Royaume-Uni : trois PDG sur quatre envisagent de délocaliser après le Brexit

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Les Pdg réagissent à l'incertitude actuelle en envisageant différentes éventualités, a déclaré Simon Collins, le président de KPMG pour le Royaume-Uni.
"Les Pdg réagissent à l'incertitude actuelle en envisageant différentes éventualités", a déclaré Simon Collins, le président de KPMG pour le Royaume-Uni. (Crédits : © Pascal Rossignol / Reuters)
Si 86% des patrons interrogés disent avoir confiance dans la capacité de leur entreprise à se développer, 76% ajoutent envisager de déménager certaines activités hors du Royaume-Uni.

Les chefs d'entreprise britanniques sont confiants, mais pas forcément à la maison. Conduite auprès de 100 sociétés réalisant entre 100 millions et un milliard de livres de chiffre d'affaires, une étude du cabinet KPMG montre que 86% des Pdg interrogés disent avoir confiance dans la capacité de leur entreprise à se développer au cours des trois prochaines années.

Si 69% se disent également confiants dans la croissance de l'économie britannique sur la même période, 76% ajoutent envisager de déménager hors du Royaume-Uni leur siège social ou certaines activités en raison du résultat du référendum du 23 juin.

Une grande majorité de pro-UE

"Les Pdg réagissent à l'incertitude actuelle en envisageant différentes éventualités", a déclaré Simon Collins, le président de KPMG pour le Royaume-Uni. "Plus de la moitié pensent que la capacité du Royaume-Uni à faire des affaires sera perturbée par le Brexit, donc, pour de nombreux Pdg il est important d'étudier différents scénarios pour se protéger d'éventuelles perturbations futures."

Lire aussi : Brexit : l'Estonie, une porte pour rester dans l'Union européenne

KPMG précise que 72% des dirigeants sondés ont voté pour le maintien de leur pays dans l'Union européenne. Interrogés sur les facteurs qui pourraient les inciter à continuer d'investir en Grande-Bretagne malgré le vote du Brexit, les chefs d'entreprise ont placé en majorité les accords commerciaux en tête. Un seul a estimé que le calendrier du processus de sortie de l'UE était le facteur primordial.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 26/09/2016 à 18:02 :
la région Hauts-de-France doit se préparer et devenir compétitive !
a écrit le 26/09/2016 à 16:54 :
Le problème c'est que 3 pdg sur 4 envisageaient de délocaliser avant le brexit et que 4 sur 4 ont déjà délocalisé auparavant....
a écrit le 26/09/2016 à 16:44 :
Ce qui prouve qu'on peut être un bon chef d'entreprise sans être un expert, loin s'en faut, en macroéconomie. Question: Les entreprises britanniques vont-elles délocaliser leurs activités dans dans pays où la pression fiscale et sociale est plus élevée qu'au Royaume-Uni, en France par exemple? Si les chefs d'entreprises britanniques délocalisent dans la zone euro je leur souhaite bien du plaisir d'ici quelques années, quand l'Euro va disparaitre. Par ailleurs si vous interrogez, par exemple, le PDG d'Alstom il vous dira qu'il est totalement hostile à une sortie de la France de la zone euro, ce qu'il ne vous dira peut-être pas c'est qu'il va devoir délocaliser toutes les activités de production d'Alstom hors de France. Il ne faut pas croire que l'intérêt macroéconomique d'un pays et l'intérêt d'entreprises qui se sont adaptées aux circonstances de la mondialisation se confondent.
a écrit le 26/09/2016 à 13:19 :
Bad England ! Bad bad bad !
a écrit le 26/09/2016 à 11:01 :
LES RATS QUITTE LE NAVIRE ANGLAIS? MAIS IL ESSITE CELA PROUVE QU IL ONT TOUS UNE VUE ECONOMIQUE A COURT TERME? LES ANGLAIS PEUVENT TRES BIEN S EN SORTIR SANSL EUROPES DES BANQUIERS???/// LAISSE DU TEMPT AU TEMPT MICHEL ROCARD///
Réponse de le 26/09/2016 à 13:55 :
laisser du temps au temps en économie si la décision de départ est mauvaise le temps devient une mort certaine. Le monde économique bouge plus rapidement que la sempiternelle réunion du lundi. Depuis des décennies une partie de notre économie ronronne, le bilan est visible en terme de chômage avec en prime un politique qui dort dans les assemblées et les ministères. L'économie anglaise décide pour demain pas pour hier comme le fait souvent notre pays. Les politiques anglais du Brexit comme nos partis d'hier FN, Front de Gauche, Debout la France sont des politiciens de la peur du refus de voir un monde en plein changement.

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