Crypto-actifs : comment créer et lancer un NFT ?
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Une soirée organisée autour des NFT (le Bored Ape Club en fond) à Los Angeles par l'influenceuse Kylie Jenner.
Reuters
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Une soirée organisée autour des NFT (le Bored Ape Club en fond) à Los Angeles par l'influenceuse Kylie Jenner.
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... e pour que le NFT ne devienne pas seulement « une image chère à partager sur le Web...» ? Trois experts apportent à La Tribune leurs éclairages côté business et juridique autour de cet engouement qui va au-delà du crypto-art.
Peintres, photographes, cinéastes, créateurs de jeux vidéo, compositeurs... Attirées par des gains rapides et par l'effet de buzz, nombre de professions artistiques se ruent sur les "NFT", ces jetons numériques qui viennent certifier l'authenticité de leur création, grâce à la technologie de la blockchain. Adossés à leur oeuvre, - un fichier image, une vidéo, un texte, "un morceau de code", un élément de jeu vidéo ou un son -, ces jetons uniques et inviolables sont la nouvelle coqueluche du Web 3, celui de l'Internet des cryptomonnaies dont les courbes volatiles sont en yo-yo depuis le début de l'année. Dans l'art, la valorisation de cette certification peut atteindre des niveaux stratosphériques : jusqu'à 91,8 millions de de dollars pour l'oeuvre "The Merge" de l'artiste Pak, pour l'heure, la plus chère de l'histoire.
Or, les NFT commencent à intéresser au-delà, avec des entreprises, des institutions, ou même des clubs sportifs qui testent les propriétés de ce contrat intelligent et automatisé pour des fonctions de passeport ou de clé d'accès. La chaîne Starbucks va ainsi bientôt lancer ses propres NFT, un "actif programmable pouvant servir de "laissez-passer". Ou encore la petite république de Saint-Marin, en Italie, qui a lancé un passeport vaccinal contre le coronavirus, derrière lequel se cachait un NFT.
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Côté valorisation du marché global, après avoir explosé en 2021, avec 44,2 milliards de dollars de transactions, selon le cabinet Chainalysis, l'achat-vente connaît quelques ralentissements, dans le sillage de la crypto star, le bitcoin qui a vécu un krach en avril. "Avec près de 8 milliards de dollars échangés au premier trimestre, le marché n'est pas vraiment en train de s'effondrer. Nous voyons davantage une forme de stabilisation", note le site spécialisé NonFungible.com dans son rapport. "La vraie évolution indubitablement est sur la profitabilité qui ne sera plus aussi facile à atteindre en 2022...", ajoute-t-il.