André Guelfi perd son procès contre Elf

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Le tribunal de Commerce de Paris a débouté André Guelfi ainsi que sa société Blue rapid et les a condamnés à verser 100.000 euros de frais de procédure à Elf.

Lundi 12 janvier, le tribunal de commerce de Paris a rendu son jugement dans l'affaire qui opposait l'homme d'affaires André Guelfi (89 ans), solidairement avec le Comité olympique russe, à Elf Aquitaine.

Le tribunal a débouté André Guelfi - surnommé Dédé la Sardine - ainsi que sa société Blue rapid et les a condamnés à verser 100.000 euros de frais de procédure à Elf. La demande du Comité olympique russe a pour sa part été jugée irrecevable.

La procédure avait été lancée en mai 1998 suite à la plainte d'André Guelfi, ancien intermédiaire d'Elf condamné au pénal comme complice de Loïk Le Floch-Prigent. André Guelfi estimait avoir souffert d'un manque à gagner de plusieurs milliards de dollars en prétendant qu'Elf aurait délibérément provoqué l'échec d'un contrat pétrolier passé en 1993 avec Elf Aquitaine. Elf avait conclu un contrat de partage de production en Russie. Le PDG d'Elf à l'époque, Loïc Le Floch-Prigent, avait fait appel aux services d'André Guelfi pour faire avancer ce projet en qualité d'intermédiaire. Mais ce projet n'a jamais vu le jour après le remplacement à la tête d'Elf, en 1993, de M. Le Floch-Prigent par Philippe Jaffré.

Les plaignants avaient réclamé la somme faramineuse de 4 milliards de dollars, pour un projet qui n'avait en réalité jamais vu le jour puisque ses conditions suspensives n'avaient jamais été levées.

La réclamation de l'intermédiaire était, il est vrai, peu crédible puisque les principaux intéressés, les partenaires russes d'Elf, n'avaient quant à eux jamais prétendu que le projet avait avorté du fait d'Elf.
 

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