Italie : le gouvernement ressort le projet de pont entre la Sicile et la botte
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Matteo Salvini, ministre des Transports et des Infrastructures, milite pour la relance du chantier du pont de Messine.
ANTONIO PARRINELLO
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Matteo Salvini, ministre des Transports et des Infrastructures, milite pour la relance du chantier du pont de Messine.
ANTONIO PARRINELLO
C'est l'un des serpents de mer de la vie politique italienne. Le nouveau gouvernement italien de Giorgia Meloni relance le projet pharaonique du pont sur le détroit de Messine, toujours promis mais jamais construit entre la côte est de la Sicile et la Calabre à l'extrémité ouest de la botte italienne. Lundi soir, le conseil des ministres a remis en activité la société chargée des travaux « Stretto di Messina » (Détroit de Messine), arrêtée en 2013. Le projet figure également dans le budget présenté mardi par la présidente du conseil Giorgia Meloni.
Les dirigeants italiens, Silvio Berlusconi en tête, sont nombreux à avoir rêvé de ce chantier colossal, qui vise à redynamiser la région du Mezzogiorno au sud de l'Italie, l'une des plus pauvres d'Europe. En 2001, le gouvernement Berlusconi avait initié ce projet du plus grand pont suspendu du monde, à la fois routier et ferroviaire sur 3,7 kilomètres.
Son successeur à la tête du Conseil des ministres, Romano Prodi, l'avait abandonné en 2006 alors que l'entreprise de BTP italienne WeBuild avait gagné l'appel d'offres en 2005 et établi un devis de 3,9 milliards d'euros. Revenu aux affaires de 2008 à 2011, Silvio Berlusconi avait tenté de ressusciter le plan de construction, avant que le Parlement le contraigne à y renoncer en 2011, en pleine austérité.
L'actuel ministre des Transports et des Infrastructures Matteo Salvini, qui siège aux côté de Silvio Berlusconi dans la coalition actuelle, a repris le flambeau et milite pour (enfin) mettre sur pied ce chantier qui génèrerait, selon lui, 100.000 emplois. Pour un budget qui avoisine 6 milliards d'euros.
Ce dernier s'avance en évoquant le commencement des travaux dans deux ans.
L'allié de Giorgia Meloni et de Silvio Berlusconi dans la coalition au pouvoir compte également solliciter un financement européen à Bruxelles..
Au-delà des fonds à débloquer, des géologues italiens ont déjà alerté sur le risque sismique dans cette zone volcanique.
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Par ailleurs, la Commission européenne s'était déjà opposé au projet dans les années 2000 en l'absence « d'analyse d'impact environnemental » suffisant sur les conséquences du chantier de la part des autorités italiennes.
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