"La situation actuelle dans l'est de l'Ukraine ne permet toujours pas (...) l'exportation" en Russie d'un premier porte-hélicoptères, estime l'Elysée, qui a annoncé mardi le report dans un communiqué.Paris a pris sa décision. Un communiqué de l'Elysée a annoncé mardi 25 novembre le report, "jusqu'à nouvel ordre", de la livraison d'un premier porte-hélicoptères Mistral à la Russie:
"Le Président de la République considère que la situation actuelle dans l'est de l'Ukraine ne permet toujours pas la livraison du premier BPC [bâtiment de projection et de commandement: NDLR]", explique la présidence.
Le président "a donc estimé qu'il convenait de surseoir, jusqu'à nouvel ordre, à l'examen de la demande d'autorisation nécessaire à l'exportation du premier BPC à la Fédération de Russie", conclut l'Elysée.
Le cessez-le-feu en Ukraine pas respecté
Mais d'après l'armée ukrainienne, 150 soldats ont trouvé la mort depuis l'entrée en vigueur de ce cessez-le-feu le 5 septembre dernier, prévu par le protocole de Minsk signé par l'Ukraine, la Russie et les séparatistes de l'Est sous les auspices de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
La Russie va "attendre avec patience"
En réponse à cette annonce, la Russie a pour sa part annoncé qu'elle ne va pas "pour l'instant" poursuivre en justice la France mais qu'elle espérait toujours que le contrat serait honoré. Iouri Borissov, vice-ministre russe de la Défense, cité par l'agence publique Ria Novosti, a affirmé:
"Nous allons attendre avec patience" la livraison.
Un refus de livrer les deux navires Mistral commandés par la Russie, dont la vente représente un montant d'1,2 milliard d'euros, pourrait obliger la France à dédommager Moscou au-delà d'une date-butoir pour l'instant tenue secrète.