Assurance pandémie : face au casse-tête, le gouvernement lance une consultation publique

 |   |  809  mots
(Crédits : Benoit Tessier)
Le groupe de travail sur le développement d'une assurance couvrant les risques exceptionnels, comme les pandémies, vient de remettre sa copie. Le document liste de nombreuses questions, mais aucune solution clé en main. Face à la complexité des enjeux, un dispositif non assurantiel est même envisagé. Pour tenter de surmonter ce casse-tête, le gouvernement invite les entreprises à faire part de leurs besoins via une consultation publique. Sur ces éléments, il entend bâtir un mécanisme de couverture d'ici la fin de l'année.

De nombreuses questions, des pistes de réflexion, mais pas de solution ayant créé le consensus. Voilà ce qu'il ressort du rapport "non conclusif" remis, ce jeudi 16 avril, par le groupe de travail qui planche sur l'élaboration d'un nouveau mécanisme d'assurance destiné à couvrir les risques exceptionnels, à l'image des pandémies, depuis le 27 avril dernier.

Ces réflexions, qui regroupent parlementaires, fédérations d'entreprises, professionnels de l'assurance et fonctionnaires du ministère de l'Economie, sont nées à la suite des nombreuses critiques dirigées à l'encontre des assureurs, ayant refusé de prendre en charge les pertes d'exploitation des entreprises causées par la crise du coronavirus et évaluées à quelque 145 milliards d'euros par la Fédération française de l'assurance (FFA).

Lire aussi : Refus d'indemnisation pour perte d'exploitation: à Lyon, le litige entre des restaurateurs et Axa renvoyé au fond

"Pas de baguette magique"

Un refus motivé par la non...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/07/2020 à 13:20 :
Si nos cotisations ne partaient pas en grande partie dans les paradis fiscaux des mégas riches il y aurait de quoi rembourser les nombreux aléas de la vie non ?

Tant que l'on ne s'attaquera pas aux causes nous aurons toujours les mêmes effets.
Réponse de le 18/07/2020 à 11:19 :
Heureusement que l'Etat prélève une partie des cotisations, au moins ça ça reste (sur les complémentaires santé c'est 15% ? Plus, moins ? Avec les frais de gestion, publicité & profits à faire il reste peu pour vraiment rembourser les cotisants. Les jeux, Loto, etc, prélèvement sur les achats (S. Berne est déçu que cette part là, Bercy ne veuille la lâcher, ça fait des sous quand même ! :-) )), une raison pour rendre la complémentaire obligatoire (du moins quand salarié, ensuite on arbitre).
a écrit le 16/07/2020 à 18:35 :
ce risque est inassurable
il suffit d'avoir suivi ses cours de premiere annee
donc soit le contribuable met la main a la poche le jour venu, soit les boites passent par fonds propres
le reste, c'est des mensonges

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :