En Île-de-France, "la droite régionale a mis à la poubelle le schéma directeur" (Clémentine Autain)
César Armand
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Clémentine Autain a été élue pour la première fois à Paris il y a vingt ans.
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Clémentine Autain a été élue pour la première fois à Paris il y a vingt ans.
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Figure connue des Parisiens, des Franciliens et des Français, Clémentine Autain se présente aux élections régionales des 20 et 27 juin prochain sous la bannière "Pouvoir vivre en Île-de-France". Après avoir fondé l'association féministe Mix-Cité en 1997, celle qui milite alors au Parti communiste français.est élue pour la première fois conseillère de Paris en 2001 dans le XVIIe arrondissement. Remarquée par Bertrand Delanoë, le nouveau maire de la capitale la nomme adjointe chargée de la jeunesse. A l'issue de son mandat, elle s'installe à Montreuil mais ne se présente pas aux élections municipales de mars 2008.
Proche de Jean-Luc Mélenchon, elle devient porte-parole de sa campagne présidentielle de 2012. Candidate à Sevran en 2014, elle en devient conseillère municipale jusqu'en 2020, date à laquelle elle ne se représente pas. Elle sera de même élue conseillère régionale de 2015 à 2017, mandat qu'elle abandonne du fait du cumul des mandats locaux et nationaux. Car entre temps, elle entre à l'Assemblée nationale en 2017 comme députée France insoumise de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis (Sevran, Tremblay-en-France et Villepinte). Aujourd'hui, Clémentine Autain est candidate à la présidence du conseil régional au nom des "insoumis" et des communistes.
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LA TRIBUNE : Les Français et les Franciliens vous connaissent comme militante féministe, adjointe au maire de Paris, conseillère municipale de Sevran, conseillère régionale d'Île-de-France, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et députée de Seine-Saint-Denis. Pourquoi êtes-vous candidate à la présidence du conseil régional d'Île-de-France ?
CLÉMENTINE AUTAIN : Je me suis portée candidate avec trois motivations : la volonté de rassembler les insoumis et les communistes, l'envie qu'il y ait une voix de gauche portant la réalité et les exigences des banlieues populaires et du fait de mon parcours personnel et politique qui me fait connaître les deux côtés du périphérique, cette frontière terrible. Mon expérience est en définitive un atout pour présider cette région.
En ouverture de votre livre-programme Pouvoir vivre en Île-de-France (Seuil), vous rappelez que la région est la plus riche et la plus inégalitaire de France. Comment résoudrez-vous l'équation si vous êtes élue ?
Avec le grand carnage lié à la pandémie - le pire est devant nous - les inégalités sociales s'aggravent. Nous proposons donc un choc de solidarité avec des mesures d'urgence, que nous voterons dès juillet si nous sommes élus : la gratuité des transports pour les moins de 25 ans et pour l'ensemble des bénéficiaires des minima sociaux, la multiplication par dix du budget de l'aide alimentaire d'urgence, la gratuité des cantines des lycées pour les familles à bas revenus et un Samu culturel pour aider les structures en danger de mort.
Irez-vous vers la gratuité totale des transports comme y songe la candidate d'Île-de-France en commun, la socialiste Audrey Pulvar ?
Nous visons la gratuité pour les retraités sous condition de ressources au cours de la mandature et plus généralement nous sommes pour l'horizon de la gratuité. Mais nous avons une priorité : investir pour moderniser et développer les transports en commun, notamment de banlieue à banlieue. Nous voulons rénover les RER B, D et C, dédoubler le tunnel entre Châtelet et Gare du Nord, développer les flottes de bus de grande couronne et étendre les lignes de tramways. Nous visons également un métro circulaire autour de Paris pour désengorger la ligne 13 du métro.
César Armand