Face au déluge fiscal, le 49.3 ?
Nicolas Prissette et Ludovic Vigogne
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Gabriel Attal plaide pour un 49.3, Michel Barnier laisse planer le doute.
LTD/Isa Harsin/SIPA/2410011546
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Gabriel Attal plaide pour un 49.3, Michel Barnier laisse planer le doute.
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Michel Barnier aura-t-il recours ces prochains jours au 49.3 pour faire adopter son budget par l'Assemblée nationale ? Demain soir, la discussion du projet de loi de finances pour 2025 commencera dans l'hémicycle. L'épreuve s'annonce très délicate pour le Premier ministre. Cette semaine, l'examen préalable du texte en commission a tourné au déluge fiscal. « Les députés se sont fait plaisir, ils savaient que c'était un jeu », déplore une ministre.
À la veille de cette séquence, le chef du gouvernement veut laisser toutes les options ouvertes. « Il fait le pari de laisser le débat se dérouler », affirme-t-on à Matignon. Michel Barnier affiche deux lignes rouges. Il entend que l'équilibre global du budget, avec ses 60 milliards d'économies et de hausses d'impôts, soit respecté. Il souhaite que l'effort fiscal demandé aux entreprises et aux Français les plus aisés ne soit pas alourdi et demeure à hauteur de 20 milliards - ce qui est déjà historiquement élevé.
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Dès mardi, le sujet du 49.3 a été au cœur des discussions du petit déjeuner hebdomadaire du « socle commun » à Matignon. Autour de la table, la majorité des participants plaide pour un 49.3 très rapide. Notamment Gabriel Attal. Le chef des députés Ensemble pour la République craint que, avec les augmentations d'impôts en tout genre et les propositions peu sérieuses qui seront adoptées, des signaux trop négatifs soient envoyés aux Français et aux marchés. C'est aussi la position de Laurent Wauquiez.
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