Allemagne : les socio-démocrates prêts à donner un coup de pouce à Merkel

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De gauche à droite, la chancelière allemande Angela Merkel et le leader du parti socialiste allemand (SPD) lors des législatives de septembre Martin Schulz.
De gauche à droite, la chancelière allemande Angela Merkel et le leader du parti socialiste allemand (SPD) lors des législatives de septembre Martin Schulz. (Crédits : Reuters)
Après l'échec d'une alliance avec les libéraux et les Verts, la seule solution pour Angela Merkel est de se tourner vers les socio-démocrates. Leur leader, Martin Schulz, ne serait pas opposé à soutenir un gouvernement minoritaire, mais refuse toujours de reconstituer une "grande coalition" avec la droite.

Deux mois après le scrutin des législatives, les leaders politiques allemands n'ont toujours par réussi à s'entendre pour former un nouveau gouvernement. Après l'échec des discussions en vue d'établir une coalition "Jamaïque" rassemblant la CDU-CSU (la droite), les libéraux du FDP (centriste) et les Verts, les appels se multiplient pour la reconduction de l'alliance gouvernementale entre conservateurs et sociaux-démocrates.

Le numéro un du Parti social-démocrate (SPD), Martin Schulz, serait prêt à entamer des négociations avec la chancelière Angela Merkel (CDU) et envisagerait de lui offrir son soutien pour former un gouvernement minoritaire, selon les informations de Bloomberg. En revanche, Martin Schulz se refuse toujours à recréer une grande coalition avec la chancelière comme lors de la mandature précédente.

Toujours selon l'agence, le leader du SPD devrait annoncer sa décision au président de la République fédérale, Frank-Walter Steinmeier. Les deux hommes doivent se rencontrer ce jeudi après-midi. Le président Steinmeier mène depuis plusieurs jours des consultations en vue de faciliter la formation d'un gouvernement et d'éviter de nouvelles élections.

Divisions au sein chez les socio-démocrates

Pour mémoire, Martin Schulz avait exclu une nouvelle "grande coalition" avec les conservateurs après les mauvais résultats de son parti aux élections législatives de septembre.

Après quatre années de pouvoir partagé avec le bloc CDU-CSU, il veut que le parti reconstitue ses forces dans l'opposition mais ce choix semble de plus en plus discuté au sein même de sa formation. Trente élus du SPD au Bundestag, sur 153, se sont interrogés lors d'une réunion sur la décision de Schulz, a rapporté mercredi le quotidien Bild.

Selon le journal, le ministre sortant des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, qui a laissé la direction du SPD à Schulz quand il a pris la tête de la diplomatie allemande cette année, est également favorable à une nouvelle "grande coalition".

Dans un entretien jeudi à la chaîne ZDF, le numéro deux du SPD, Karl Lauterbach, a jugé lui aussi que son parti devait réexaminer sa position. Mais il s'est dit sceptique sur la possibilité de former une nouvelle coalition si Angela Merkel reste à la chancellerie. Côté conservateur également, des voix s'élèvent en faveur d'un nouvel accord avec le SPD.

Lire aussi : Allemagne : la crise politique est "une chance à saisir pour la France"

(J.-C.C avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 24/11/2017 à 9:51 :
finalement c'est comme chez nous , ces politiciens ne cherchent qu'à conserver leurs places et les avantages afférents .
a écrit le 24/11/2017 à 8:11 :
Ce serait bien pour l'Allemagne et pour l'Europe que monsieur Martin Shultz change d'avis.
Cordialement
a écrit le 23/11/2017 à 21:59 :
Faire semblant d'être ce que l'on n'est pas toute un programme nous avons les mêmes .
a écrit le 23/11/2017 à 18:43 :
Merkel est prête à tout pour rester au pouvoir....il n'empêche qu'elle entame sa chute....
a écrit le 23/11/2017 à 17:29 :
Compliqué , le consensus à l'allemande .
a écrit le 23/11/2017 à 14:32 :
Que demandent les dirigeants ?
Une croissance de 2 %, un taux de chômage à moins de 6 %, un excédent commercial record, des finances publiques excédentaires, quasiment pas d'endettement,…

Que demande le peuple ?

A force de céder aux modes du dégagisme et du populisme, l’occident risque de réveiller avec des dégâts irréparables.
a écrit le 23/11/2017 à 13:15 :
Bah ça sert à ça un social démocrate, faire semblant d'être progressiste pour pérenniser une politique conservatrice.

"Les sociaux-démocrates allemands sans boussole" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/07/IRIGOYEN/57632 (gratuit)
Réponse de le 23/11/2017 à 17:49 :
Sauf qu en l espèce ils s apprêtent à sauver les meubles des progressistes libéraux !!
Bref comme nos soi disant socialistes ?
Réponse de le 24/11/2017 à 6:27 :
Bah un social démocrate a aussi le droit d'avoir 2 sous d'intelligence. Et de savoir parfaitement qu'un retour immédiat devant les urne ne permettrait probablement pas à la SPD de refaire son retard sur la CDU mais seulement une nouvelle progression de l'AfD... ce qui ne ferait que rendre la formation d'une nouvelle coalition. Le pragmatisme impose de constater que la gauche, sociale démocrate ou radicale, dont les idées ne peuvent plus constituer la base d'un programme de gouvernement, et qui de ce fait ne pourront plus jamais gagner des élections ni gouverner nulle part en Europe ou ailleurs, a simplement maintenant un pouvoir d'arbitrage entre soutenir un centre droit libéral (type Merkel, Macron, Juppé...) ou ouvrir les portes du pouvoir à la droite populiste (comme en Pologne ou aux USA).
Réponse de le 24/11/2017 à 8:58 :
Oui la fameuse pensée binaire qui nous a mené à un chômage de masse, à une corruption exponentielle entre hommes d'affaires et politiciens, à la paupérisation du salaria et à l'abaissement des conditions de travail.

Mais ils vous ont fait quoi les gens pour que vous les détestiez tant en fait ?
Réponse de le 24/11/2017 à 9:28 :
Bien entendu. D'autant qu'on a vu pire comme sacrifice chez nous pour contrer l'extrême droite. Des électeurs sociaux démocrates peuvent tout à fait entendre cela. Tu restes pas sur le banc et tu te retrousses les manches pour répondre aux attentes des électeurs en souffrance.
Par ailleurs, s ils la jouent fine peuvent imposer pas mal de choses dans la négo et la prise de postes stratégiques (les finances?)

Mais bon, notre blasé de service, lui il croit au grand soir et à l autogestion. Et puis surtout il rêve du Frexit alors tout mauvais coup direct ou indirect à l' EU est bonne à prendre. Il est au delà de la caricature le bonhomme....
Réponse de le 24/11/2017 à 9:42 :
Toujours compliqué quand il faut vous répondre à vous, il faut toujours insister, jamais les premiers commentaires ne sont validés...

"Bah un social démocrate a aussi le droit d'avoir 2 sous d'intelligence."

Et bien si pour vous être intelligent c'est trahir les idées de son parti je n'y peux pas grand chose, par contre faut juste m'expliquer comment on peut se dire de gauche et appliquer un programme de droite et se regarder dans la glace sans aucun problème.

Il n'y a absolument rien de censurable là dedans, si vous ne validez pas c'est seulement par stratégie et aussi louable puisse t'elle être c'est moche.
Réponse de le 24/11/2017 à 16:44 :
Anasthasia à pris le contrôle du régulateur .
Impossible de dire du mal de la pensée unique .
Réponse de le 24/11/2017 à 17:58 :
Quelle est l'alternative pour la SPD ?
-permettre à Merkel, qui a gagné les législatives, de former une coalition sur le programme de laquelle la SPD, qui est en position d'arbitre, est en situation de peser.
-ne pas permettre à Merkel de former une coalition, ce qui de fait provoquerait de nouvelles élections où la SPD n'a pas de chance de progresser (et même probablement d'y laisser des plumes), et où l'AfD risque encore de progresser, ce qui pourrait donner comme seule coalition majoritaire possible que CDU+AfD (voire pire encore, une coalition dirigée par l'AfD si celle-ci virait en tête). Ceci étant l'AfD n'est pas un parti néonazi... mais un parti eurosceptique opposé à l'immigration comme il en existe quasiment partout en Europe. C'est un positionnement qui était il y a 2 décennies celui d'une partie du RPR et est actuellement celui d'un De Villiers ou d'un Dupont Aignan...
Je ne suis néanmoins pas sûr que quelqu'un qui se dit de gauche pourrait encore se regarder dans une glace s'il favorisait un tel scénario d'intronisation de l'AfD.
Réponse de le 26/11/2017 à 19:20 :
"Je ne suis néanmoins pas sûr que quelqu'un qui se dit de gauche pourrait encore se regarder dans une glace s'il favorisait un tel scénario d'intronisation de l'AfD. "

C'est exactement comme cela que Hitler a eu le pouvoir, sur ce genre de prédiction qui oublie les trois quart des éléments dans son analyse.

Les sociaux démocrates ne sont pas de gauche, avec le CDU ils défendent les intérêts de l'oligarchie dominante, les extrêmes droite européennes elles défendent d'autres intérêts oligarchiques.

On est vraiment très loin des idées politiques nous ne sommes que dans l'héritage d'histoire de familles qui s'entrechoquent selon les périodes, tout ceci n'est qu'une question d'intérêt financier et si les nazis reviennent en Allemagne ce sera uniquement parce que des mégas riches y verront de gros intérêts et qu'ils auront prit l'ascendant sur ceux qui ont plus d'intérêts financiers à ce que les nazis ne gouvernement pas.

Alors je ne sais pas si vous faites exprès de ne pas le voir ou le comprendre mais si non franchement, instruisez vous enfin svp, merci.

Un lien que vous allez adorer:

"Ces entreprises qui ont collaboré avec les nazis" http://www.terrepromise.fr/2017/03/20/ces-entreprises-qui-ont-collabore-avec-les-nazis/

Ne me remerciez pas c'est un plaisir.

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