Fiscalité : les eurodéputés recommandent une harmonisation de l'impôt sur les sociétés

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(Crédits : Valentyn Ogirenko)
Le Parlement européen a incité les pays européens à harmoniser l'impôt sur les sociétés dans toute l'Union, avec l'adoption mercredi d'un rapport allant dans ce sens, concocté par l'eurodéputé français Alain Lamassoure.

"Le but est de parvenir à une définition identique du bénéfice imposable dans les pays européens afin d'en finir avec le jeu de saute-mouton des multinationales qui cherchent à profiter des différences entre nos systèmes fiscaux dans l'Union", a déclaré l'eurodéputé Alain Lamassoure.

Ce rapport, pour l'instant adopté par les eurodéputés de la Commission des Affaires économiques et monétaires, devrait être adopté en session plénière en mars.

Divergences entre États

Il est cependant uniquement consultatif, car en matière fiscale, le Parlement européen n'est pas colégislateur. Ce sont les États membres de l'UE qui doivent décider à l'unanimité, ce qui rend toute réforme fiscale dans l'Union toujours très difficile.

Dans ce rapport, Lamassoure (ancien ministre délégué français au budget) apporte sa contribution au vaste chantier de taxation des GAFA, réclamée par la France depuis l'été 2017 et qui doit faire l'objet dans la deuxième quinzaine de mars d'une proposition législative de la part de la Commission européenne. Il y défend un ancien projet de 2011 - pendant longtemps dans l'impasse en raison des divergences entre les 28 États membres - que la Commission européenne a relancé en octobre 2016: celui d'une assiette commune consolidée pour l'impôt sur les sociétés (Accis, Ndlr).

Concrètement ce projet 'Accis' propose qu'il n'y ait plus qu'un seul lieu d'imposition: un seul contact avec une administration fiscale pour toutes les multinationales ayant une activité dans l'UE et dont le chiffre d'affaires consolidé total est supérieur à 750 millions d'euros,

Dans son rapport, Alain Lamassoure propose d'introduire un nouveau critère pour faire un sort à la numérisation des activités: il suggère de prendre en compte le volume des données personnelles numériques collectées et exploitées partout où les services des entreprises sont utilisés.

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 26/02/2018 à 16:08 :
Encore un commentaire censuré encore sur cette europe décadente, c'est sûr le gars qui gère le pseudo churchill risque rien lui...
a écrit le 23/02/2018 à 21:59 :
bonne idee les pays europeens ne doivent pas se concurence?
a écrit le 22/02/2018 à 18:54 :
faudra arreter la pantalonnade populiste 5 mn....... les entreprises regardent combien elles payent in fine....... le taux facial ,c'est le premier element, apres il y a le reste qui suit...........
certains pays ont de tres gros problemes avec une fiscalite confiscatoire dont les effets sont connus, sauf chez les fascistes qui veulent les memes taux avec des effets differents mais qui a titre personnel ne sont prets a rien ( et qui expliquent que la fiscalite n'est en rien un pb, que s'il n'y a pas d'eti c'est pas normal, et que les gros groupes qu'ils n'ont pas pu couler devraient non seulement remplir les caisses de la france avec le ca qu'ils n'y font pas, et devraient emmener gratuitement les autres a l'international, surtout si ces derniers n'ont aucun moyen.......... le national socialisme, on sait ou ca mene)

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