La gratuité des transports en Île-de-France, vraie ou fausse bonne idée ?
César Armand
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C'est une question à plusieurs milliards d'euros qui a été posée ce 8 juin 2021 sur l'antenne de Public Sénat. Dès lors qu'il s'agira de s'allier avec la députée insoumise et le secrétaire général d'Europe Ecologie-Les Verts entre le premier et le second tour des élections des 20 et 27 juin, Audrey Pulvar défendra-t-elle toujours sa proposition-phare ? « Ce sera une condition sine qua non de votre rapprochement éventuel [avec Clémentine Autain et Julien Bayou] ? Vous ne l'abandonnerez pas ? », lui est-il demandé.
Réponse de la cheffe de file de la liste « Île-de-France en commun » : « Ma candidature aux régionales en Île-de-France est un référendum pour la gratuité des transports ». Une proposition qui fait bondir l'actuelle majorité régionale depuis que l'ex-journaliste passée par la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et pour l'homme l'a exprimée.
Auteur d'un rapport sur les mobilités en grande couronne, ce dernier appelle à investir dans de nouveaux trajets, à refondre voire à renforcer les offres existantes, à financer l'entretien des ouvrages et à créer des lignes de bus à haut niveau de services (BHNS), c'est-à-dire circulant sur des voies dédiées et sécurisées.
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De la même manière que François Durovray défend le retour à l'écotaxe pour les 40% de poids lourds étrangers qui circulent en Île-de-France dont 75% traversent la région sans faire le plein, Audrey Pulvar veut mettre à contribution les transporteurs routiers - la loi Climat et Résilience le permettra - pour 350 millions d'euros ainsi que les entrepôts logistiques des plateformes de commerce en ligne via une éco-redevance et les contribuables franciliens les plus aisés au travers d'une taxe additionnelle à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour 1,1 milliard d'euros.
César Armand