Placement immobilier : les SCPI espèrent "tirer leur épingle du jeu"

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(Crédits : DR)
Avant même les annonces gouvernementales sur les commerces, les sociétés civiles en placement immobilier (SCPI) ont accepté de négocier avec leurs locataires.

Sans attendre les annonces du Premier ministre ce 28 avril sur les commerces et avant même la nomination le 23 avril de Jeanne-Marie Prost comme médiatrice sur les loyers des commerçants, des propriétaires de locaux ont déjà accepté de négocier avec leurs locataires.

"Cela concerne un peu moins 25% des locataires aujourd'hui, et nous gérons ces situations au cas par cas", déclare le président-directeur général de Perial. "Aujourd'hui nous aménageons la perception de ces loyers pour accompagner au mieux nos locataires. Les loyers du premier trimestre ont été recouverts à 95%", ajoute Eric Cosserat.

"Nous nous apercevons que ceux qui ont des problèmes nous contactent spontanément. Nous avons reçu des demandes allant de la suspension à l'annulation des loyers, mais nous nous sommes positionnés sur le report des loyers sans pénalités de retard", confirme son homologue Jean-Marie Souclier, DG de Sogenial. "Nous préférons avoir des actifs occupés avec des aménagements de paiements plutôt que des locaux vides. Il est en outre trop tôt pour se prononcer sur l'annulation pure et simple des loyers. Nous faisons du cas par cas."

Perial et Sogenial sont des sociétés civiles en placement immobilier (SCPI). Elles collectent des fonds auprès d'investisseurs avant d'acquérir un parc immobilier spécifique qu'elles gèrent comme n'importe quel bailleur. Agréées par l'Autorité des marchés financiers, ces entreprises reversent ensuite une quote-part de leurs recettes à ces parties prenantes.

"Le commerce de proximité commerce toujours"

La première est spécialisée dans l'immobilier de bureaux, mais comme les foncières et les promoteurs, Perial ne croit pas en la disparition de ce produit d'investissement"Le télétravail forcé va servir d'accélérateur à des tendances comme la modification de l'organisation du travail, et notamment moins de bureaux individuels et plus de flex office. Le bureau demeure incontournable pour répondre au besoin de se retrouver dans des lieux physiques, discuter, créer un lien social", estime son PDG. Les commerces ne représentent que 15% de ses actifs, mais la confiance semble de mise pour la suite.

"Nous ne sommes pas des spécialistes et nous investissons beaucoup plus dans les grandes métropoles", dit encore Eric Cosserat. "Malgré l'augmentation de la vente à distance et du e-commerce, le commerce de proximité existera toujours. "

La seconde...

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