Hongrie et Roumanie enregistrent leur pire croissance trimestrielle depuis 1989
AFP

Photo d'illustration
CC BY 2.5
AFP

Photo d'illustration
CC BY 2.5
La Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie ont subi un recul historique de leur produit intérieur brut (PIB) d'avril à juin comparé au trimestre précédent, en raison de l'impact du nouveau coronavirus, selon des premières estimations vendredi des instituts de référence.
La Hongrie a enregistré une contraction de 14,5%, la Roumanie de 12,3% et la Bulgarie de 9,8% en données corrigées, selon les Instituts de statistiques de ces pays d'Europe centrale et orientale. Il s'agit des plus mauvais résultats économiques constatés en Hongrie et en Roumanie depuis la transition vers l'économie de marché, après 1989.
La Bulgarie avait traversé une grave crise en 1997, avec un PIB en chute de 10,1% au premier trimestre de cette année-là.
Plus importante que prévue, la décélération hongroise a principalement touché le secteur des services et celui de l'industrie. Le ministère hongrois des Finances a indiqué avoir pris des mesures de protection économique engageant environ 20% du PIB national.
En Roumanie et en Bulgarie, les exportations ont respectivement chuté de 18% et de 23,4% au deuxième trimestre.
Le gouvernement roumain a annoncé une augmentation des pensions de retraite à hauteur de 14% au mois de septembre, la consommation des ménages restant un moteur de croissance. Le déficit public atteindra alors 8,6% à la fin de l'année.
À lire également
Pour l'ensemble de l'année 2020, la Hongrie prévoit une contraction de 3% de son PIB, la Roumanie de 3,8% et la Bulgarie de 7%. De son côté, la Commission européenne table sur une chute comprise entre 6 et 7% dans ces pays, dont la croissance, ces dernières années, avait tiré celle de toute l'Union européenne.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

AFP
Retraites : comment les candidats à la présidentielle veulent contourner l’obstacle de l'âge légal
Comment la famille Trump a bâti un empire crypto sans risque… et refilé les pertes aux investisseurs
A Nice, les PME fragilisées par le retard des indemnisations post-UNOC
Population suisse limitée à 10 millions : pourquoi le projet anti-immigration inquiète le monde économique