En crise, le PS lance ses universités d'été
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Le patron du PS, Olivier Faure, a assuré avant l'ouverture des universités d'été à Blois « qu'il ne boude pas ».
Stephane Mahe
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Le patron du PS, Olivier Faure, a assuré avant l'ouverture des universités d'été à Blois « qu'il ne boude pas ».
Stephane Mahe
Lucie Castets sera l'une des têtes d'affiche des universités d'été du Parti socialiste (PS) à Blois où elle doit passer un « grand entretien » après qu'Emmanuel Macron a écarté sa nomination à Matignon voulue par le Nouveau Front populaire (NFP). Mais sa présence pourrait donner un nouveau coup de projecteur sur les divergences au sein du PS, à la suite d'une petite période d'apaisement et d'unité au moment des européennes, autour de Raphaël Glucksmann.
En effet, après des discussions agitées mardi au sein d'un bureau national, les opposants au Premier secrétaire, Olivier Faure, entendent bien donner de la voix pour dire leur mécontentement vis-à-vis de sa ligne politique. Le patron des socialistes a refusé, comme les autres formations du Nouveau Front populaire, de retourner à l'Elysée pour discuter de la nomination d'un Premier ministre autre que Lucie Castets.
Dernière en date à s'exprimer, la présidente d'Occitanie et de Régions de France, Carole Delga, a estimé que le chef de l'Etat « a le droit de refuser » Lucie Castets mais « le devoir de choisir » une personnalité du bloc de gauche pour diriger le gouvernement.
Dans un entretien accordé mercredi au Parisien, elle a cité les noms de Johanna Rolland, maire PS de Nantes, de l'ancienne ministre Cécile Duflot, de Bernard Cazeneuve, Fabien Roussel, Yannick Jadot ou Benoît Hamon. Et ajoute avoir trouvé « désolant » que la candidature de Laurence Tubiana comme Première ministre du Nouveau Front populaire « n'ait pas été retenue », en raison d'un désaccord avec La France insoumise. Elle affirme aussi n'être personnellement « candidate à rien ».
Les opposants d'Olivier Faure dont la maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, et le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, lui reprochent régulièrement d'être trop proche des Insoumis. Ils réclament que le PS continue de participer aux discussions et appellent à ne pas censurer a priori un gouvernement qui serait mené par une personnalité de gauche hors NFP, jugeant qu'elle pourrait quand même porter quelques mesures de gauche. D'autant que parmi les noms cités dans la presse comme potentiel locataire de Matignon se trouve l'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve qui a quitté le PS après l'accord sur l'alliance de gauche Nupes, en mai 2022, lequel faisait la part belle à La France insoumise.
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Moins frontal, l'ancien président et nouveau député François Hollande considère que les socialistes doivent « soutenir tout ce qui peut faire avancer le pays », tout en excluant une « alliance avec le centre (...) inévitablement vouée à une impasse ». Mais pour la direction, comme pour les députés PS, la ligne est claire : censure de tout gouvernement qui serait une prolongation de la politique macroniste, y compris mené par Cazeneuve.
Pour les proches d'Olivier Faure, c'est clairement un nouveau Congrès avant l'heure qui est en train de se jouer, après celui, particulièrement explosif, de Marseille en 2023. Le PS s'était déchiré sur la Nupes que défendait Olivier Faure. Il l'avait finalement emporté d'une très courte tête (51%). « On rejoue toujours la même séquence », se désole le député Laurent Baumel, soulignant que les opposants à Olivier Faure « ont pourtant voté pour la création du Nouveau Front populaire », avec LFI. Mais « ils ne veulent pas admettre qu'Olivier Faure puisse avoir un succès politique » après les européennes et les législatives qui ont vu le groupe socialiste doubler le nombre de ses députés.
Chez les partenaires du NFP, on scrute avec attention ce qu'il se passe au sein du parti à la rose : « On n'est pas inquiet », assure à l'AFP un membre de la direction de LFI. « Ce n'est pas nouveau qu'une partie du PS rêve d'un sous-secrétariat d'Etat d'Emmanuel Macron ». En faisant cela, ils se mettraient « en porte-à-faux vis-à-vis des électeurs du NFP », ajoute-t-il. Ce que concède un député socialiste : « On n'a pas fait tous ces efforts pour revenir au cœur de la gauche, et finir par redevenir des sociaux-traîtres. »
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La candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon, Lucie Castets, a annoncé ce jeudi qu'elle va « mettre fin à (ses) fonctions » à la mairie de Paris, afin de continuer à incarner l'alliance des partis de gauche, par lesquels elle se « sent toujours soutenue ».
« Je vais mettre fin à mes fonctions de directrice des finances à la ville de Paris », a déclaré Lucie Castets sur BFMTV et RMC, précisant qu'elle « ne démissionnera pas de la fonction publique » mais qu'elle « envisage de (se) mettre en disponibilité ».
Cette décision est imposée par la fin imminente de ses congés estivaux, durant lesquels elle a été désignée par le NFP et multiplié les apparitions médiatiques, ce que son statut de haute fonctionnaire soumise au devoir de réserve ne lui aurait plus permis à compter de la semaine prochaine.
(Avec AFP)
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