Face à la crise, l'Allemagne abandonne de nouveau la rigueur budgétaire pour 2021, promet de la rétablir en 2022

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Le ministre des Finances Olaf Scholz (à g.), en présence de la chancelière Angela Merkel.
Le ministre des Finances Olaf Scholz (à g.), en présence de la chancelière Angela Merkel. (Crédits : POOL New)
"Pour 2020 et 2021, nous sommes obligés de demander au Bundestag [parlement] de nous autoriser à emprunter une somme inhabituellement élevée", a déclaré le ministre des Finances Olaf Scholz ce mercredi, tout en promettant le rétablissement du "frein à l'endettement" à compter de 2022.

L'Allemagne a entériné ce mercredi l'abandon de la rigueur budgétaire pour 2021, après l'avoir fait pour 2020, et va devoir emprunter pour la seconde année consécutive face à l'impact continu de la pandémie de Covid-19.

"Pour 2020 et 2021, nous sommes obligés de demander au Bundestag [parlement] de nous autoriser à emprunter une somme inhabituellement élevée", a déclaré le ministre des Finances Olaf Scholz ce mercredi, après l'adoption du projet de budget 2021 en conseil des ministres, dont la suspension de ses règles constitutionnelles de discipline budgétaire pour 2021.

Berlin va devoir contracter 96,2 milliards d'euros de nouvelles dettes en 2021, après un montant record de 217,8 milliards d'euros en 2020, abandonnant pour la seconde fois ses règles constitutionnelles de rigueur.

Lire aussi : L'Allemagne pourrait accroître sa dette de 100 milliards d'euros en 2021

Le "frein à l'endettement", inscrit dans la Constitution allemande depuis 2011, interdit au gouvernement fédéral d'emprunter chaque année plus de 0,35% de son PIB.

Dans des circonstances exceptionnelles, celui-ci peut toutefois demander à la chambre des députés l'autorisation de dépasser ce seuil.

"À partir de 2022, nous respecterons à nouveau les règles de freins à l'endettement", a assuré le ministre.

Mais "contre la crise, nous n'allons pas économiser", a-t-il ajouté.

Faire face au choc

En mars, Berlin a dû voler au secours de son économie face au choc de la pandémie de nouveau coronavirus.

Lire aussi : Allemagne : le redémarrage de la production industrielle plus faible que prévu

L'Allemagne a débloqué près de 1.000 milliards d'euros d'aides aux entreprises, et a prolongé ces dispositifs fin août, face à la persistance de la crise.

Le pays s'est également lancé dans de vastes investissements dits d'avenir, dans le cadre d'un plan de relance de 130 milliards d'euros.

Rien qu'en 2021, le pays prévoit de dépenser 55 milliards d'euros d'investissement dans des secteurs stratégiques comme la santé, les transports, le numérique, et la transition écologique.

Le projet de budget doit désormais être présenté devant le parlement allemand, pour être définitivement adopté.

Le gouvernement table sur une chute cette année de 5,8% de son produit intérieur brut, avant un rebond dès 2021, de 4,4%.

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Commentaires
a écrit le 24/09/2020 à 8:48 :
Hou-là si les allemands se mettent en faute en ne payant pas leur dette c'est que l'heure est grave.

Le peuple grec doit regretter que le COVID ne soit pas arrivé avant que l'Allemagne ne les menace et ne les pille, enfin les banquiers allemands plus précisément.

Au fait il est où Schauble ?
a écrit le 23/09/2020 à 17:50 :
l'allemagne a debloqué plus de 1 000 milliards d'euro d'aide aux entreprises et la France combien ?? rien ou presque rien l'allemagne va emprunter qu'une partie la Frannce emprunte tout resultat en fin 2020 et en 2021 et 2022 =faillite et banqueroute
a écrit le 23/09/2020 à 16:44 :
Halala, vraiment aucun sérieux budgetaire ces allemands. Comment voulez vous construire l'europe avec des gens comma ça.

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