Près d'un quart des nouvelles voitures vendues en 2025 devraient être électriques
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Les acheteurs s'inquiètent d'autonomie limitée et de réseaux de recharge encore parfois insuffisants.
Reuters
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Les acheteurs s'inquiètent d'autonomie limitée et de réseaux de recharge encore parfois insuffisants.
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Une étude qui pourrait donner du baume au cœur des constructeurs. Selon Transport & Environment (T&E), les constructeurs pourraient bien augmenter la part des véhicules électriques dans leurs ventes en 2025, ainsi que celle des hybrides rechargeables. Et ce, grâce à la multiplication de nouveaux modèles plus abordables (Citroën C3, Renault 5, Hyundai Inster). La part de marché des voitures électriques devrait ainsi fortement augmenter l'année prochaine pour représenter entre 20% et 24% des voitures neuves vendues en Europe.
Il faut aussi que les Etats accompagnent les automobilistes dans la conversion à l'électrique, via le verdissement des flottes d'entreprises, ainsi que via des mesures comme le « leasing social », dont le renouvellement est attendu en France, ajoute le groupe de réflexion. Une étude présentée le 11 septembre par BMI Research (cabinet associé à Fitch) prévoit aussi une forte croissance des ventes d'électriques en Europe, poussée notamment par les achats des flottes d'entreprises et des opérateurs de location longue durée.
Après trois ans de forte progression, les ventes ont commencé à baisser depuis la fin 2023. Les électriques représentent 12,5% des ventes de voitures neuves en Europe depuis le début de l'année. Les électriques sont freinées par plusieurs facteurs : l'Allemagne a supprimé les bonus à l'achat, les modèles d'entrée de gamme arrivent tout juste sur le marché, et les acheteurs s'inquiètent d'autonomie limitée et de réseaux de recharge encore parfois insuffisants.
Par ailleurs, la norme CAFE (Corporate Average Fuel Economy) oblige les constructeurs à respecter une moyenne annuelle d'émissions par voiture vendue. Elle pousse donc les constructeurs européens à vendre moins de voitures thermiques, sur lesquelles les marges sont pourtant meilleures, mais aussi à baisser fortement les prix de leurs modèles électriques pour en augmenter les ventes. Autrement, ils risquent jusqu'à 13 milliards d'euros d'amendes, ont averti le 13 septembre plusieurs constructeurs, selon un document informel cité par Bloomberg et Le Monde.
Le patron du groupe français Renault, Luca de Meo, qui préside aussi le lobby européen des constructeurs, l'ACEA, a demandé à l'Union européenne d'activer une rare procédure d'urgence. Objectif, décaler de deux ans l'application de ces règles renforcées sur les émissions de CO2. Un temps pionnier de l'électrique, le groupe Renault affiche un faible taux de véhicules à batterie dans ses ventes et compte sur sa nouvelle R5 pour rebondir.
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Le numéro 1 européen, l'allemand Volkswagen a, de son côté, enchaîné les déboires avec ses modèles électriques, et vient d'annoncer un plan d'économies drastique. Le groupe allemand « œuvre sans relâche » pour atteindre les objectifs CO2 et considère toujours que l'électrification est le « meilleur levier pour décarboner la mobilité individuelle », a déclaré lundi un porte-parole de Volkswagen à l'AFP. Ce qui n'a pas empêché le groupe d'annoncer début septembre qu'aucun modèle du constructeur ne serait confié à l'usine Audi de Bruxelles après la sortie des derniers exemplaires du Q8 e-tron l'année prochaine. Des milliers de personnes ont défilé lundi dans la capitale pour soutenir les salariés du site qui pourrait fermer l'année prochaine.
(Avec AFP)
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