Matteo Renzi promet une baisse d'impôts de 45 milliards d'euros

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Matteo Renzi veut lancer une révolution copernicienne de la fiscalité italienne.
Matteo Renzi veut lancer une révolution copernicienne de la fiscalité italienne. (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)
Le chef du gouvernement italien veut baisser la pression fiscale sur son pays. Il compte sur ses réformes structurelles pour stimuler la croissance qui justifiera cette baisse massive des revenus de l'Etat.

Renzi relance l'interminable débat sur l'IMU, l'impôt municipal unifié. Cette taxe assise sur la résidence principale est honnie des Italiens qui sont très majoritairement propriétaires de leur logement (80%). Elle est tellement détestée qu'elle est régulièrement au centre des débats électoraux : la droite promettant tantôt de la supprimer, tandis que la gauche s'inflige la besogne de rétablir cette taxe impopulaire une fois revenue au pouvoir. Cela fait quinze ans que cela dure.

Révolution copernicienne

Le président du conseil italien, Matteo Renzi, veut relancer son mandat et a annoncé samedi 18 juillet un ambitieux paquet fiscal. Il a évoqué une "révolution fiscale" de 45 milliards d'euros étalés sur cinq ans, dont la suppression de ce fameux IMU.

Matteo Renzi estime bénéficier d'une marge de manœuvre financière grâce à un déficit public inférieur aux critères de Maastricht. Il est vrai que celui-ci s'élève à 2,7% du PIB et devrait approcher les 1,8% en 2018. Il n'empêche que les comptes publics restent déficitaires et le déficit continue de creuser la dette colossale du pays qui a dépassé les 130% du PIB.

Pour financer cette "révolution copernicienne", Matteo Renzi escompte sur un redémarrage de l'activité consécutif à ses réformes structurelles dont le "job act", sa réforme du marché du travail. Mais il devra surtout convaincre Bruxelles qui s'interroge déjà sur les conséquences que ce paquet fiscal pourrait avoir sur la trajectoire financière du pays.

"Le parti des impôts"

Matteo Renzi tente également de jouer un coup politique en prenant les devants face à une droite très mobilisée contre les impôts. Le taux de prélèvement obligatoire rapporté au PIB doit passer de 43,5% à 44,5% entre 2015 et 2016 d'après les prévisions du gouvernement.

Matteo Renzi a jusqu'en 2018 pour faire mentir le sobriquet donné à son parti de "parti des impôts".

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Commentaires
a écrit le 21/07/2015 à 8:11 :
Ceci souligne le décalage entre la France écrasée par son état et le reste de l'Europe qui agit. Je comprends que l'on quitte la France car elle se condamne par son poison égalitariste dans sa prison étatiste. Ce pays n'est pas humaniste. On se moque des gens, on divise, on exploite pour protéger les bien-votants de gauche. La France dans 10 ans sera encore bien pire et très pauvre. Plus personne n'y croit.
a écrit le 20/07/2015 à 17:41 :
Il est souvent de bon ton - comme durant les années de plomb, desquelles l'Italie est sortie sans suicider ni encager à vie ses terroristes - de parler mal de ce pays en oubliant aussi les bonnes nouvelles (baisse des taux d'intérêts de 7 à moins de 2%, excellents scores du commerce extérieur qui mois après mois affiche des records, restructuration du sénat, abolition des régions, ...). Après avoir vécu cinq ans en France, j'ai fini par rentrer à Rome peut-être parce que la vie m'y semblait plus facile que dans le nord de la France.
Réponse de le 20/07/2015 à 20:11 :
Certes. Rendons hommage au pays qui a inventé les banques, la Maf.. (omerta inside) et qui a une dette de 130%. Chapeau, les gars.
Réponse de le 20/07/2015 à 22:34 :
Sinon, Frances and co, fallait aller à la ligue du nord. Ils ont la nostalgie de mussolini, les gars...
a écrit le 20/07/2015 à 13:49 :
Renzi annonce et annonce encore...une sorte de Berlusconi bis
Réponse de le 20/07/2015 à 17:56 :
Il fait mieux que la France hormis la dette laissée par ses prédécesseurs
a écrit le 20/07/2015 à 13:04 :
Cet homme a un sens politique bien plus développé que Hollande. Et surtout une ligne claire. Des efforts d'abord et après on baisse les impôts. Les réformes ne sont pas toujours populaires mais les Italiens savent où ils vont. Avec Hollande un jour on est pro-entreprise, un autre non, un jour on réforme, le lendemain on arrête tout.... Cette inconstance est la grande faiblesse du quinquennat Hollande.
a écrit le 20/07/2015 à 12:43 :
Ça ne risque pas d'arriver en France, Hollande étant favorable à l'assistanat généralisé.
Pourtant, une baisse des dépenses sociales et des impôts favorise la croissance.
Avec 57 % de prélèvement étatique, notre pays est champion du monde.
Réponse de le 20/07/2015 à 14:09 :
L'assistanat c'est celui des élus de tous poils et des hauts fonctionnaires. et à coups de milliers ou dizaines de milliers d'euros chacun ...
Il ne faut pas se tromper de PARASITES !
Réponse de le 20/07/2015 à 15:28 :
@BA : Bof, les pays nordiques ont des taux de dépenses publiques comparables à ceux en France. ils s'en sortent pas mal...

Les discours de droite clichés sont tellement arriérés.
Réponse de le 20/07/2015 à 17:13 :
@juan : et dire que ces pays nordiques sont de droite ! Les pays de gauche (le sud de l'Europe) sont en déclin ! raisonnement à deux exceptions près (/28).
Réponse de le 20/07/2015 à 20:13 :
Salut, Vieux Frère BA. Dis-toi que comme beaucoup d'autres, payer beaucoup d'impôt montre que je gagne beaucoup d'argent. Tu gagnes trop BA, à priori...
Réponse de le 21/07/2015 à 0:40 :
@ BA Que les prélèvements obligatoires soient élevés ou pas, les dettes publiques ne cessent de croître, vous ne cessez de le répéter sur tous les blogs économiques. Dans tous les cas, le système est cassé, tout est à revoir et à penser autrement.

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