Fin de vie : « Le projet de loi sera examiné en 2024 » (Réponse à Françoise Hardy par Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée à l’Organisation territoriale et aux Professions de santé)
Joséphine Simon-Michel
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Agnès Firmin-Le Bodo, ministre déléguée à l’Organisation territoriale et aux Professions de santé
ENTRETIEN - Suite au cri du coeur de Françoise Hardy qui relance le débat sur la fin de vie, la ministre apporte des précisions sur la présentation de la loi.
Que pensez-vous du cri du cœur de Françoise Hardy ?
Cette tribune est le reflet de toutes les personnes que j'ai eu l'occasion d'écouter. C'est un sujet terriblement humain et légitime. En septembre 2022, le président de la République a ouvert les travaux sur ce sujet, comme il s'y était engagé. Après la convention citoyenne, le 3 avril, il a souhaité que le gouvernement présente le modèle français d'accompagnement sur la fin de vie.
Le texte n'attend plus que le feu vert d'Emmanuel Macron. Beaucoup d'associations s'impatientent, ainsi que le grand maître du Grand Orient de France. Pourquoi autant de temps ?
Ce n'est pas du tout la question. Je comprends l'impatience, mais un projet de loi sur un sujet si difficile ne se rédige pas en quelques mois. Il n'y aura bien qu'un seul texte divisé en trois parties. Les soins palliatifs, les droits des patients et l'aide à mourir. Le rapport sur les soins palliatifs m'a été remis la semaine dernière. Nous devons encore l'expertiser, et cette décision prend hélas beaucoup de temps.
La loi pourrait-elle être mise en place d'ici à fin 2024 ?
Il faudra une navette entre l'Assemblée et le Sénat qui nécessite au moins dix-huit mois de discussion. Nous ne pouvons pas faire l'économie du débat sur un tel sujet. Le projet de loi sera examiné, au moins en première lecture, dans l'année 2024. Et une fois la loi votée, il faudra très vite la promulguer et prendre les décrets d'application.
Subissez-vous des pressions ou des menaces de la part d'associations contre le projet de loi ?
Des menaces, non. Mais comme pour tout sujet de société, il y a des radicalités qui s'expriment. Une majorité de nos concitoyens souhaite que la loi évolue et avoir accès à l'aide à mourir lorsque les souffrances physiques sont insupportables ou qu'ils se sentent condamnés.
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