Emmanuel Macron, un candidat comme les autres ?

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Vendredi, l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron a présenté le cadrage macroéconomique et financier de son programme.
Vendredi, l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron a présenté le cadrage macroéconomique et financier de son programme. (Crédits : TOBY MELVILLE)
Emmanuel Macron a présenté le cadrage économique et budgétaire de son programme. Un programme dont les détails restent à découvrir.

Gagner du temps, apaiser les impatients, tenir en haleine les curieux, attirer les sceptiques. Telles sont les priorités d'Emmanuel Macron, le fondateur et candidat à la présidentielle du mouvement En marche. Certes, au cours de ces meetings, de son Tour de France, voire du globe, il distille au compte-gouttes quelques idées, quelques mesures qui permettent d'imaginer ce que sera un jour son programme économique.

Mais ces idées jetées à la volée ne constituent pas un programme, pas encore. La suppression de la taxe d'habitation ne constitue pas à elle seule une politique en faveur du logement. Vendredi, les économistes de son équipe de campagne se sont contentés de dévoiler un cadrage économique et budgétaire d'un programme dont les contours exacts sont encore flous.

Que faut-il en retenir ? Emmanuel Macron souhaite mettre en place une politique fiscale "équilibrée" à la fois pour les ménages et les entreprises. Elle consisterait par exemple à transformer le crédit d'impôt compétitivité et emploi (CICE) en allègements de charges pérennes. Pour relever le pouvoir d'achat et abaisser le coût du travail, il plaide aussi pour la suppression des cotisations salariales chômage et maladie, compensée par une hausse de la CSG pour ne pas grever les comptes sociaux, et augmenter la prime d'activité. Selon les calculs des économistes d'En marche, ces mesures, qui consistent à élargir l'assiette de la protection sociale, doivent réduire de 4% le coût du travail au niveau du SMIC et apporter un gain de pouvoir d'achat de 100 euros par mois à ceux qui touchent le SMIC. Pour redresser les finances publiques, il compté également sur une baisse des effectifs publics estimées à 120.000 personnes environ, ce qui permettrait une économie de trois milliards d'euros.

Des chiffres, mais pas de souffle

Tableaux et graphiques à l'appui, son équipe de campagne dresse une trajectoire, plutôt prudente d'ailleurs, des grands équilibres macroéconomiques jusqu'en 2022. Les motifs sont classiques, rigoureusement ordonnés. Les calculs semblent cohérents, tout du moins pour le grand public. Le travail réalisé par les économistes Jean Pisani-Ferry, qui conseilla autrefois Dominique Strauss-Kahn et Christian Sautter à Bercy, et Philippe Aghion, soutien de Ségolène Royal en 2007, est on ne peut plus classique, proche dans la forme de celui réalisé par les principaux concurrents d'Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée.

Mais l'essentiel n'y est pas. Il manque un souffle. Une vision capable de séduire les citoyens et de les convaincre que leur vote en faveur du fondateur d'En Marche n'est pas une fausse bonne idée, qu'Emmanuel Macron sera qui permettra de réformer la France en douceur.

Prenons un exemple. Emmanuel Macron propose la création d'une sécurité sociale professionnelle qui permettra de renforcer l'employabilité des salariés, de raccourcir les périodes d'inactivité et in fine, de mettre au chômage de masse qui touche actuellement les six millions de personnes inscrites à Pôle emploi ? Très bien. Voici une bien belle idée. Mais elle reste vague pour l'instant, en ce qui concerne son exécution. Concrètement, quelle sera le modus operandi ?

Pour relancer l'économie, comme ses concurrents, comme ses prédécesseurs à l'Elysée, il propose un plan d'investissements pour transformer l'Etat. Il met sur la table cinq milliards d'euros pour financer les réorganisations et les investissements matériels indispensables au « passage au numérique »...

Comme ses concurrents, comme ses prédécesseurs à l'Elysée, il veut relancer l'activité, via le développement durable et la rénovation de 50 millions de mètres carrés de bâtiments publics, soit 25% environ du parc total. Coût du projet ? Il est estimé à cinq milliards d'euros sur cinq ans. Selon le principe des vases communicants, cette facture serait allégée par les économies d'énergie provoquées, estimées à 500 millions d'euros par an.

Comme ses concurrents, comme ses prédécesseurs à l'Elysée, il veut mettre sous tension les ministères et les administrations. Là encore, une question se pose, essentielle : que se passera-t-il si les directeurs d'administrations ne jouent pas le jeu de la réforme ?

Les électeurs aimeraient en savoir plus, et le plus rapidement possible, sur sa vision, sur ces réformes qu'il souhaite porter, afin de pouvoir décider en toute sérénité de leur choix une fois seul dans l'isoloir, le 23 avril prochain.

Les paragraphes consacrés à démolir les programmes économiques et budgétaires de ses concurrents - François Fillon, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen - étaient-ils utiles ? Emmanuel Macron, qui se présente comme un homme neuf et différent des autres, était-il obligé de se livrer à cet exercice ? Comme lui, ses opposants estiment être les seuls à proposer des mesures « responsables ».

La marche est haute

Le camp d'Emmanuel Macron a bien conscience de la hauteur de la marche à gravir. C'est en partie pour apaiser les impatients qu'Emmanuel Macron et son entourage ont dévoilé ce cadrage macroéconomique et budgétaire, une sorte de biscuit à grignoter en attendant mieux.

Mais il faut bien avoir en tête que son ambition, à moins qu'il ne fasse machine arrière et recule face à un obstacle devenu trop haut à franchir, n'est pas seulement de bouger quelques curseurs budgétaires et fiscaux pour relancer l'activité.

Même si les quelques propositions déjà dévoilées laissent penser qu'Emmanuel Macron pourrait se contenter de prolonger la politique économique et sociale de François Hollande - une combinaison mêlant politique de l'offre, relance keynesienne et rigueur budgétaire - l'ancien ministre de l'Economie vise plus haut. Il ne veut pas seulement relancer l'économie française.

Il veut transformer la France, ce qui prendra bien plus de temps qu'un simple quinquennat. Son équipe de campagne l'admet de facto : "L'enjeu des cinq ans qui viennent est de mener à bien la transition vers un nouveau modèle de croissance qui développe et valorise les compétences des Français, qui prenne appui sur l'innovation et qui favorise la généralisation de nouveaux modes de vie plus économies en ressources", explique-t-elle dans le communiqué de presse qui accompagne la stratégie économique et budgétaire d'En Marche.

Ce n'est donc pas par plaisir et goût du suspense qu'Emmanuel Macron et son équipe tardent temps à dévoiler leur programme de réformes. C'est parce que les ambitions initialement affichées sont très élevées que celui-ci reste toujours mystérieux, voire opaque pour ses opposants.

On devrait en savoir plus début mars. C'est en effet dans quelques jours, si l'on en croit son entourage, qu'Emmanuel Macron pourrait faire une présentation plus complète de ses intentions. Elles devront être précises, plus précises que celles dévoilées ce vendredi. Certes, pour l'instant, il est très bien placé dans les sondages d'opinion. Certains estime même sa présence au second tour de l'élection présidentielle assurée. Mais jouer avec les nerfs des électeurs est un pari risqué.

Après un président "normal", les Français semblent prêt à la rupture, à la réforme. Emmanuel Macron le sait probablement. Il doit donc agir. Sinon, la marche, ou plutôt la trajectoire vers l'Elysée qu'il rêve d'emprunter pourrait ne pas être aussi rectiligne qu'espérée.

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Commentaires
a écrit le 27/02/2017 à 17:23 :
Mr Fillon a raté sa carrière politique parce qu’il est arrivé très, trop tard. Si l’on était dans les années 1960-1970, Fillon aurait eu toutes ses chances, mais là vraiment au 21eme siècle. Non, Mr Fillon vos idées et vos comportements ne vont pas bien avec ce siècle. Alors un conseil, renoncez, c’est encore temps, renoncez pour vous, pour votre femme et vos enfants qui souffrent, pour votre famille politique que vous allez mener au mu par une défaire cuisante. Et en plus de tout ça, vous avez fait de la France la risée du monde avec vos escroqueries et vos gesticulations.
a écrit le 27/02/2017 à 10:26 :
Emmanuel Macron est le seul candidat qui a une vraie vision pour la France du 21eme siècle et qui donne envie de "voter pour" et non pas "contre"... Rien pour cela c'est formidable. En plus, Mr Macron a une véritable vision, un cap, un projet pour la France.
Réponse de le 27/02/2017 à 15:21 :
Dites nous tout charly101, combien ça rapporte le trollage de web pour promouvoir macron ?
Ce qu'il y a d'amusant, c'est que la "système" agit toujours de la même manière sans réaliser, que beaucoup de monde n'est plus dupe..
a écrit le 27/02/2017 à 4:17 :
J' aime bcp la photo, bientot les menottes. Une attitude premonitoire ? A suivre.
a écrit le 26/02/2017 à 12:22 :
Il a monté sa start-up politique et ne fait que réunir capitaux et appuis de personnalité pour conquérir une machine a cash au sommet de l’État, une véritable escroquerie avec la connivence de l'UE de Bruxelles!
Réponse de le 26/02/2017 à 13:28 :
Sans oublier que ses premiers deniers viennent du contribuable et son marketing a l'accès aux médias par sa position!
a écrit le 26/02/2017 à 11:48 :
Mr Macron aime à dénoncer les affaires de la droite. Il serait plus crédible s'il n'oubliait pas la loi votée par les députés de droite et de gauche à l'assemblée en Février laquelle instaure un délai de prescription diminué sur les affaires de détournement d'argent public....Tous les faits commis avant 2005 passeront à la trappe Mr Macron fait preuve d'un silence étonnant sur le sujet..Complicité avec la droite et la gauche c'est le centre des affaires...
a écrit le 26/02/2017 à 11:12 :
Attention M Macron vient directement du gouvernement du "Moi Président", gouvernement socialiste qui vient en France de rétablir La Milice depuis la dernière guerre. En effet les contrôles routiers vont êtres confiés à des entreprises privés, et le premier reportage que j'ai vu dans un magasine auto T.V n'est pas rassurant pour la liberté des citoyens.
a écrit le 26/02/2017 à 10:43 :
Une marionnette ressemblant à Merlin l'enchanteur dans ses discours, qui accuse la France de crimes contre l'humanité et sans aucune culture. Avec arrogance il prétend laver plus blanc que les autres mais il oublie qu'il fait partie du système qui l'a créé et qui est directement responsable de l'état de ce pays. J'espère que le noyau restant de vrais journalistes, se penchera enfin sur la probité de cet imposteur, concernant notamment l'évaluation de sa fortune personnelle.
Le désastre économique existe depuis longtemps mais le désastre sociétal et civilisationnel qui se profile est hautement plus grave car il plongera la France vers une probable guerre civile dont les prémices sont de plus en plus visibles. Jamais une élection présidentielle n'a eu autant d'importance sous la 5 ème république et il convient cette fois de ne pas se tromper.
a écrit le 25/02/2017 à 23:55 :
Il est dans l'extase du chef d'Orchestre du dernier couplet final " la valse des impôts et taxes "
a écrit le 25/02/2017 à 22:03 :
J'aime bien la photo du président En crève entrain de casser un bâton du bergé Ha ha c'est inouï
a écrit le 25/02/2017 à 18:22 :
RETRAITES : Macron annonce ce jour 1,7 % d'augmentation ...de la CSG pour TOUS les retraités ! ! merci qui ?
a écrit le 25/02/2017 à 16:28 :
En résumé, Macron c'est du Hollande avec un peu plus de marketing politique...c'est dire un programme fade destiné à ne rien faire juste à gérer la crise en repoussant les échéances en espérant que cela aille mieux...c'est ce que nous venons de subir avec Hollande et avec Macron c'est en reprendre pour 5 ans.
Réponse de le 25/02/2017 à 17:05 :
Et le bilan,calamiteux de FILLON, que la presse cache soigneusement : déficit public FRANCE 2011 = 5.2 % du PIB. Déficit public ALLEMANGNE 2011 == 0.9 % du PIB. Et des coûts salariaux français qui ont dépassé ceux des allemands en 2010.

Si FILLON n'avait pas laissé ce bilan déplorable, il n'y aurait pas eu besoin de faire une politique de rigueur budgétaire, et de chercher à abaisser le coût du travail. Mais certains ont la mémoire aussi courte que FILLON.
a écrit le 25/02/2017 à 14:31 :
Sympa le titre "La marche est haute", mais y a t’il encore une marche ? (de manœuvre)

Il reste beaucoup d’interrogations.
Au final ça manque d'ambition, mais pas de volontarisme.
C'est vrai qu'il y avait un aspect quasi mystique à la démarche de Macron, vu qu’il emprunte la "voie du milieu". Pas celle du ZEN mais celle beaucoup plus difficile d’une politique entre gauche et droite. Du coup, comme c'est déjà un quasi miracle, on s'attendait à d'autres miracles (il faudrait bien ça pour mener des réformes), ou au moins à une vision,...

Certes, il faut convaincre et adapter progressivement la population réticente à la nouvelle économie et parfois même au progrès, sinon on risque un phénomène de rejet et un vote extrême.

Certes les reformes des services publics sont difficiles et d'autres s'y sont déjà brulés les ailes. Sauf que maintenant, la compétitivité du pays en dépend.

Certes il ne peut trop aborder le sujet européen, qui irrite une partie des citoyens. Y compris ceux qui profitent largement des bienfaits de l’UE, tout en la critiquant.

Certes il est inutile de faire de grandes envolées lyriques et une fois au pouvoir de se dégonfler, mais un peu de "projection visionnaire" ne ferait pas de mal à ce programme un peu trop comptable.
En attendant la transcendance symbolique, s’il arrive déjà à allier le « parler vrai » (souvent incompréhensible) de Michel Rocard et les qualités de visionnaires de Jacques Delors.
- au niveau européen : «La compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit» et «On ne peut pas tomber amoureux d’un grand marché».
- au niveau national, par sa non-candidature : "Il a estimé que la situation lui interdisait l'exercice d'une volonté, parce que celle-ci ne peut pas naître du «miracle» d'un homme «providentiel»"
Un échec à méditer, car ce qui lui était demandé : " n'était pas de l'ordre de la réalité, mais de l'ordre du symbolique". Extrait de : http://www.liberation.fr/tribune/1994/12/22/jacques-delors-un-candidat-perdu_117665).

C'est toujours d'actualité.

Bref, tout le monde s'attendait à plus... quoi qu'il en soit son programme est réalisable et c'est déjà ça.
a écrit le 25/02/2017 à 14:30 :
Regardez le "body language" de Macron sans parole. Un véritable guignol plein de gestes variés et de contorsions, mais aucune conviction.
a écrit le 25/02/2017 à 14:17 :
Svp attention à l'orthographe!
a écrit le 25/02/2017 à 13:05 :
Puisque vous êtes journalistes, pourquoi n'enquêtez-vous pas sur Macron ? Sauf à ce que vous ayez des ordres de vos patrons, bien sûr ...
a écrit le 25/02/2017 à 12:31 :
Un point sur les programmes économiques . Macron, souhaite
une augmentation de la CSG avec à terme une fusion de l'IR / CSG. ce qui rendrait la CSG progressive ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Pour info, l'IR rapporte à l'état 77 milliards d'euros , IR qui n'est payé que par 47 % des français.
La CSG rapporte de son coté 96 milliards d'euros. Fillon au contraire veut réduire les dépenses publiques et augmenter la TVA qui est un impôt sur la consommation et qui rapporte 193 milliards d'euros. Macron est pour le prélèvement automatique des impôts
alors que la mensualisation marche bien. Est-ce aux entreprises et aux caisses de retraite de faire ce boulot ? Fillon est contre. Macron souhaite supprimer l'ISF sur les produits financiers , actions etc ... et concentrer l'ISF sur l'immobilier. Fillon veut supprimer l'ISF jugé contre-productif. Macron veut exonérer de la taxe d'habitation 80 % des ménages , qui va payer le manque à gagner ? La liste des impôts prélevés sur les contribuables n'est pas terminée. Impôt sur les sociétés 58 milliards , Taxes produits énergétiques 14 milliards , Droits de succession 10 milliards .Ce qui en réalité fait de la France un des pays , ou les contribuables sont le plus taxés. Ce qui explique le manque de tonus de l'économie et sa faible croissance depuis 10 ans.
Réponse de le 25/02/2017 à 13:31 :
Il faut répartir les prélèvements sur la production et sur la consommation, et plus spécialement sur la consommation d'énergie. Mais les Français y sont opposés. Les Allemands et les Suédois l'ont compris et en tirent un avantage.
a écrit le 25/02/2017 à 11:07 :
M.Macron propose de supprimer la taxe habitat.
Cas pratique:
Argenteuil,ville du Val d'Oise 110000 habitants,record de la taxe avec 1450 euros ,fera comment,pour boucler son budget? sachant:source Le Parisien 95,internaute,Les echos;
Chômage de masse,donc 50% de foyer ne sont pas redevables d’impôts,mais sont dans tous les assistanats.
Education en totalité en ZEP,alors les primo-accédants,vont ailleurs.
Entreprises et commerces,fuite éperdues à cause de la non qualification,et du manque de revenus.
Immigration,devenue généralisée,avec les problèmes d’intégration,de sécurité etc
Et au milieu de cela les 2 Elus maire et Député,font la course aux voix en faisant miroiter un futur dès plus onéreux,comme ce centre commercial avec cinéma,alors que celui en place fait 30 personnes par séance!!
Alors Oui M.Macron a raison,quand il parle d’améliorer la gestion et l'aspect Economique ,sous responsabilité des Elus.
Réponse de le 25/02/2017 à 15:22 :
Vous avez raison ceci étant dit, il y a déjà 42 % des français qui sont exonérés de cet impôt. Comme d'habitude, à force d'exemptions , les impôts sont concentrés sur une petite partie des citoyens. EX, l'IR n'est payé que par 47 % des contribuables pour un montant annuel de 77 milliards d'euros.
Réponse de le 26/02/2017 à 23:19 :
Sauf que vous oubliez la TVA (145 milliards) et la TICPE (15 milliards) qui sont payés par 100% des contribuables de façon injuste puisque non progressive.
a écrit le 25/02/2017 à 11:04 :
Macron promet des économies mais surtout on ne touche pas aux privilèges des serviteurs de l'état et à la monarchie des parlementaires : aucune proposition sur la réforme des 35 retraites spécifiques qui coûtent 20 milliards par an soit 30% de l'impôt sur le revenu dénoncé par l'OCDE et le FMI comme très inégalitaires avec les autres français du privé alors ne soyons surpris de la montée du FN, populisme ou du future révolution de la société civile contre cette caste...
a écrit le 25/02/2017 à 11:01 :
Un candidat qui met autant de temps à dévoiler (sans détails) son programme est un candidat SANS CONVICTIONS.

Un candidat porté par les médias (détenus par des milliardaires et financés par nos impôts) est purement un candidat du SYSTÈME.
a écrit le 25/02/2017 à 9:47 :
il ne peut pas ne pas parler de son triste bilan des 4 ans passés comme conseiller CHEF puis ministre de l'économie d'hollande, impossible, il faut qu'il assume le 1.5 millions de chômeurs, la dette qui a réellement grimpé, etc, etc...sas crise financière, sans heurt. Allez macron/bayrou équipage de "louvoyeurs" au parloir.
a écrit le 25/02/2017 à 7:12 :
Terrifié par :
les commentaires
le pushing des médias sur cette tete de gondole
le deni sur le "reset financier" à l'horizon
On ne va tout de mème pas voter pour ce ...larbin de l'oligarchie tout de mème!
Réponse de le 25/02/2017 à 11:30 :
Si si mon ami. Tout le mode derrière le Macron y compris la Loge générale des bénévoles travailleurs LGBT
a écrit le 25/02/2017 à 3:02 :
Les candidats de cette campagne proposent tous des boîtes à outils ou des mesures sans vraiment nous expliquer où ils veulent emmener la France dans 5 ans ou 20 ans. C'est pareil pour Macron. Le seul qui ait une certaine vision, c'est Hamon où il vit un monde avec moins de travail pour les hommes vu que les robots occuperont de nombreux postes. Je ne suis pas du tout d'accord avec sa vision (mais alors pas du tout), mais au moins il a le mérite d'en avoir une. Ses mesures découlent de cette vision. Tous les autres proposent des mesures sans vraie visoin d'ensemble. C'est inquiétant pour notre futur...
Réponse de le 25/02/2017 à 13:15 :
Vous avez raison. Il faut tenir compte de ce qu'on appelle les robots. C'est ce qui représente le progrès technique lié à l'usage de l'énergie; les robots se nourrissent d'énergie. Il faut répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie consommée par les robots. Cela mériterait plus de développement. Merci.
a écrit le 24/02/2017 à 23:46 :
il n'y a que hommes politiques qui ont fait fortement baisser le chomage ces 30 dernières années, Rocard et Jospin, je voterais donc Macron qui est rocardien pour unr politique keynésienne et réformistes !
Réponse de le 25/02/2017 à 11:43 :
oui et les résultats étaient tellement bons que les Français ont viré le jospin. Rappelez vous à cette époque tous les pays avaient une croissance fabuleuse et ont donc apuré leurs déficits et pendant ce temps le jospin/aubry pondaient les 35 heures , cmu et autres mesures populistes pour être élus et plooooouuuuuufffffff virés, on paie encore ce populisme aujourd'hui en dizaines de milliards chaque année. alors les jospin, rocard, aubry PLUS JAMAIS.
a écrit le 24/02/2017 à 23:37 :
La solution est évidente , virer les directeurs d'administration sans état d'âmes . Ensuite fixer les budgets de façon à dégager les moyens pour un enseignement et une recherche orientés 21ème siècle .
La politique sociale doit refondre la multitude des aides qui permettent à la fraude de proliférer . Réserver les aides à ceux qui les méritent et arrêter de financer l'envahissement exotique que ce soit dans l'hexagone mais plus encore dans les îles... Le chomâge sera indemnisé suivant le modèle danois . La protection des femmes seules avec des enfants leur permettra une vie descente .
Un effort particulier doit concerner le monde agricole . Un plan massif de revitalisation du monde rural est indispensable en mutualisant des moyens et diversifiant les productions par groupes d'exploitations . En finir avec des aides qui sont captées par les gros producteurs .
Sur le plan sécurité , le gros bâton est attendu . Il faut décimer les récalcitrants . Une remise dans l'axe de la justice et des médias est indispensable à la moralisation des comportements .
a écrit le 24/02/2017 à 21:17 :
Très bon article ! Merci
Réponse de le 25/02/2017 à 11:31 :
vous l'avez tout lu? Honnêtement?
a écrit le 24/02/2017 à 20:08 :
Candidat de droite comme certains, oui. Fillon sans les casseroles. Soit, un Sarko en devenir. C'est simple.
a écrit le 24/02/2017 à 19:28 :
Macron est en effet le candidat d' un parti qui a échoué, européo centré et libéral frénétique qui réunit en un seul homme les tares congénitales de la droite et de la gauche qui nous ont amenées à coup d' union européenne forcenée, là ou nous en sommes ....

Pas d' avenir donc avec Macron. Macron c' est reprendre 5 ans de hollandie ou de sarkozie. Et pendant ce temps, l 'UPR REDONNE VIE À LA VRAIE POLITIQUE. L'UPR RÉVOLUTIONNE TRANQUILLEMENT LA FRANCE ET REDONNE L'ESPOIR DANS LE PAYS DE LIBERTÉ QUE NOUS AIMONS.
a écrit le 24/02/2017 à 18:25 :
Rocard le disait déjà : tout repose sur le bon vouloir des directeurs de l'administration centrale. Les ministres et les présidents passent, eux restent.
a écrit le 24/02/2017 à 18:12 :
C'est loin d'être un transformateur , c'est la suite de Hollande il leurre tout le monde d'où vient-il et quel parcours , rien que cela devrait suffire à percevoir sa trajectoire inexorablement . Quand on veut découvrir quelqu'un c'est l'ABCD
a écrit le 24/02/2017 à 17:58 :
Macron et Bayrou me rappellent le film " L'emmerdeur" avec Jacques Brel et Lino Ventura.
a écrit le 24/02/2017 à 17:43 :
La France sous Hollande est au bord du gouffre. Avec le charisme de Macron et le programme de Bayrou ils nous font un grand pas en avant. Merci qui merci Bayrou!!!
Réponse de le 24/02/2017 à 18:58 :
"grand pas en avant" avec un ringard comme Bayrou il y a mieux ...pour Macron il va falloir qu'il se le traîne comme un boulet !!! .
Désolé mais Bayrou incarne la passé il pourra tout au plus refiler quelles que vieilles ficelles qui feront illusion un temps .
Ceux qui croient en Macron se projettent dans l'avenir et le monde ...
a écrit le 24/02/2017 à 16:58 :
Je me demande quand un dossier de conflits d'intérêt sortira du placard.

Dossier fourni par un des 120000 fonctionnaires sur la sellette ou un de ceux qui n'apprécieront pas la venue promise d'un management "non statutaire".
Réponse de le 25/02/2017 à 18:16 :
il existe déjà .MR MACRON ETAIT MINISTRE quand il a cree son mouvement EN MARCHE ;et les comptes ne sont pas clairs sur les déplacements le service d'ordre les frais de bouches etc
seulement la juge qui qui enquete sur mr Fillon a été nommee par celui qui a fait la bise à mr MACRON HIER LE sieur HOLLANDE
a écrit le 24/02/2017 à 16:52 :
C'est un programme économique équilibré et réaliste qui ne berne pas les électeurs en promettant le beurre, l'argent du beurre et la crémière en prime....du genre de ceux qui trouvent les milliards d'€ plus vite qu'ils ne parlent.
Réponse de le 24/02/2017 à 17:46 :
C'est un programme Hollandais. Macron veut diminuer 10 milliards d'euros
d'impôts en 5 ans pour les contribuables. Après 80 milliards d'impôt en plus depuis 2012, c'est un minimum mais largement insuffisant. Il ne faut pas oublier que Macron veut augmenter la CSG, est favorable au prélèvement à la source (alors que ce n'est pas aux entreprises à faire le boulot et que la mensualisation marche très bien) qu'il veut fusionner la CSG et l'IR ce qui va rendre progressive la CSG et pénaliser fortement les classes moyennes.
Macron veut supprimer l'ISF sur les produits boursiers et taxer l'immobilier
qu'il considère comme une rente. Les propriétaires qui ont payé leur appartement à crédit pendant 20 ans apprécieront. Ensuite, il veut réduire la dépense publique de 60 milliards en 5 ans , une rigolade alors que notre pays emprunte 100 milliards d'euros par an pour boucler le budget et que notre Hollande laisse 2100 milliards de dettes et 9 millions de personnes soit au chômage, soit dans une grande précarité.
Réponse de le 25/02/2017 à 1:19 :
"Macron veut supprimer l'ISF sur les produits boursiers et taxer l'immobilier
qu'il considère comme une rente." L'idée est simple. Il veut taxer ce qui constitue une rente et qui n'est pas injecté dans l'économie du pays. Donc sortir les revenus financiers qui sont injectés dans l'économie réel à un sens contrairement à la rente immobilière qui ne sert qu'à enrichir son propriétaire. Et ce n'est pas Monsieur tout le monde qui paie l ISF à cause de son patrimoine immobilier...
Réponse de le 27/02/2017 à 4:25 :
Elle est comment la cremiere ?

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