Quelles sont les conditions de la France pour livrer les Mistral à la Russie

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(Crédits : reuters.com)
Paris souhaite un cessez-le-feu appliqué et un accord mettant fin aux conflit entre Ukrainiens et Russes. "La France veut forcer à l'accord de paix" en Ukraine, selon un membre du gouvernement français.

Quelles sont les conditions pour une livraison par la France à la Russie du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) de la classe Mistral à la Russie ? Paris souhaite un cessez-le-feu appliqué et un accord mettant fin aux conflit entre Ukrainiens et Russes, a expliqué ce jeudi le ministère français des Affaires étrangères. La présidence française a annoncé mercredi la suspension de la livraison du premier de deux porte-hélicoptères  vendus par le groupe naval DCNS à la marine russe, au motif que les "conditions" pour qu'elle se réalise n'étaient pas remplies. "La France veut forcer à l'accord de paix" en Ukraine, a expliqué sur Radio France Internationale le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l'Etat et de la Simplification, Thierry Mandon.

Interrogé lors d'un point-presse pour savoir quelles étaient ces conditions, le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, a répondu : "Il faut que le cessez-le-feu qui peut-être s'esquisse - la France y est naturellement très favorable - s'applique". Et puis, a-t-il ajouté, citant le chef de la diplomatie Laurent Fabius, il faut "que l'on trouve un accord politique pour qu'il n'y ait pas d'affrontements entre l'Ukraine et la Russie, soit directement, soit par personnes interposées". "Ces conditions ne sont pas réunies à l'heure actuelle, et nous souhaitons qu'elles puissent l'être à l'avenir", a précisé le porte-parole.

Pas une annulation

"Ce contrat n'est pas suspendu ni rompu mais la livraison du bateau sera fonction de ce qui va se passer dans les prochaines semaines. Il est important d'envoyer ce message clair parce que nous voulons qu'il y ait une issue", a expliqué ce jeudi François Hollande lors du sommet de l'Otan à Newport, au Pays de Galles, en présence du président ukrainien Petro Porochenko. "Il ne s'agit pas d'une décision définitive puisque la livraison est prévue le 1er novembre, quatre ans jour pour jour après la signature", a précisé une source diplomatique. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, espère que les conditions pour une livraison soient réunies à l'avenir si Moscou s'engage dans une désescalade en Ukraine.

Le président français a par ailleurs déclaré que l'Union européenne prendrait sa décision sur la mise en œuvre de nouvelles sanctions contre Moscou au regard de l'évolution sur le terrain "dans les prochaines heures""On va demain, au Conseil européen réuni au niveau des ambassadeurs, annoncer des sanctions et les mettre en œuvre s'il n'y avait pas de progrès. Mais tout va dépendre de ces prochaines heures", a-t-il dit.

La Russie critique l'alignement de la France sur les États-Unis

La Russie est convaincue que la France honorera le contrat concernant la livraison de portes-hélicoptères, a déclaré le ministre de l'Industrie, Denis Mantourov, cité jeudi par l'agence de presse Interfax. "La Russie suppose que le contrat sera rempli conformément aux accords", a-t-il estimé.

Cette décision a été toutefois critiquée par des responsables russes, qui y ont vu un alignement de la politique de Paris sur celle de Washington. "Où est passée l'époque où la France ne cédait pas à la pression des États-Unis, sur l'Irak par exemple ?", a écrit la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, sur sa page Facebook. "La réputation de la France en tant que partenaire fiable qui respecte ses obligations contractuelles a été sacrifiée sur l'autel des ambitions politiques américaines", a-t-elle précisé.

Moscou a dans le même temps cherché à minimiser l'impact de la décision du président François Hollande, en faisant valoir que le France en subirait davantage les conséquences économiques que la Russie. "Si le contrat est rompu unilatéralement, l'argent devra être rendu à la Russie et des amendes et pénalités devront être payées", a déclaré Oleg Botchkariov, vice-président de la commission militaro-industrielle du gouvernement, cité par Interfax. Paris aurait du mal à trouver un autre acheteur car le Mistral a été construit en fonction des demandes russes et avec un équipement russe, a-t-il précisé. "Si le contrat est rompu, ce sera plus un casse-tête pour les Français que pour nous", a-t-il insisté. Ce qui n'est pas faux...

Le travail continue à Saint-Nazaire

La suspension de la livraison du premier des deux navires Mistral construits aux chantiers STX de Saint-Nazaire pour la Russie n'affecte pas la vie des chantiers navals, a affirmé jeudi le maire de la ville, tandis que se poursuivait l'assemblage du deuxième bâtiment. "Les contrats sont toujours en cours, le président me l'a confirmé", a déclaré à la presse le maire PS de Saint-Nazaire, David Samzun, qui a eu François Hollande au téléphone mercredi soir.

"La vie des contrats va se poursuivre, les essais en mer dans quelques jours" pour le premier navire, le Vladivostok, "et la poursuite de la construction du second navire qui est cours", a--t-il expliqué. La construction du premier BPC est achevée pour STX France. Le navire est prêt à être livré à DCNS. Le deuxième BPC, le "Sébastopol", a été assemblé cet été : le tronçon arrière, fabriqué à Saint-Pétersbourg, a été rattaché au tronçon avant, réalisé à Saint-Nazaire. Selon la CFDT, "il reste environ un an de travail pour achever le montage et l'armement de ce navire. Environ 300 à 400 personnes, dont beaucoup de sous-traitants de STX, sont concernées".

Et les marins russes se forment

Selon l'AFP, les marins russes, arrivés depuis quelques semaines à Saint-Nazaire,  continuaient jeudi leur formation chez STX sur le premier BPC. D'ici à la livraison du Vladivostok , 400 marins russes, qui représentent les équipages des deux navires, se  forment à leurs maniement. Le Sébastopol est réalisé à plus de 50 % et doit être livré un an plus tard. Le montant du contrat, signé en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, s'élève à 1,2 milliard d'euros.

"Si malheureusement la situation internationale continuait à se dégrader, bien évidemment la livraison de ces navires ne serait plus envisageable" et "dans ce cas, la solidarité nationale et même européenne devrait intervenir pour que notre bassin d'emploi ne souffre en aucune manière sur le plan économique et donc social", a précisé le maire de Saint-Nazaire, David Samzun.

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Commentaires
a écrit le 09/09/2014 à 11:37 :
La France n'a aucune condition à imposer à la Russie, voyons, elle doit tout simplement remplir son contrat, livrer les deux navires, recevoir son fric et se taire.
a écrit le 06/09/2014 à 12:44 :
écoutes moi, tout en me regardant bien dans mes yeux : tu me commandes deux fracs de chef d'orchestre pour une tournée de concerts de musique classique en Asie, alors je t'en fais le devis, tu es d'accord, tu me paies le premier frac dans son intégralité, l'autre somme tu me payerais à la livraison du deuxième frac comme convenu. tout est bien, je me mets à bosser et hop! un premier frac c'est déjà prêt il ne manque que quelques petites retouches et c'est bon. alors le moment venu pour te livrer ce premier frac, je te dis, les yeux vers le sol, que je ne peux pas le livrer parce que je ne suis pas d'accord avec le programme de ton concert, pour moi il fallait un programme composé uniquement d'oeuvres de compositeurs américains, anglais et ukrainiens.

alors que vas tu me répondre, mon grand, dis moi ?
a écrit le 05/09/2014 à 21:10 :
La Russie est en droit de faire payer une pénalité à la partie française pour non-livraison dans les délais impartis des porte-hélicoptères Mistral, selon deux sources du secteur de la construction navale connaissant les termes du contrat. Par ailleurs, la Russie pourrait faire payer une pénalité à la France pour ce retard dans la fourniture des bâtiments de projection et de commandement (BPC), voire même y renoncer complètement selon deux sources connaissant bien les termes du contrat (dans sa version française).

Ce dernier a été signé en 2011 entre l'agence russe d'exportation d'armements Rosoboronexport et la compagnie française DCNS. Il prévoit la livraison de deux navires dont une partie de la coque (la poupe) est construite en Russie. Les deux signataires ont convenu que les litiges éventuels devraient être traités au tribunal de commerce de Londres, conformément au droit britannique - une information confirmée par un ancien employé de la Compagnie unifiée de construction navale (OSK).

Si la partie française ne respectait pas les délais de livraison, aucune pénalité ne serait appliquée les trente premiers jours, affirme une source. Ensuite, jusqu'à 120 jours d'attente, la pénalité s'élèverait à près d'un million de dollars par jour. Et si ce délai passé le constructeur naval n'avait toujours pas effectué la livraison, la partie russe serait en droit de renoncer à l'achat et d'exiger de rembourser tous les versements antérieurs avec les pénalités, selon ces sources dont j'ai cités (sans pourtant les nommer).

Les retombées vont s'avérer assez néfastes pour la crédibilité de l'État français à l'étranger, ainsi que pour la survie des chantiers de Saint-Nazaire.
a écrit le 05/09/2014 à 19:37 :
La presse aux ordres a toujours caché les vrais enjeux de la vente de ces deux BPC à la Russie à l'opinion publique française. Quelques journaleux va-t-en guerre avancent même que Poutine (il faut impérativement diaboliser Poutine, pas la Russie, vous avez remarqué?) veut ces Mistrals pour les utiliser contre l'Ukraine !!! décidément la connery ne tuera jamais !! les autorités militaires russes ont fait savoir depuis belle lurette que ces deux bâtiments de construction française sont remarquables, très performants et patati patata (car les Russes, différemment de nous qui avons un unique oeil politique, ils savent distinguer les valeurs absolus et intrinsèques des choses) MAIS (oui, il y a un "mais") qu'actuellement la Russie est en mesure de les construire ! à l'époque de la commande, la France sous Sarkozy 1er, la technologie pour des longues structures navales était en développement dans les bureaux d'études russes. Aujourd'hui c'est fait.

Normal, somme toute, côté technologie de pointe on ne peut pas faire la fine bouche à l'intelligence russe la même qui envoie jusqu'à aujourd'hui nos satellites à l'espace, européens et américains, les astronautes vers l'ISS, les GPS etc etc). Et la preuve que les russes détiennent cette technologie de longues structures navales c'est que les poupes des BPC russes ont été construites en Russie, selon les normes de la marine russe (tailles des hélicoptères, des équipements de logistique, système des gouvernails, etc) ce qui invalide déjà la vente de ces deux bâtiments à un pays tiers, comme quelques exaltés ont évoqué dans leurs éditoriales.

Les vrais enjeux de ces deux bâtiments, détrompez vous, n'est pas militaire : il est commercial ! c'est le roi Sarko qui a convaincu Poutine d'acheter ces deux BPC à la France. N'oublions pas que les échanges commerciaux franco-russes, bien qu’affectés par la crise en 2009, ont repris leur progression en 2010 (+30% par rapport à 2009) et en 2011 (+15% par rapport à 2010). La France domine les marchés des parfums et cosmétiques ainsi que des vins et boissons alcoolisées. Elle est fortement présente dans les secteurs pharmaceutique, aéronautique, spatial, automobile et agroalimentaire dans un total de plus de 400 entreprises.

Mais la balance commerciale est déficitaire en raison de la facture énergétique. Donc Sarko I voulait a voulu réduire l'écart en augmentant l'éventail de présences françaises en Russie mais aussi en donnant une chance pour le chantier naval STX de Saint-Nazaire qui était en faillite annoncée, souvenez-vous. Une bonne affaire pour la marine russe à l'occasion (le marché a été conclu en 2011) mais aussi pour la France qui pourrait sauver quelques milliers d' emplois et redonner ainsi un élan à Saint-Nazaire. Une belle entente commerciale se développait alors entre la France et la Russie, une entente qui vient d'être mise en miettes, hélas, par Hollande et Fabius.
a écrit le 05/09/2014 à 13:04 :
On lit dans la presse aux ordres :"Paris souhaite un cessez-le-feu appliqué et un accord mettant fin aux conflit entre Ukrainiens et Russes. "La France veut forcer à l'accord de paix" en Ukraine, selon un membre du gouvernement français."

Or la France n'a acune condition à poser pour la Russie, tout ce qu'elle doit faire c'est tout simplement livrer le BPC qui a été déjà payé et tâcher d'en finir le deuxième. Instruit par l'OTAN, l'Elysée veut se faire une réputation de qu'il a (encore) son mot à dire sur le plan diplomatique international. C'était plutôt Moscou – et pas Paris – qui a proposé un plan de paix pour l'est de l'Ukraine (en sept points) et dont la logique et viabilité s'imposent déjà auprès pas seulement du pouvoir à Kiev mais aussi à ses "partenaires" européens. Hollande sait que la France n'a plus de mot à dire en Europe, moins encore en Ukraine, mais il bluffe. Le moment où l'Allemagne sera d'accord avec Kiev, alors notre donjuan national va dire que "dans ces conditions est déjà possible de livrer le bâtiment à la Russie".

Du bluff, rien que du bluff.
a écrit le 05/09/2014 à 12:58 :
Les conditions, c'est ce qui est dans le contrat initial, tout le reste c'est du pipo politique :-)
Réponse de le 05/09/2014 à 13:05 :
As-tu lu le contrat initial ? si oui est-ce possible de nous y faire le point ? merci.
a écrit le 05/09/2014 à 12:28 :
Toutes ces petites victimes tuées par des missiles grades dans les villages et agglomérations par les Russes et ces milices ; voilà ce que je retiens !!!!!
a écrit le 05/09/2014 à 11:12 :
Les sans-dents vont encore souffrir.
La seule condition qui est imposée par Obama et sa clique c'est que la France soit punie.
La Russie même pas peur. Les BPC sont de gros porte-conteneurs, faut quand même pas pousser Mémé dans les orties surtout si elle ne porte pas de culotte !
Réponse de le 05/09/2014 à 11:16 :
Irak, tankers Airbus, BNP, et maintenant les Mistral sont les résultats des punitions de Washington envers la France. Et ce n'est pas fini, on verra pour les Rafales en Inde.
a écrit le 05/09/2014 à 10:16 :
en phase avec certains commentaires! nous sommes les toutous de l'EU elle même toutou (du style saucisson sur pattes) des US. C'est drôle de bomber le torse que de temps en temps, combien de conflits sans action. par exemple la dernière attaque d'israel, bizarre deux poids deux mesures et il y en a d'autres. Pas de parole, ne vous étonnez donc pas que ceux d'en face n'en ait pas non plus...
a écrit le 05/09/2014 à 10:10 :
il faudrait clarifier la situation pour savoir s'il est déjà payé ou non, les info à ce sujet sont contradictoires, y compris sur la Tribune
Réponse de le 05/09/2014 à 10:38 :
Fin juillet, François Hollande avait durci le ton, en indiquant que la livraison du deuxième BPC, le Sebastopol, dépendra de "l'attitude de la Russie". A cette occasion et pour justifier le maintien de la livraison du premier bâtiment, le chef de l'Etat avait déclaré : "les Russes ont payé. Il faudrait qu'on rembourse 1,1 milliard d'euros" si le bateau n'était pas livré.

Quoiqu'ils en disent les propagandistes de Rasmussen qui sévicent dans ce forum, en voici cependant quelques sources (la plupart plutôt atlantiste) qui affirment les déclarations du chef de l'Elysée :

www.lemonde.fr/europe/article/2014/07/22/la-livraison-du-2e-mistral-conditionnee-a-l-attitude-de-la-russie_4460892_3214.html

www.usinenouvelle.com/article/mistral-paiement-a-la-livraison-pour-la-russie-facture-deja-reglee-selon-la-france.N278473

www.france24.com/fr/20140722-paris-livraison-deuxieme-mistral-russie-moscou-france-hollande-bateau-armement/

www.francetvinfo.fr/monde/crash-en-ukraine/la-vente-de-deux-porte-helicopteres-mistral-a-la-russie-embarrasse-paris_652769.html

www.ladepeche.fr/article/2014/08/11/1932666-le-casse-tete-des-mistral-francais.html
Réponse de le 05/09/2014 à 11:13 :
Nos dirigeants ont la trouille, c'est clair, et c'est là qu'on voit l'admirable stature d'homme d'État du général de Gaulle et qui, même après 31 tentatives d'assassinat à sa personne, a mis l'Otan hors des frontières françaises. Sarkozy la fait rentrer pour ainsi éliminer son sponsor en Libye, et Hollande s'en fait le paillasson pour nuire l'image de la France dans le monde. Ah mon Général, vous nous manquez énormément, le gaillard...
Réponse de le 05/09/2014 à 12:49 :
Bien sûr que c'était payé sinon ce serait la première raison à être invoquée par l'Elysée "... et le Mistral n'a même pas encore été payé." Dans cette triste affaire c'est la France qui sort ternie pas la Russie.
a écrit le 05/09/2014 à 9:46 :
“10 mars 1966 : après 31 tentatives d’assassinat contre sa vie, Charles De Gaulle a ordonné le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN mais aussi d’enlever le siège de l’OTAN du territoire Français, entraînant ainsi la mise en place du siège de l’Alliance à Bruxelles."

Pour ceux qui veulent mieux comprendre les raisons de l'actuelle soumission des dirigeants européens vis-à-vis des exigences des US et de l'OTAN, je vous propose un article paru cette année à Global Research (en anglais, hélas) très didactique sur cette question. En voici l'adresse:
www.globalresearch.ca/the-lessons-of-history-in-1966-president-de-gaulle-said-no-to-us-nato/5386501

On comprendra mieux le pourquoi des hésitations de notre pudding national à livrer ses deux BPCs à la Russie au grand dam de l'industrie navale française et de la crédibilité commerciale de la France à l'étranger.
Réponse de le 05/09/2014 à 12:51 :
En phase avec vous.
a écrit le 05/09/2014 à 6:47 :
Vivement que nos amis Russes arrivent en France pour remettre de l'ordre dans la société et nous sauver de l'insécurité, de l'islamisation et du pudding.
Réponse de le 05/09/2014 à 9:31 :
"Vivement que nos amis Russes arrivent en France pour remettre de l'ordre dans la société et nous sauver de l'insécurité, de l'islamisation et du pudding."... ils disent toujours çà et son très fort pour la gonflette dans la Voix de la Russie Ria Novosti... Sauf qu'en Syrie les israéliens et turques ont pu bombarder sans être touchés alors que la Russie venait d'équiper la Syrie de missiles S300 et plus ce qui a plus qu'intrigué les russes. Et on peut en citer des exemples de ce type où l'on a des surprises entre les attentes et la réalité. Les vraies armées en pointe sont plus discrètes comme toujours.
Réponse de le 05/09/2014 à 11:14 :
surtout du kébab congelé-décongelé, de l'ABCD de la théorie du genre, de BHL, du journal le Monde
Réponse de le 05/09/2014 à 11:17 :
Il faut arrêter un tel défenseur de l'Otan et de Obama comme vous plutôt, pas la meilleur espèce de Français à l'évidence.
a écrit le 04/09/2014 à 22:53 :
Où est donc le temps où Paris ne fléchissait pas sous la pression des USA, sur la question irakienne, par exemple ? Et savait, par conséquent, sauver la face. Parce qu’alors, la pression n’était pas moins forte. Tout ce qui était français était exposé aux États-Unis à l’anathème sarcastique, jusqu’aux "french fries", vous vous en souvenez ? nos grands amis australiens eux aussi ils se sont bien moqués de nous et ont boycotté nos exportations de fromage et de vins vers l'Australie.
Mais à cette époque, le Palais de l’Élysée, qui possédait encore de l’indépendance dans la prise de décisions de politique extérieure, manifestait du caractère, du bon caractère français.

Aujourd’hui, la France est tombée. Et tombée au plus bas, elles est devenue un fantoche dont les ficelles sont tirés par les néo Conservateurs américains et leurs laquais ( Boeing, Wall Street, Moody's, OTAN...)

C’est bien que de Gaulle ne voie pas cette honte. Quoique, c’est une question de foi.
a écrit le 04/09/2014 à 20:50 :
Nous sommes le peuple pris en otages par des politiques qui en période difficile un fort taux de chômage décide sous la pression des politiques américains dans le conflits qui l'oppose à la Russie d'imposer à ses pays membres soumis jusqu'à baisser la culotte Hollande est un lâche. Chirac avait dit non dans le conflit en Irak. Tout comme la BNP sanctionné par les politiques américain, pour le mistral la livraison ne se fera pas pitié le peuple dite non à Hollande qu'il part au pays du mc do qu'il nous laisse en paix
Réponse de le 04/09/2014 à 22:17 :
Pour qui connait bien Poutine c'est encore un piège de plus, il continue d'envoyer ses soldats en Ukraine. C'était marrant de voir une grand mère à la télé soulignant que ce sont les milices pro-russes qui tirent sur les citoyens et non les ukrainiens comme le dit Poutine. La vérité sort de la bouche des grands mères qui n'ont rien à faire de ce mafieux de Poutine ! Les chars et blindés russes filmés en Ukraine par plusieurs équipes de journalistes dont la chaîne 24 polonaise, çà fait tâche dans la propagande de Poutine l'envahisseur.
Réponse de le 05/09/2014 à 5:24 :
Vous n'avez pas lu l'article, Poutine envoie 400 marins en France. Sans doute une invasion...
Réponse de le 05/09/2014 à 9:33 :
Pourquoi voulez vous que la France qui ne s'est pas trompée en 2003 se trompe en 2014 ? Vous pronez l'indépendance alors analysez plus sérieusement et vous constaterez que cette fois Poutine se trompe. Renseignez-vous !
Réponse de le 05/09/2014 à 13:45 :
a déjà ce qu'elle voulait, le soft qui permet de centraliser la commande et la logistique des corps d'Armées, là dessus la France est en pointe, et ça permet à la Russie d'économiser 5-10 ans de budget R&D. Les navires, c'est juste du maquillage, rien de plus, pour Poutine.

Si en plus de cela, Hollande n'a pas la décence de respecter le contrat commercial, on peut dire adieu aussi à l'industrie de l'Armement, et en premier lieu, aux contrats Rafale en Inde, et autres billevesées à quelques milliards en Arabie Saoudite (là ça ne gêne pas Hollande le non-respect de l'indépendance des pays d'ailleurs) et aux EAU.
Réponse de le 06/09/2014 à 11:01 :
Pas encore il manque un zéro.
a écrit le 04/09/2014 à 19:59 :
Des emplois sacrifiés et notre crédibilité dévalorisée, nul doute que britanniques et américains sont déjà en train de nous décrier auprès de l'Inde pour saborder le Rafale. Il y aura toujours des idiots utiles pour regarder le doigt qui montre la lune et soutenir les Neo-fascistes de Kiev.
Réponse de le 04/09/2014 à 22:52 :
Oubliez, c'est du passé tout çà et n'explique pas la situation actuelle. Vous faîtes de la propagande pour le Kremlin ou quoi ? Il y a des posts intéressants ici mais vous racontez n'importe quoi.
a écrit le 04/09/2014 à 19:13 :
La France doit respecter ses engagements et livrer ses commandes, ce n'est pas a des pays étranger a dicter notre politique commerciale alors qu'eux meme livrent des armes a Poutine
Réponse de le 04/09/2014 à 22:51 :
Vous délirez çà n'apporte rien. Allez vous reposer le troll vous fatiguez.
Réponse de le 05/09/2014 à 10:51 :
vous vous etes dejà bien fatigue
a écrit le 04/09/2014 à 18:36 :
Bof, Rexxon Mobile et Rosnoft doivent bien rigoler...
a écrit le 04/09/2014 à 18:19 :
L'association «Mistral Gagnons», créée début août, proche de l'extrême-droite, critique «le choix pour la France de s'inféoder à d'autres puissances, défendant des intérêts géostratégiques distincts des siens (...), en premier lieu, les États-Unis» et «le risque que cette décision fait prendre quant à la crédibilité de la France à l'international, concernant de potentiels futurs contrats militaires»
Réponse de le 04/09/2014 à 19:46 :
Si nous ne livrons pas le Mistral, ce porte-hélicoptère va nous rester sur les bras, on n'aura plus payer plus d'impôts l'an prochain pour équilibrer les comptes et surtout pour payer les pénalités de retard qui seront dues à la Russie... Par contre, pour armer les rebelles, notre "poussif" ne regarde pas à quoi elles vont servir ces armes, on va les retrouver en France et contre nous !
a écrit le 04/09/2014 à 18:02 :
Ils prennent des cours avec les françaises ? ;o) Encore des histoires avec Poutine à leur retour en Russie !
Réponse de le 04/09/2014 à 22:16 :
Sauf qu'en Syrie les turques et israéliens ont pu passer outre au système de défense mis en place par les russes avec S300 et plus lol. Pensée aux noyés du Koursk au passage qui a coulé tout seul.
a écrit le 04/09/2014 à 17:54 :
Il ne faut pas vendre d'armes c'est dangereux !
Réponse de le 04/09/2014 à 18:19 :
well done ;)
Réponse de le 04/09/2014 à 22:28 :
La guerre c'est mal...
Réponse de le 04/09/2014 à 23:01 :
pas si on les vend à des néonazis ukrainiens ou à des islamistes du ISIS.
a écrit le 04/09/2014 à 17:43 :
Comme j'avais annoncé dans un autre commentaire, François Hollande, cité par l’agence Reuters, a fait remarquer que Moscou avait déjà payé pour le premier navire, le Vladivostok, et qu’en cas d’annulation du contrat, la France devrait « payer une amende de 2,2 milliard d’euros ». Le premier porte-hélicoptère de classe Mistral étant presque prêt, le président a déclaré qu’il serait livré à la Russie comme prévu, en octobre. Maintenant, pressionné par le colonel Fogh Rasmussen de l'OTAN, Hollande vient de dire qu'il ne livrera plus le premier Mistral à la Russie en octobre. Donc il y aura une rupture de contrat nette dont les frais devront être assumés par l'Etat français.

Quant à la livraison du second navire de guerre de type Mistral, le Sébastopol, Hollande a déclaré que « cela dépendrait de l’attitude de la Russie » en soulignant que jusqu’à ce stade, « il n’y avait aucune sanction décidée qui nous obligerait à renoncer » à ce contrat. Il existe certainement un charabia entre ces déclarations de l'Elysée qui parlent de ne plus livrer le premier Mistral à la Russie et l'autre qui met la livraison du seconde porte-hélicoptères sous conditions !
Réponse de le 04/09/2014 à 18:05 :
Payé ou pas c'est un armement dangereux fournit à un dictateur qui actuellement envahit l'Ukraine donc la politique et la sécurité priment sur le contrat (voir aussi les emprunts russes sur un autre sujet)
Réponse de le 04/09/2014 à 18:39 :
@juriste: les emprunts russes sont en effet un autre sujet et pour info, je te signale que le problème a été réglé en 1991, mais bon, il te faut des arguments pour soutenir ta doctrine :-)
Réponse de le 04/09/2014 à 18:44 :
@Juriste
On aimerait bien aussi connaitre le fond de votre pensée concernant les armes vendues à l'Arabie Saoudite ou le Qatar qui sont, comme tout le monde le sait, des démocraties exemplaires !!
Réponse de le 04/09/2014 à 22:14 :
La France n'a aucune condition à dicter, la Russie a déjà payé le Mistral l'Etat français n'a que de le livrer. Si c'était le contraire, toute la belle presse parisienne criarait déjà "au chantage" !!! on est tous des hypocrites dans ce beau monde ici...

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