La Société Générale annonce la cession de deux de ses filiales européennes
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La banque française Société Générale a annoncé la cession de deux de ses filiales étrangères à la banque suisse UBP.
Reuters
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La banque française Société Générale a annoncé la cession de deux de ses filiales étrangères à la banque suisse UBP.
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[Article publié le lundi 05 août 2024 à 09h27 et mis à jour à 11h47] Ce lundi, la banque française Société Générale a annoncé la cession de deux de ses filiales étrangères à la banque suisse UBP (Union bancaire privée), pour un montant « d'environ » 900 millions d'euros. Dans les faits, la cession n'en est à qu'à sa première étape. Le groupe a signalé avoir procédé à « la signature d'accords exclusifs » en vue de la cession de SG Kleinwort Hambros au Royaume-Uni et de Société Générale Private Banking Suisse.
Ces deux filiales gèrent un portefeuille s'élevant à près de 25 milliards d'euros, a indiqué leur maison mère dans un communiqué. En raison des « procédures sociales applicables » et de la « validation des autorités financières et réglementaires », le groupe français espère conclure ces deux opérations d'ici la fin du premier trimestre 2025. Le titre perdait 3,57% vers 10h50, à 19,80 euros, davantage que ses concurrentes françaises BNP Paribas et Crédit Agricole SA.
La cession de ces filiales survient quelques semaines après des annonces similaires portant sur la néobanque à destination des indépendants et des petites entreprises Shine, et sur les activités de financement de biens d'équipement pour les entreprises, regroupées dans SGEF. Le groupe danois Ageras est sur les rangs pour s'emparer de Shine, le français BPCE (rassemblement notamment les Banques populaire et les Caisses d'épargne) s'est positionné sur SGEF. Des rumeurs de marché entourent depuis plusieurs trimestres d'autres branches, comme la filiale dédiée à la conservation de titres, Securities Services (SGSS), regroupant un ensemble de services financiers spécialisés.
Depuis plus d'un an, Société Générale a engagé un projet de restructuration et de centralisation de ses actifs, cédant notamment de nombreuses filiales en Afrique. Après la signature d'un accord fin juillet avec l'Etat béninois pour la vente de la Société Générale Bénin et sa succursale Société Générale Togo, la troisième banque française a annoncé, ce lundi, se retirer également de Madagascar où elle est présente depuis 20 ans.
Elle céderait ainsi sa filiale de banque de détail malgache à la Bred, une des caisses du groupe BPCE, sans donner d'estimation du montant. En décembre et en janvier, Société Générale avait déjà vendu deux de ses filiales au Congo et au Tchad et en a fait autant au Maroc en avril.
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Cette fois-ci, la vente de Société Générale Madagascar est d'une autre ampleur, en raison de l'implantation du réseau de 65 agences qui emploient environ 900 personnes, selon son site internet. Cette vague de cession à l'étranger a également entraîné la suppression de 947 postes au siège parisien, dans le cadre d'un plan de départs toujours en cours.
La stratégie du groupe paraît payante au vu des résultats publiés jeudi dernier. La Société Générale avait alors annoncé un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros au deuxième trimestre, soit une hausse de 23,7% sur un an, porté par la bonne santé de sa banque de financement et d'investissement.
Le bénéfice net du groupe est supérieur aux attentes des analystes, de même que le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur bancaire, en hausse de 6,3% sur un an, à 6,7 milliards d'euros. La Société Générale a pu s'appuyer sur sa banque de financement et d'investissement au cours des derniers mois. Cette dernière a apporté à elle seule 770 millions d'euros de résultat net.
Seul point d'ombre malgré ces bénéfices en hausse : l'annonce d'une révision à la baisse d'un de ses objectifs financiers - communiquée en marge de la conférence de presse sur les résultats - a effrayé les investisseurs, au point de voir l'action en Bourse de la banque perdre près de 9% de sa valeur.
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Dans les faits, c'est la marge nette d'intérêt - à savoir l'écart entre le taux appliqué par la banque à ses clients et celui de son refinancement - qui est attendue désormais à 3,8 milliards d'euros, contre 4,1 milliards d'euros auparavant. La Société Générale a désormais pour objectif de corréler ses bons résultats financiers à une amélioration de son cours en Bourse.
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