Allemagne : les socio-démocrates à la rescousse de Merkel

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Angela Merkel (CDU) et Martin Schulz (SPD) seront reçus par le président de la République fédérale allemande la semaine prochaine.
Angela Merkel (CDU) et Martin Schulz (SPD) seront reçus par le président de la République fédérale allemande la semaine prochaine. (Crédits : Axel Schmidt)
Toujours réfractaire à renouer la "grande coalition" avec la chancelière Angela Merkel, les leaders du SPD se sont tout de même dit prêts à discuter avec elle pour sortir de la crise politique dans laquelle est plongée l'Allemagne depuis le scrutin législatif de septembre.

Le Parti social-démocrate (SPD) est prêt à entamer des négociations de coalition avec d'autres formations politiques pour sortir l'Allemagne de l'impasse politique dans laquelle elle se trouve, a indiqué vendredi un dirigeant de la formation de centre gauche.

"Le SPD ne dira pas non à des discussions", a dit à la presse Hubertus Heil, secrétaire général du SPD, après plusieurs heures de réunion des dirigeants du parti.

| Lire aussi Allemagne : les socio-démocrates prêts à donner un coup de pouce à Merkel

Vers un gouvernement minoritaire ?

Le SPD a dit avoir revu sa position en ayant "conscience de ses responsabilités", afin d'éviter de nouvelles élections qui auraient des conséquences néfastes pour l'Allemagne et pour l'Union européenne.

Les discussions pourraient aboutir sur autre chose qu'une nouvelle "grande coalition" entre les sociaux-démocrates et le bloc conservateur, comme par exemple sur une décision du SPD de ne pas faire obstacle à un gouvernement minoritaire dirigé par la chancelière sortante.

Il n'est pas certain que celle-ci accepte. Alors qu'elle traverse la plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir, Angela Merkel a précisé cette semaine qu'elle préférait retourner devant les électeurs pour un nouveau scrutin législatif plutôt que diriger un gouvernement minoritaire.

Le président de la République fédérale, Franck-Walter Steinmeier (SPD), s'est déjà prononcé contre la tenue d'un nouveau scrutin. Il recevra ensemble Angela Merkel et le leader du SPD Martin Schulz la semaine prochaine.

L'hypothèse d'une "grande coalition" toujours écartée

La chancelière allemande, dont l'Union chrétienne démocrate (CDU), a enregistré un score historiquement bas lors des élections législatives de septembre n'est pas parvenue à construire une coalition autour de sa formation.

Après plusieurs semaines de discussions exploratoires, les libéraux du FDP ont annoncé dimanche qu'ils renonçaient à participer à un gouvernement d'alliance avec la CDU et avec les écologistes.

De son côté, le SPD, qui a lui subi son plus cuisant revers lors des législatives depuis la Seconde guerre mondiale, a décidé de retourner dans l'opposition, affirmant ne pas vouloir renouveler l'expérience d'une "grande coalition" avec la CDU et son alliée bavaroise la CSU comme cela a été le cas entre 2013 et 2017.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 26/11/2017 à 19:13 :
Ah je vois que la police de la pensée m'a fait supprimer mon commentaire.

Et bien puisqu'un petit discours ne passe pas, j'espère qu'un long dessin le fera:

"La social-démocratie allemande victime de ses abandons" https://www.monde-diplomatique.fr/2005/09/GREFFRATH/12798

Un social démocrate cela sert à ça, faire semblant d'être de gauche pour imposer une politique de droite, je ne pense pas que Blair me démente hein donc merci de laisser ce commentaire et de ne pas écouter l'obscurantisme des censeurs.
a écrit le 24/11/2017 à 18:41 :
Décidément, qu'on les appelle sociaux démocrates en Allemagne ou socialistes chez nous, ils sont toujours prêts à aller à la gamelle pour gouverner avec la droite.

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