Zone euro  : les questions auxquelles Emmanuel Macron devra répondre

S'il est élu président, la négociation qui attend le leader d'En Marche ! dans les mois à venir s'annonce particulièrement difficile car l'espace politique européen pour réformer la zone euro n'est pas à la mesure des appels au changement ou des critiques exprimées dimanche par les Français.

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S'il est élu, Emmanuel Macron, tout pro-Européen qu'il est, devra faire des propositions pour préciser la position de son pays sur les changements à apporter au fonctionnement de la zone euro.
S'il est élu, Emmanuel Macron, tout pro-Européen qu'il est, devra faire des propositions pour préciser la position de son pays sur les changements à apporter au fonctionnement de la zone euro. (Crédits : Reuters)

« Un référendum sur l'Europe » : c'est ainsi que Pierre Moscovici a présenté lundi le deuxième tour de l'élection présidentielle qui opposera Marine Le Pen à Emmanuel Macron. En apportant, sans surprise, son soutien au candidat de En Marche !, le commissaire européen en charge de l'euro et prédécesseur d'Emmanuel Macron au ministère français de l'économie, concède également que s'il est élu, Emmanuel Macron, tout pro-Européen qu'il est, devra faire des propositions pour préciser la position de son pays sur les changements à apporter au fonctionnement de la zone euro.

Or le sujet ne divise pas seulement en France, mais un peu partout ailleurs en Europe. Et, surtout, il met face à face les gouvernements nationaux et les institutions européennes. Au moment où s'engageront les discussions, après les élections allemandes, le prochain locataire de l'Elysée aura-t-il réussi à définir à quelle place, sur cet échiquier politique particulièrement complexe, il pourra poser le pion français ? Retour sur les trois principaux enjeux du débat.

·  Faire plus, mais quoi ?

« Il importe (...) de donner à la zone euro une compétence budgétaire en plus des budgets nationaux, afin d'améliorer notre capacité à faire jouer les stabilisateurs économiques et à adapter notre politique budgétaire au cycle économique », écrivaient en juin 2015 Emmanuel Macron et son homologue de l'époque, le ministre social-démocrate de l'économie allemand Sigmar Garbiel, dans une tribune publiée simultanément dans huit journaux européens.

Presque deux ans plus tard... rien qui ressemblât à une telle « compétence budgétaire » n'avait été créé. L'idée que la zone euro a besoin d'un instrument de stabilisation budgétaire s'est certes imposée, mais la forme que celle-ci pourrait prendre, son financement, sa taille et sa fonction restent à préciser.

Force est de constater que, côté français, la capacité de proposition a reculé ces dernières années, conséquence implicite de la faiblesse budgétaire du pays. En 2012, Jean Pisani-Ferry, l'actuel conseiller économique d'Emmanuel Macron, qui dirigeait à l'époque un think-tank bruxellois, rappelait dans  une tribune publiée par le quotidien Le Monde les trois options sur la table : la constitution d'un budget ad hoc avec des ressources propres, un mécanisme de stabilisation sans ressources propres mais auquel les pays contribueraient et feraient appel successivement, selon leurs besoins, et enfin une capacité d'endettement supplémentaire, à travers des eurobonds. Le ministre de l'Economie français, qui n'était autre que Pierre Moscovici, venait de plaider pour la première, en tablant sur un budget de plus ou moins 5% du PIB.  On n'en est plus là.

On imagine mal l'Allemagne s'engager aujourd'hui sur la voie d'un super-budget, pas plus que les pays qui, comme la France, l'Espagne et l'Italie continuent de flirter avec les seuils de déficit ou d'endettement du Pacte de stabilité européen. L'idée des « eurobonds » est pour l'instant écartée. L'adversaire social-démocrate d'Angela Merkel, Martin Schulz, qui s'était dit favorable à ces obligations européennes quand il présidait le Parlement européen, s'est bien gardé de remettre cette idée sur la table depuis qu'il s'est lancé dans la course à la chancellerie. Et les travaux de la Commission européenne sur des « safe bonds », destinés à faciliter le refinancement des pays en difficulté, sont menées pour le moins dans une très grande discrétion, car peu du goût de Berlin.

Reste l'option médiane, qui pourrait être par exemple celle d'un fonds de refinancement de l'assurance chômage, qui revient régulièrement ces derniers mois dans la bouche de dirigeants européens comme le commissaire Moscovici, mais également le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis ou même le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling.

·  Qui exerce le pouvoir ?

Une certitude toutefois : le débat s'articulera dans les mois à venir autour d'une révision du  Mécanisme européen de stabilité (MES) dont Berlin aimerait faire le centre de la nouvelle gouvernance de la zone euro. Or, pour l'instant, celui-ci est placé sous le contrôle des ministres des Finances de la zone euro, hors du cadre des institutions européennes, donc pratiquement sans contrôle démocratique autre que celui des parlements nationaux.

C'était tout l'enjeu de la proposition du candidat socialiste Benoît Hamon consistant à créer un parlement ad hoc de la zone euro qui réunisse députés européens et nationaux. Ce n'est pas la direction esquissée par le candidat Macron qui privilégie une autre option pour démocratiser le contrôle des règles et une capacité budgétaire commune. « Il s'est toujours prononcé pour le Parlement européen », explique la député socialiste Pervenche Berès, coauteur d'un rapport sur la capacité budgétaire de la zone euro. Mais donner un vrai pouvoir législatif au Parlement de Strasbourg supposerait non seulement de rouvrir le traité créant le MES mais également de modifier l'actuel traité européen pour rapatrier ce fonds sous l'autorité de Bruxelles. Or la période n'est pas propice, estime-t-on à Berlin, au moment où les gouvernements nationalistes hongrois ou polonais n'attendent que cela pour contester les compétences des institutions européennes.

L'autre solution serait donc de travailler à traité constant. Dans ce cas, tout ce qui contribuera à renforcer le rôle du MES et l'implication des parlements nationaux ne pourra qu'aboutir à affaiblir la Commission et le Parlement européens. « Il faudra reprendre le chantier démocratique mais à partir de l'existant, ...renforcer le rôle de la Commission et celui du Parlement », avertit le commissaire Moscovici qui planche avec Valdis Dombrovskis sur de nouvelles propositions pour renforcer l'union monétaire attendues fin mai. Mais une récente note interne vue par La Tribune afin de préparer ce document montre que la Commission pousse la prudence jusqu'à s'interroger sur l'opportunité d'aborder dans ce document la question institutionnelle.

·   Quel calendrier et quel mandat ?

La fenêtre de tir définie pour finaliser cette réforme s'ouvrira à la fin de l'année pour se clore en 2025. C'est long. Est-ce que cela sera suffisant pour débloquer une réforme du traité européen ? Faudra-t-il au contraire aller de l'avant en construisant un tout nouvel édifice autour du MES ?

Ces questions de choix stratégiques et de calendrier seront un des enjeux de la majorité du futur locataire de l'Elysée. Faute d'une proposition très précise de Paris, le « deal » le plus probable risque de se stabiliser autour de la création d'un mécanisme de stabilisation de la zone euro (concession à la France) en contrepartie d'une transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire (demande allemande), au détriment des projets de démocratisation de la zone euro. De la manière dont il s'exprimera sur le sujet avant le deuxième tour dépendra en partie la capacité d'Emmanuel Macron à amener à lui une partie de l'électorat euro-critique qui s'était tourné vers Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon et probablement aussi sa capacité à obtenir de Berlin un peu plus qu'un surcroît de règles.

Si le deuxième tour est bien un référendum sur l'Europe, les troisième et quatrième tours - autrement dit les législatives - devraient idéalement dessiner les limites dans lesquelles le prochain président devra inscrire ses propositions ou, à défaut, son mandat de négociation. Choisira-t-il de privilégier une position commune avec le nouveau gouvernement allemand ou bien de commencer à discuter avec d'autres partenaires avant que celui-ci ne se forme ? Encouragera-t-il la Commission européenne, elle qui s'est refusé jusqu'à présent à recréer un « comité des sages » comme celui qui avait inventé l'union monétaire, ou bien la laissera-t-il en marge des discussions ? Une chose est sûre : le temps presse. « Si rien ne bouge, il n'y a plus de zone euro dans dix ans »avait déclaré Emmanuel Macron au Figaro en septembre 2015. Avant d'ajouter : « L'absence de proposition est un choix : c'est la sortie de la zone euro ».

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Commentaires 29
à écrit le 30/04/2017 à 19:54
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C'est pur mensonge, car Macron ne pourra rien changer du tout en restant dans l'UE, car les allemands premiers bénéficiaires, qui siphone dles euros de tos les autres, s'opposeront à tout changement. A propos que propose comme changement Macron ?

à écrit le 28/04/2017 à 8:06
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Si élu, Macron ne pourra rien changer, heureusement d'ailleurs. Pour qui se prend-il ? "L'absence de proposition est un choix : c'est la sortie de la zone euro" aurait-il dit en septembre 2015. Pourquoi n'a t-il pas fait de propositions quand il éta...

à écrit le 25/04/2017 à 22:36
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"un référendum sur l'Europe". Il a pas mal le Moscovici... Ça marque l'éloignement total de ces gens de nos préoccupations.

à écrit le 25/04/2017 à 16:50
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Les institutions européennes sont pour l'heure un salmigondis inintelligible, mi carpe-mi lapin, mi-confédérales, mi-fédérales. Avant de tracer des perspectives d'avenir, Macron doit, à l'intention des Français clarifier les enjeux. Qui fait quoi auj...

le 25/04/2017 à 19:26
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ok..le constat .. le problème c'est on avance ..mais vers quoi et où, il semble qu'au conseil européen la situation de maintenir le statu quo afin d'éviter d'être comptable de quoique ce soit prévaut. Tout le monde comprend que revenir en arrière c'e...

à écrit le 25/04/2017 à 15:28
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Il y a de quoi etre tres tres inquiet avec l'election de Macron marionnette de j Attali il va etre vite depasse par les greves emeutes et evidemment terrorisme et et violences des cites une catastrophe est a venir tout les milliardaires qui le soutie...

le 25/04/2017 à 19:27
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Élisez Marine et en deux mois la monnaie qui ne sera plus l'euro coulera et plus personne ne nous prêtera surtout si Marine se lance dans la renégociation de la dette ou son annulation partielle J'ai bien connu l'Argentine qui a refusé de payer ses ...

le 25/04/2017 à 19:28
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Je pense que la gauche comme la droite ont eu leur lot d'émeutes :-) ... par contre avec le leader Kim Yan Luk Mel Han Chon et la folle dingue du FN c'est la guerre civile assurée

le 30/04/2017 à 19:59
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Vous avez 100 % raison. Les legislatives vont morceler le pays, les Républicians vont vouloir se refaire, ainsi que le PS. Le pays sera ingouvernable. Le gouvernement de 4 ou 5 ministres, dont sans doute Attali, devra diriger par décret et la tentati...

à écrit le 25/04/2017 à 15:06
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* Le dEUtschRO est une monnaie qui est "battue" à Frankfurt-am-Main, et qui ne devrait pas avoir cours en France, mais seulement en Allemagne Fédérale et dans ses satellites: Pays-Bas, Autriche, Finlande,.. ** La Banque Centrale Européenne est égale...

le 25/04/2017 à 19:34
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Puissiez-vous lire les accords de commerce qui lient la Suède à la zone euro. La Suède paye cher son accès au marché unique et s'aligne sur la législation/normes européennes dans la plus part des cas. Par ailleurs la devise Suédoise reste dans un sys...

à écrit le 25/04/2017 à 14:28
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La majorité des candidats à la présidentielle est une majorité de français ne sont pas contre l'idée de l'Europe mais sont contre l'UE actuelle qui ne roule que pour les idées néolibérales. le pb de l'UE actuelle c'est qu'elle est constitutionnelleme...

à écrit le 25/04/2017 à 13:42
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Macron, c'est du marketing. Pour qui se donne le mal de lire son projet, il n'y a rien de transcendant. Pas de réduction significative de la dette, donc pas de baisse d'impôts prévue dans les 5 prochaines années. En revanche, perte de pouvoir d'acha...

à écrit le 25/04/2017 à 10:23
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Nous aurons un président qui ne sera qu'un préfet de la commission et appliquera toute les décisions de cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles!

le 30/04/2017 à 20:06
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Du calme, Marine a 40 % et comme Daupont Aignan l'a rejointe Plus 4 %. S'il y a une forte abstention, ce qui ce dessine, Marine a toutes ses chances. Car il ne faut pas oublier que le FN est le seul parti populiste, qui représente les travailleurs ...

à écrit le 25/04/2017 à 9:47
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Dans 10 ans (2 quinquennats), la France ne sera pas la même selon le gagnant de la présidentielle du 07 Mai prochain. On ne peut pas livrer la France à l’extrême droite qui inéluctablement appauvrira et affaiblira la France et divisera les français. ...

le 25/04/2017 à 10:05
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" libéral" Tiens, je croyais qu'il était ni gauche ni de droite, mais apparemment au niveau economique ,il est bien de droite.Les salariés vont s'en rendrent compte très rapidement avec les ordonnances à venir sur la loi travail ou le code du trav...

le 30/04/2017 à 20:08
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Dites-moi,vous prenez Macron pour De Gaulle ?

à écrit le 25/04/2017 à 8:21
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Je suis pro européen Mais citer comme vous le faite Moscovici qui a été d'une malhonnêteté sans limite à sa nomination à l UE vous discréditez l'avenir de l'Europe L'Europe va à sa fin avec ce genre de personnage Sans harmonisation fiscales et une...

à écrit le 25/04/2017 à 7:55
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Que fera t il face à MerkeL ? Il prendra le premier train et reviendra , comme son devancier . Par contre s il rencontre Draggi il obtiendra de faire de la dette que ce dernier mettra dans un tiroir pour s en resservir pour le jour du Frexit .

à écrit le 25/04/2017 à 7:27
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Il faut respecter deux conditions. 1- Harmoniser la fiscalité des entreprises avec l'Allemagne. 2- Reporter les charges sociales sur la consommation d'énergie.

à écrit le 25/04/2017 à 7:05
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Je suis furax depuis l'annonce des résultats du premier vote et le discours prétentieux et arriviste de MACRON. Tout le monde piétine la "démocratie" et le "libre arbitre" du peuple ! On proclame Macron président sans aucun tact depuis ! IL EST PAS E...

à écrit le 25/04/2017 à 2:36
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une premiere, le premier candidat présenté soutenu financé par les multinational a étre élu

à écrit le 24/04/2017 à 23:56
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Macron c'est du vent , un candidat fabriqué pour la campagne, les socialistes s'y sont pas trompés , il sont avec lui

à écrit le 24/04/2017 à 23:34
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Je regrette déjà Romaric Godin. Je me suis abonné à La Tribune parce que ses articles étaient précis et indiquaient vraiment les enjeux de la zone euro avec des informations d'articles Allemands. Maintenant avec F.Autret on a la même sauce pourrie ...

à écrit le 24/04/2017 à 20:37
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... les questions auxquelles Emmanuel Macron devra répondre ; Macron est d'ores et déjà confronté à la situation désordonnée qu'il a créé, Macron est cerné par son un marigot de politicards, certains plus naïfs et puériles que méchants, d'autr...

à écrit le 24/04/2017 à 19:34
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Le referendum sur l'Europe a déjà eu lieu : c'était celui sur la constitution européenne. On n'a visiblement pas tenu compte de son résultat. Pourquoi faudrait-il tenir compte davantage d'une victoire de MACRON quant à son impact sur la politique eur...

le 24/04/2017 à 22:15
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vous voulez dire sûrement quelque chose mais quoi au juste?

le 24/04/2017 à 23:55
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Completement faux. Le traité de Lisbonne n'a rien à voir avec la Constitution européenne de 2005. C'est une fable de Dupont-Aignan. Le traité de Lisbonne n'est qu'une codification des traités antérieurs à droit constant regroupes en 2 traités : le tr...

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