L’Amérique de Trump, en pole position sur le minage de bitcoins
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Une ferme de minage, à Rockdale au Texas (États-Unis).
Whinstone
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Une ferme de minage, à Rockdale au Texas (États-Unis).
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Donald Trump l'avait promis dès l'été dernier, quatre mois avant son élection : faire des États-Unis la capitale mondiale des cryptomonnaies et le champion du minage de bitcoins. Si cette ambition semblait à l'époque noyée dans la multitude d'annonces tonitruantes du 47e président, elle s'inscrit aujourd'hui clairement dans son vaste plan pour « rendre sa grandeur à l'Amérique ». Et pour cause : en première ligne, la filière américaine qui mine le bitcoin — une activité qui consiste à valider les transactions de la blockchain en mobilisant une puissance de calcul informatique colossale - résume à elle seule les batailles économiques ouvertes par le leader conservateur.
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À commencer par les nouveaux droits de douane imposés par l'administration Trump. Dans la filière, ce sont en effet les machines des fabricants chinois — déployées par milliers dans d'immenses entrepôts — qui dominent le marché du minage de bitcoins dont la valorisation atteint 1,3 trillion de dollars malgré sa grande volatilité. Leurs équipements sont taxés à 25 %, car considérés comme des « machines de traitement de données », rappelle Coinmarketcap. Dans la guerre commerciale doivent s'ajouter, malgré la suspension de 90 jours sur les droits de douane réciproques annoncée par la Maison-Blanche le 9 avril, ceux maintenus pour les importations chinoises, de 125%.