PAS GARDE VAS METTRE LE MONDE DANS LE KAO ? IL EST DIT QUE LA FOI PEUT DEPLACER DES MONTAGNES DONC IL FAUT RESTE VIGILANT SUR CE NOUVEAU DANGER ???
Réponse de le 03/05/2015 à 17:07 :
Le jour où il n'aura plus de néocons aux US, le jour oú des noms comme Brzezinsky, Paul Wolfowitz, McCain, Nuland et d'autres Soros seront déjà du passé, alors la paix régnera sur terre. Mêmes ces drôles d'islamistes soudoyés on sait bien par qui, en n'ayant plus de sous, vont finir leurs jours en tant que SDFs à Paris, à Berlin, à Rome....
a écrit le 02/05/2015 à 21:26 :
Voici une histoire vraie. Un vieil ami de "l’étang" a parlé de la raison pour laquelle Angela Merkel frétille d’hystérie anti-russe depuis bientôt une année. Quelques-uns avancent que Frau Merkel est un agent US, d'autres disent qu'elle a des plans pour s'emparer de la Pologne et de l'Ukraine auxquels Poutine a mis son véto, bref, on peut avancer toutes les théories à l'époque épique pleine de rebondissements historiques et hystériques qui nous vivons, mais cela ne restera que des théories.

Comme vous le savez, au sommet de G-20 à Brisbane, Poutine a eu une réunion de quatre heures avec Angela Merkel, durant laquelle cette dernière a dit : « Eh bien, Vladimir, vous bluffez, vous n’avez pas la force de rivaliser avec les États-Unis. Vos missiles ne peuvent tout simplement pas atteindre l’Amérique ».

À quoi le dirigeant russe, après une pause de trois minutes de fixation du regard de la chancelière, a sorti de sa serviette, un document, développé au Pentagone et approuvé par les chefs des principaux pays européens membres de l’OTAN, le plan "Barbarossa-2" (notre service de renseignement est bien zélé !), selon lequel la Russie doit être partagée en zones d’influence et être occupée par les forces de l’OTAN dans les centres-clés.

« Est-ce là votre signature ? » – a-t-il demandé au petit "ange mercantile". Piquant un fard, toute pourpre, elle hocha la tête.

« Or, peut-être, ils (les missiles) n’atteindront pas l’Amérique. Mais les bases des USA sur le territoire allemand, ils les atteindront certainement, je vous le garantis. Probablement, une ou deux dizaines de missiles rateront leur coup, et, au lieu tomber sur une base, tomberont à Munich ou à Francfort, à Berlin…. ça tombera comme ça tombera ».

Après ces paroles, la dame s’est sentie mal, et la réunion était terminée. Poutine est parti de Brisbane. Mais les problèmes de santé de la chancelière durent toujours. Aussi bien que ceux de l’unité de la coalition au pouvoir en Allemagne.....
(Vincent Pasdeloup)
Réponse de le 02/05/2015 à 22:12 :
Cette histoire avait déjà circulé l'année passée dans quelques sites américains pour ensuite disparaître mystérieusement. Merci de nous la faire parvenir (cette fois en français) aux lecteurs de ce forum. Amitiés.
Réponse de le 03/05/2015 à 12:05 :
@ Vincent: en toute évidence, le possibles liens entre Dame Merkel et la CIA difficilement seront analysés (même évoqués) par la presse à pensée unique (dite "mainstream" ou corporative), le lecteur en quête d'information plus élargie devra compter toujours sur les sites d'analystes indépendants. A ce propos, par tout hasard ou pas, je viens de découvrir une analyse fort intéressant et qui pourrait jeter quelques lumières à ce sujet. Si cela vous intéresse, en voici l'adresse: www.dedefensa.org/article-la_chanceli_re_est-elle_une_bonne_rente_pour_la_cia__02_05_2015.html

Quant aux positions de Merkel sur l'Ukraine et la Russie, elles sont en totale contradiction avec la réalité et contre les intérêts nationaux de son propre peuple. La question se pose de savoir au service de qui gouverne-t-elle ?
Réponse de le 03/05/2015 à 18:08 :
C'est assez rare de trouver des commentaires d'un tel niveau sur un même billet publié à LT. Merci à vous tous, en spécial à Stus pour le lien. L'analyse de Philippe Grasset est lapidaire, d'une lucidité de 500 watts, il fait excellement le point sur les enjeux des différentes factions politiques en Allemagne vis-à-vis de la Russie. Un vrai régal, salutations !
Réponse de le 05/05/2015 à 12:09 :
@Vincent. Vous prenez vraiment Merkel pour une petite fille idiote. Elle sait trés bien que en cas de conflit avec la Russie l'Allemagne sera dans le champ de tir. Ce n'est pas nouveau et ca ne date pas d'hier. Bref votre histoire c'est du n'importe quoi. Et puis rien que le nom de votre soi disant plan d'invasion de la Russie: Barbarossa 2. Ca pue. On a l'air de se marrer dans votre usine a troll a St Petersbourg? Mes amitiés a votre chef Poutine.
a écrit le 02/05/2015 à 21:13 :
Les grands discours qui ne veulent rien dire sont l'apanage des politiques de tous les pays. Je ne crois pas un mot de ce que Merkel dit, la nature des Allemands la contredit ! Les Allemands sont responsables de 3 guerres (1870, 1914 et 1939). Bisounours, nous avons tout accepté, y compris le financement de leur réunification. Sur ce dossier, les Russes sont restés méfiants et ont tout à fait raison :-)
a écrit le 02/05/2015 à 18:28 :
Donc, en France, nous sommes de moins en moins compétitifs sur notre marché intérieur, mais aussi sur tous les marchés extérieurs ! On s'enfonce ! En continuant à faire payer nos charges aux importateurs de nos produits nous vendons de moins en moins. Nous sommes donc structurellement déficitaires et on voit mal une croissance conjoncturelle compenser un déficit structurel, qui ne peut que s' agrandir... comme les inégalités depuis 40 ans !"
Ce qui est vrai pour la France l'est pour la Grèce et l' Europe. C'est l'impasse dont on ne peut sortir que par l'impossibilité pour le consommateur d'échapper à la solidarité dans chaque pays, par le financement des charges par le consommateur, donc par une TVA les incluant toutes !
Entre 2008 et 2014 la Grèce a fait des efforts, son déficit extérieur a baissé de 63,4 MDS€ à 27,4 MDS€. Sa dette a augmenté en % du PIB beaucoup parce que celui-ci a baissé. Un PIB qui baisse c'est souvent beaucoup de fonctionnaires en moins !
La vérité c'est que leur dette n'a pas bénéficié au départ de taux d'intérêt très bas et elle s'est envolée.

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