Compte à rebours final pour le Brexit
AFP et Reuters

May met en garde contre un brexit "dur", negociations ue-londres bloquees
Francois Lenoir
AFP et Reuters

May met en garde contre un brexit "dur", negociations ue-londres bloquees
Francois Lenoir
Les parlementaires britanniques seront invités mardi 12 mars à se prononcer pour la deuxième fois sur l'accord de sortie du Royaume-Uni qu'ils ont massivement rejeté au mois de janvier. Dans l'hypothèse où le projet serait à nouveau rejeté, Theresa May a fait savoir que les députés auraient la possibilité de voter, mercredi et jeudi, sur deux autres options : une sortie du bloc communautaire sans accord (no deal) ou un report du Brexit pour une brève période de temps.
La dirigeante a tenté d'obtenir des concessions de la part des Européens, sans y parvenir jusqu'à présent et rien ne permet de prédire qu'elle obtiendra gain de cause mardi à Westminster.
La Première ministre Theresa May a demandé ce vendredi 8 mars à l'Union européenne (UE) un "dernier effort" dans les discussions sur le Brexit pour que l'accord de divorce puisse être adopté par le Parlement britannique au cours d'un vote crucial mardi.
Theresa May a dans le même temps mis en garde les députés britanniques contre la tentation de rejeter l'accord qu'elle a conclu avec Bruxelles fin novembre, après un premier rejet mi-janvier.
May a d'ailleurs prévenu qu'un report du Brexit pourrait entraîner l'organisation d'un nouveau référendum si bien que la sortie de l'Union européenne pourrait ne jamais se produire. Selon la dirigeante britannique, l'issue de ce nouveau référendum pourrait empêcher le Brexit de se produire ce qui serait, selon elle, une trahison des électeurs.
Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a rappelé vendredi que le Brexit était un problème qui a été créé par le Royaume-Uni et qu'il lui appartenait de faire les concessions nécessaires à sa résolution.
Le principal point d'achoppement concerne la clause de sauvegarde (backstop), mécanisme qui doit éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord.
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Ce mécanisme prévoit un maintien dans l'union douanière le temps qu'une solution soit trouvée pour empêcher un retour à la situation qui prévalait avant les accords de paix de 1998 en Irlande du Nord. Les députés britanniques redoutent que ce mécanisme devienne permanent et empêche une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Certains souhaitent que ce backstop soit limité dans le temps et que sa durée soit précisée.
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Un porte-parole de la Commission européenne a indiqué vendredi que se tiennent d'intenses discussions entre Européens et Britanniques tout en rappelant que le bloc communautaire a déjà exposé ses idées.
AFP et Reuters