Covid-19 : la Suisse teste le candidat vaccin de la biotech Moderna dirigée par le Français Stéphane Bancel

 |  | 425 mots
Lecture 2 min.
Une biologiste prélève du plasma après un processus de séparation d'échantillons de sang dans une centrifugeuse lors d'une étude de vaccination contre la maladie à coronavirus (COVID-19) dans un centre de recherche américain, à Hollywood, en Floride (États-Unis), le 24 septembre 2020.
Une biologiste prélève du plasma après un processus de séparation d'échantillons de sang dans une centrifugeuse lors d'une étude de vaccination contre la maladie à coronavirus (COVID-19) dans un centre de recherche américain, à Hollywood, en Floride (États-Unis), le 24 septembre 2020. (Crédits : Reuters)
Après les annonces d'AstraZaneca et de Pfizer, c'est au tour de Moderna Therapeutics. La startup fondée en 2011, spécialiste des traitements à base d'ARN, avait créé au printemps dernier en un temps record mRNA-1273, le premier vaccin expérimental contre le Covid-19. Et en août, la Suisse avait déjà signé un contrat avec biotech portant sur l'achat de 4,5 millions de doses pour s'assurer d'un accès rapide au vaccin.

Swissmedic, l'agence suisse des médicaments, débute l'examen du vaccin expérimental contre le Covid-19 du laboratoire américain Moderna, qui a déposé une demande d'autorisation, a-t-elle annoncé vendredi, rappelant que les demandes pour les vaccins d'AstraZeneca et de Pfizer/BioNTech sont déjà sous revue.

La demande du laboratoire Moderna va être amorcée dans le cadre d'une procédure d'examen en continu, qui permet d'évaluer des données dès qu'elles sont disponibles, et de les actualiser sans attendre les résultats définitifs de toutes les études en cours, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Lire aussi : Covid-19: Pfizer annonce que son candidat vaccin est "efficace à 90%", les marchés s'envolent

L'agence suisse des médicaments peut ainsi "se faire une première idée du profil bénéfice/risque" des vaccins en cours d'études, avant même que les essais cliniques menés en vue de leur autorisation soient entièrement achevés, permettant de débuter rapidement leur évaluation tout en garantissant un examen minutieux de leur sécurité, efficacité et qualité.

La biotech américaine a déjà soumis des données portant sur des aspects précliniques, sur les premiers aspects cliniques ainsi que sur la qualité de la préparation de son vaccin à l'étude, appelé mRNA-1273.

Lire aussi : Moderna annonce que son projet de vaccin semble déclencher une réponse immunitaire

Les demandes d'examens d'AstraZeneca et Pfizer reçues en octobre

L'agence suisse des médicaments avait déjà reçu en octobre les premières demandes pour examiner les vaccins d'AstraZeneca, puis de Pfizer.

Lire aussi : Covid-19 : toutes les questions que vous vous posez à propos du vaccin de Pfizer/BioNTech

En août, la Confédération avait déjà signé un contrat avec Moderna portant sur l'achat de 4,5 millions de doses afin de garantir à la Suisse un accès rapide à ce vaccin.

Les grands labos suisses pas impliqués dans la course au vaccin

Bien que la Suisse s'appuie sur une importante industrie pharmaceutique qui contribue à près de 20% de ses exportations, ses grands laboratoires ne sont pas impliqués dans la course aux vaccins, Novartis ayant vendu ses dernières activités dans ce domaine en 2015 dans le cadre d'une grande réorganisation de son portefeuille de traitements.

Le groupe suisse Lonza, qui compte parmi les grands fournisseurs de l'industrie pharmaceutique, avait en revanche signé dès le mois de mai un contrat d'approvisionnement avec Moderna pour lui fournir les composants nécessaires à la fabrication de son vaccin.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/11/2020 à 0:33 :
Et la France ?
Elle attend les essais du vaccin de l institut Pasteur qui sera peut être disponible en 2022 ?
Quelle misère !
a écrit le 14/11/2020 à 16:53 :
Comme bon nombre d'entre-nous, je suis à la recherche d'un Médecin Traitant, chose qui m'est "vivement recommandée" par mon cardiologue hospitalier (dans les mains de qui j'ai atterri en urgence). La Suisse n'a pas le meilleur système de santé du monde (puisque c'est le notre qui est le meilleur); on ne peut plus placer ses sous en Suisse (et en sécurité), mais puis-je demander à notre ministre de la Santé l'autorisation de faire un appel d'offres en Suisse pour un médecin; il semble que le Tiers Monde soit mieux pourvu que nous en matière de santé puisqu'il exporte ses praticiens et que nous en importons. Allez, monsieur VERAN! Je peux? C'est vrai, j'habite Orléans, et la Suisse, c'est loin (surtout dans les conditions actuelles), mais, une fois là-bas, je demanderai l'asile SANITAIRE; les suisses ont accueilli sinon nos grands parents, au moins leurs économies pour notre plus grand bien et je ne doute pas de leur compassion.
a écrit le 14/11/2020 à 11:07 :
Ne serait-il pas plus rapide et moins cher de trouver un médicament, au lieu d'utiliser un vaccin précocement avec tous les risques d'effets secondaires ? Des sociétés pharmaceutiques ont-elles des contrats avec des gouvernements pour la recherche d'un médicament ?
a écrit le 13/11/2020 à 19:46 :
Un peu normale que la Suisse le teste en premier, car l'agent actif sera produit dans ce pays tout comme celui d'AstraZeneca.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :